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lundi 20 novembre 2017

3 leçons apprises à la dure en 5 ans de freelancing

5 ans que je me suis lancée à mon compte. Au-delà de l’ascenseur émotionnel que j’essaye toujours d’apprivoiser, voici 3 leçons que j’ai apprises à mes dépends – en espérant que ça évitera à toutes celles et tous ceux qui sont également à leur compte, que ça soit en tant que freelance ou entrepreneur, de commettre les mêmes erreurs.

1 – Investir dans des solutions de sauvegarde

Vous allez me dire, élémentaire mon cher Watson. Je vous dirai, et pourtant.

Flashback 2013 : un laptop Sony acheté 18 mois auparavant, un disque dur qui se crashe sans crier gare. Je perds une année de photos perso, tous mes fichiers clients, tous les projets sur lesquels j’ai travaillé pendant 2 ans, ma comptabilité et j’en passe. Sans exagérer, j’en ai fait une crise de nerfs, et je suis restée dans mon lit 2 jours complets. Mon mari parvient à me récupérer une bonne partie de mon disque dur et j’ai pu reconstituer ma comptabilité à partir du disque dur externe sur lequel je sauvegardais périodiquement ces éléments-là.

Suite à ce cauchemar, j’ai pris deux abonnements pour une sauvegarde en temps réel : Dropbox pour le pro / Google Drive pour les photos. On ne m’y prendra plus.

2 – Etre présent aux étapes clés du projet client

Fin 2012, on me confie mon premier projet en freelance. Je suis en charge d’une prestation d’encadrement et d’analyse avec plusieurs livrables. Etant basé à Casablanca et mon client à Paris, on travaille à distance avec beaucoup d’échanges mail et téléphone. Je me suis déplacée dans les locaux en début de mission où je suis restée une semaine et j’ai ainsi pu faire connaissance avec l’équipe que j’allais encadrer. Dernier jour de mission, j’envoie le dernier livrable, contente de ce premier projet et me préparant déjà à commencer une nouvelle mission le lendemain. Quelques jours après j’appelle ma cliente pour faire le point qui m’informe avoir passé une nuit blanche pour finaliser le rapport car, de son côté, elle avait envie de creuser quelques points additionnels. Rien ne m’a été reproché, au contraire, mon travail a été beaucoup appréciée - j’ai même été recontacté à plusieurs reprises pour d’autres projets avec eux mais j’ai senti que j’aurais pu être d’une aide très utile si j’étais sur place. J'ai beaucoup culpabilisé mais j'en ai également tiré une bonne leçon.

Depuis, et pour les prestations qui durent plusieurs semaines, j’offre toujours à mes clients, et sans surcoût, un déplacement en fin de mission au moment de la livraison du rapport final. Une proposition très appréciée qui rassure systématiquement mes clients et prospects.

3 – Choisir son comptable comme on choisit son partenaire de vie

Et c’est cette leçon qui m’a le plus coûté, au sens premier et figuré du terme.

Des conseils mal orientés, une méconnaissance des subtilités de la fiscalité, des personnes peu impliquées et/ou débordées, le tout me mène tout droit vers le mur avec une somme non considérable à devoir payer au fisc, qui n’était absolument pas prévue.

J’ai fait l’erreur de leur faire confiance sur beaucoup de sujets, sans remettre en question leurs conseils et affirmations. Je pensais, naïvement, qu’ils maîtrisaient le sujet et que je pouvais m’appuyer sur son professionnalisme et ses compétences.  Aujourd’hui, je dois donc me trouver un nouveau comptable en espérant ne pas avoir à gérer d’autres surprises de ce genre dans le futur. Mais je dois aussi me documenter davantage et ainsi être capable d'appréhender moi-même le sujet.

A vrai dire, être à son compte, que ça soit en tant que freelance ou entrepreneur présente pas mal de challenges au quotidien. Il faut redoubler de vigilance sur des sujets qui ne sont pas forcément le cœur de nos métiers, tout en assurant le quotidien, le commercial et la réalisation des différentes missions ou projets en cours. Cela peut-être fatiguant voire usant. Il est tout aussi important de savoir également se ménager et se déconnecter au bon moment. Mais ça, on en reparle une autre fois.



lundi 9 octobre 2017

L’ascenseur émotionnel

5 ans que je me suis lancée à mon compte et 5 ans que mon ascenseur émotionnel est en activité perpétuelle.

Par moments, l’ascenseur monte en flèche, directement vers le penthouse où je me trouve formidable, méga intelligente, hyper pêchue, que rien n’arrête - avec la musique Eye of the tiger en toile de fond.

Et puis il y a des moments où l’ascenseur descend directement au sous-sol pour y rester coincé et je me dis mais b*$% !&# qu’est-ce qui m’a pris de me lancer dans cette voie.

Parfois je me sens pousser des ailes, surtout quand les propositions de mission se succèdent, se calent bien dans le planning, et que les budgets proposés sont validés sans sourciller.

Et parfois j’ai franchement du mal à me projeter, je me sens dépassée, incompétente, bref, que je suis une imposture. Les mails restent sans réponse, les propositions de rdv aussi. Je ne vois pas d’issue, l'auto-flagellation est à son paroxysme et je m’inquiète sérieusement de ce que le futur me réserve.

Etre à son compte présente certes pas mal d’avantages – même si beaucoup de ses avantages relèvent plus de l’ordre du fantasme (choisir ses heures/ses missions, avec qui on travaille, faire une sieste quand bon il nous semble, se mater le dernier de GOT = FANTASMES !!!).

Mais être à son compte présente également beaucoup de défis ; des défis pour lesquels je n’étais pas forcément préparée. J’apprends donc à résister aux râteaux, à ne pas me sentir personnellement rejetée. Je m’interdis l’auto-flagellation – ou alors je me le permets 3 secondes avant de me donner un coup de pied à mes propres fesses. J’essaye de positiver, je redouble d’efforts, je me mets à rencontrer de nouvelles personnes, à garder le contact avec mon réseau, à développer mes centres d’intérêt par ailleurs … et de garder espoir. Car c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas tout envoyer balader.



jeudi 11 février 2016

{Vis} Ma Vie de Freelance ... mes voeux pour 2016

Je vous vois venir de loin: mais on est en Février ! Présenter ses voeux n'est plus vraiment d'actualité. C'est correct et vous avez tout à fait raison. Mais, car il y a toujours un mais, il s'agit ici d'une série de cartes de voeux sur laquelle j'ai planchée avec la talentueuse Boudu, aka Edith, pour mes clients et j'attendais que tout le monde ait reçu sa carte avant de vous en parler.

L'histoire commence ainsi. Je rencontre Edith au détour d'une conversation sur Twitter cherchant un(e) graphiste pour refaire ce blog ... de fil en aiguille, le projet de refonte du blog est mis en standby mais je fais appel à Edith pour une première série de cartes de voeux en 2015 pour mes clients. Surfant sur la vague du Keep Calm et la personnalisant à la sauce Insight Story - le nom de ma petite boîte - avec des idées de résolutions à tenir, mes clients adorés recoivent chacun une carte qui remporte beaucoup de succès. En visite dans leurs locaux, il m'arrive d'en apercevoir encore accrochée dans leurs bureaux.

Fast Forward fin 2015 et une nouvelle idée en tête de séries de carte de voeux. Je reprends contact avec Boudu/Edith et au fil de nos échanges, elle me lance : "On fait de la photo ? Avec l'une des tiennes par exemple si tu as une photo chouchou, ce serait une chouette idée !".
Il ne me fallait pas plus pour reprendre mes idées à zéro, plancher sur de nouveaux textes, faire une sélection de photos prises ici et là, au fil de mes voyages au Maroc et ailleurs.

Le résultat?
5 cartes avec de la couleur et de l'évasion.
5 cartes avec des mots sincères et des projets de résolutions.
5 cartes avec un petit bout de  moi-même.

Merci Edith ❤ C'est toujours un vrai plaisir de travailler avec toi.
Et vivement 2017: j'ai déjà ma petite idée en tête !






jeudi 17 septembre 2015

{Vis} Ma vie de Freelance ... J'aime/Je n'aime pas




Si on m’avait dit un jour que j’allais créer ma petite structure, travailler seule, de la maison tout en  m’occupant de ma fille, ses activités diverses et variées ainsi que ma famille, j’aurai certainement ri à en avoir mal au ventre.

Aujourd’hui, c’est ma réalité, celle que j’ai créé fin 2012 déjà et qui est à mille lieux de ma vie d’auparavant ou de celle que j’aurai pu imaginer un jour.

J’ai profité d’un déménagement et un changement de pays pour me lancer dans cette aventure. Car oui, c’est une aventure qui dure certes depuis un petit moment déjà mais dont la longévité est souvent remise en question par moi-même.

Je vais bientôt souffler les 3 bougies de ce parcours et je pense avoir suffisamment de recul pour savoir ce que j’aime, et ce que j’aime moins.

J’aime le sentiment de liberté que cette situation me procure, le fait de pouvoir travailler de chez moi, sans la pression ou le stress du transport (et vu la circulation à Casablanca, c’est vraiment un gros plus).
J’aime l’idée d’avoir mon petit bureau, mes dossiers, mon comptable (même s’il me rend particulièrement chèvre). 
J’aime être mon propre parton, pouvoir travailler à mon rythme (parfois), organiser mon temps ou m’octroyer des vacances, même si, concrètement, ce n’est pas forcément possible (j’appelle d’ailleurs cela, le fantasme du freelance).
J’aime la diversité des dossiers sur lesquels je travaille, les nouveaux contacts noués, mes voyages à Paris pour rencontrer mes clients et prospects, mes découvertes d’espace de coworking.

Ici, le magnifique Coworkcrèche

J’aime pouvoir récupérer ma fille de l’école à midi et à 4h, déjeuner en famille, être là pour ses devoirs, pour l’emmener à ses différentes activités.
J’aime pouvoir recueillir ses confidences à chaud, ses petites histoires de copines qui ne finissent jamais, improviser une séance de dessin un jeudi à 17h30, préparer un goûter qu’on mangera ensemble et bien plus encore.

En revanche,
Je n’aime pas la pression que je me mets moi-même, celle de travailler vite et bien, de respecter les délais et les livrables, de rendre le travail le plus méticuleux et fouillé et complet possible.
Je n’aime pas cette {im}pression de courir derrière le temps, d’être tiraillée dans mon organisation et de n’avoir toujours pas trouvé mon rythme de croisière, 3 ans après …
Je n’aime pas être dérangée toutes les 5mn (ou presque) par ma fille qui veut me montrer un dessin, a besoin d’un truc là-haut dans le placard, veut qui je lui imprime un coloriage mais pas n’importe lequel.
Je n’aime pas dire non à mes clients et me trouve donc souvent à travailler les week-ends et les soirées pour avancer sur leurs dossiers.
Je n’aime pas restée parfois cloîtrée chez moi plusieurs jours de suite. Oui je récupère ma fille de l’école, oui je gère ses activités mais autrement, peu de contact avec le monde extérieur.
Je n’aime pas mon bureau, un coin toujours pas aménagé comme je le souhaiterais, mon comptable qui me rend folle et ma connexion internet nulle à c**** (coucou Maroc Télécom !).

Mais surtout, qui est difficile quand on travaille à son compte, c’est l’incertitude. 

On ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Si on aura un projet après celui en cours, si les quelques jours de flottement se transformeront en semaines ou pire, en mois !


Là, le branché Coworkshop

Aucune situation n’est vraiment parfaite. Pour moi, travailler de la maison et surtout à mon compte est une vraie chance. Je me sens beaucoup plus sereine depuis que je ne suis plus soumise aux diktats et horaires d’un bureau. Je ne me vois d’ailleurs pas repartir en entreprise de sitôt. Donc pour l’instant je savoure ma chance, je me donne à fond et je croise les doigts pour que ça dure le plus longtemps. 

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