mardi 16 décembre 2014

Mes {produits} chouchous cet hiver

En ce moment, c'est un peu ambiance fin du monde ici, à Casablanca: il faut froid, le ciel s'assombrit brusquement pour laisser place à des pluies torrentielles causant même quelques dégâts matériels ici et là .. heureusement que cela ne dure que 2 à 3 jours à chaque fois mais c'est suffisamment long pour n'avoir qu'une envie: cocooner !

Un cocooning qui se respecte ne peut être complet sans quelques produits de beauté pour chouchouter sa peau, son corps et ses cheveux. Cap sur mes produits chouchous, ceux qui me font du bien et que j'ai envie d'utiliser tous les jours ... ou presque.



Je suis très très tentée par la tendance "No Poo" ! Mais je ne me vois pas rester des semaines et plus encore sans me laver les cheveux. En revanche, j'essaye, tant bien que mal, d'espacer aux maximum les shampoings. Il fut un temps où je me lavais les cheveux tous les jours. Aujourd'hui, j'en suis à un shampoing tous les 2 à 3 jours (plutôt 2 que 3 d'ailleurs). Pour nettoyer mes cheveux en attendant de les laver, j'utiliser le shampoing sec Lush "Drought Dry Shampoo". J'aime son odeur et la facilité d'application mais avec mes cheveux fins, il faut que je m'assure d'avoir bien tout brossé pour ne pas laisser de résidu.


Toujours dans l'idée de respecter au mieux mes cheveux, j'ai également opté pour un masque au Ghassoul (du verbe arabe "Ghassala" qui signifie "Laver"). C'est une variété d'argile unique au Maroc qui prend sa source dans un gisement situé en bordure du Moyen Atlas (à 200 km au sud de la ville de Fès). Il est utilisé pour assainir la peau et le cuir chevelu. Moi, je l'utilise en remplacement d'un shampooing de temps en temps. Mais il ne faut pas se leurrer, ça prend un peu de temps tout ça. En même temps, on parle de cocooning ...



Pour mon visage, je suis partisane du minimum absolu. Il paraît d'ailleurs que j'ai une longueur d'avance sur la tendance du moment "le no make-up" vu que je me maquille que très peu. Mais j'ai toujours une crème ou un sérum que j'utilise religieusement pour mon visage et en ce moment, c'est le Perles de Sérum Q10 *qui fait mon bonheur. J'aime les petites perles qu'on voit bien à travers le flacon pompe transparent. Ce sérum est concentré en Q10 doublé d'acide hyaluronique qui est l'arme fatale pour lutter contre les rides. On appuie sur le flacon pompe et les perles se mélangent avec la solution pour créer un sérum riche mais non gras pour la peau. Parfait pour lutter contre les rides et nourrir la peau de mon visage en même temps.

Avec le froid qui s'installe (oui, oui, même au Maroc), je sens que ma peau a besoin d'un peu plus d'attention. Pour la flemmarde que je suis, le masque nourrissant au miel de Nivea * est parfait: on peut l'utiliser une à deux fois par semaine et le laisser agir 10 à 15 minutes pour avoir une peau chouchoutée (adieu les tiraillements après une douche bien chaude). Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne l'utilise qu'une fois par mois mais les effets sont immédiats et durent dans le temps, surtout depuis que j'utilise le sérum Q10.



Pour le corps, je ne pouvais pas ne pas vous parler de l'huile de douche Eucerin pH5 * qui malheureusement - pour moi - n'a pas fait long feu : Monsieur Mon Mari me l'a littéralement confisqué pour n'utiliser que cette huile douche alors que nous sommes, d'habitude, tous les deux adeptes de savon. Il est parfait (le produit hein, pas MMM) pour les douches fréquentes journalières avec sa formule neutre pour le corps et laisse ainsi la peau soyeuse. Petite confidence: je l'ai même utilisé un jour pour me laver les cheveux n'ayant pas retrouvé mon shampoing et j'étais bien tentée pour remplacer définitivement mon shampoing par cette huile de douche. A l'heure où je vous écris, impossible de mettre la main sur le flacon pour le photographier ! MMM est parti en voyage et l'a emporté avec lui.

Et pour mes produits chouchous de l'hiver dernier, c'est par ici.

* Les produits Niveau et Eucerin m'ont été offert par ces marques.

mardi 9 décembre 2014

Croire {encore} au Père Noël


J'ai grandi au Pays-Bas où on fête Santa Klaus, Saint Nicolas pour les intimes. Je ne me souviens pas si je croyais à l'existence de ce personnage et ce qu'il représente mais je me souviens très bien de la parade dans la rue avec la distribution de friandises (des réglisses, des bonbons sous forme de boutons), de pains d'épices et petits présents. Je me souviens de Santa Klaus qui visitait les écoles, qui nous prenait sur ses genoux et nous demandait si on a vraiment été sages. Je me souviens des parents qui venaient à l'école pour participer à la décoration et la préparation de petits cadeaux pour nous tous.  Je me souviens très bien de la magie de cette période.

Moi, à l'âge de ma fille, aujourd’hui 

Ma fille ne connaît pas Santa Klaus mais croit dur comme fer au Père Noël. Quand la semaine dernière j'ai presque réussi à lui ruiner cette magie, je m'en suis voulu un petit peu. Je vous raconte comment.

Faute de meilleure place, j'ai entreposé tous les cadeaux de Noël demandés par Mademoiselle dans une grande valise, non cadenassée ... posée à même le sol dans ma chambre à coucher. Elle sait qu'elle n'a pas le droit de fouiller dans mes affaires. C'était sans compter sur sa curiosité débordante... Et ce qui devait arriver arriva. Elle a ouvert la valise et a aperçu le cadeau tant convoité de la liste ! Elle a sauté de joie en venant me remercier et me faire des bisous dégoulinants .... Mais très vite, elle commençait à conclure que le Père Noël... c'était nous, son papa et moi.

Depuis un moment déjà elle se posait cette question, sans que je lui donne de réponse précise. Et puis, elle a déclaré un jour: "Peu importe, je vous aime très fort ! Et si c'est le Père Noël qui ramène les jouets, alors je l'aime très fort aussi".

Quand elle a donc découvert le cadeau convoité de la liste, je me suis demandée si c'était pas le moment de lui dire la vérité. Mais cette petite partie de moi, qui croit encore un peu à la magie de Noël ne voulait pas {encore} céder. Cette petite partie de moi qui adore la voir trépigner d'impatience la veille de Noël, luttant contre le sommeil pour essayer d’entendre les gros sabots du Père Noël. Cette petite partie de moi qui ne veut pas voir partir la part de petite fille qui est en elle.

J'ai donc crié mon désarroi sur Facebook où plusieurs âmes bienveillantes m'ont aidé à trouver une jolie histoire: Papa et Maman ont voulu offrir cette année quelques cadeaux. Et pour le reste des cadeaux, dit-elle? "On verra bien le jour de Noël".

Et voilà comment j'essaye de prolonger un peu {encore} cette magie de Noël, comment j'essaye encore de m'accrocher à la petite fille qui est en elle. Il y a eu toutes ses premières fois, sa première dent, ses premiers mots, ses premiers pas, sa première rentrée scolaire ... et j'ai du mal, je l'avoue, à affronter cette dernière fois, où elle croit, encore, au Père Noël.


mercredi 3 décembre 2014

Le congé sabbatique ...


Prendre un congé sabbatique, voilà une idée qui me hante depuis quelques temps. 3 mois, 6 mois voire un an: je n'ai pas encore d'idée précise de quand, combien de temps, comment mais je sais que j'ai besoin de repartir du bon pied.

Quand les batteries ne se rechargent plus, quand la fonction veille ne s'active plus, quand l'aiguille du réservoir reste toujours dangereusement proche de zéro, c'est qu'il est urgent de tout débrancher, de forcer un arrêt ... avant de redémarrer.

Je ne sais pas si c'est du burn out, de l'épuisement, d'un ras-le-bol capricieux, d'une dépression bien enracinée, d'un mélange de tout ça et d'autres choses {in}avouables. Quelque soit le nom de la bête, je sais que j'ai besoin d'une pause pour souffler, me poser, m'ennuyer mais aussi pour faire une mise au point sur ma vie, me projeter dans l'avenir et peut-être trouver un nouvel élan.

J'aime bien ce que je fais aujourd'hui, cela me permet de concilier une une vie professionnelle intéressante avec ma vie de famille qui reste ma priorité.  Mais il faut être lucide: mon projet bien qu'enrichissant n'est nullement viable à long terme.  Je me dois de réfléchir à ma prochaine étape, ou "journey" comme le disent si bien les ricains.

J'aimerai faire cette pause ... mais j'ai peur ...

Peur de me lancer sans projet, sans bouée de sauvetage, en détruisant mes réalisations à aujourd'hui et avoir encore plus de mal à (re)démarrer.
Peur de perdre du temps, de ne rien tirer de positif de cette exercice, de tourner en rond comme un ours en cage ...

Pourrais-je vraiment profiter de ce temps "mort" pour pouvoir aller de l'avant? Arriverais-je à me reconnecter à mes sens, mes sensations? A écouter mon corps, ses besoins?

L'idée me hante mais m'effraie en même temps. Quand j'y pense, je suis pleine d'appréhension, au lieu de me sentir inspirée, excitée. C'est qu'il y a certainement encore du chemin à faire, dans ma tête, avant de prendre ce nouveau virage. On en reparle en 2015?




dimanche 16 novembre 2014

{Ma} Carte Blanche Etsy ♥



Etsy et moi, c'est une grande histoire d'amour, ma caverne d'Ali Baba rien qu'à moi. J'ai découvert ce monde enchanté il y a 5 ans déjà, et je ne m'en lasse pas.

Etsy, c'est une source d'inspiration permanente et je cherche à chaque fois les excuses et les prétextes pour partager ces inspirations avec vous ...à travers mes sélections pour dire je t'aime, pour une jolie rentrée ou encore pour des calendriers de l'avent qui en jettent.

Aussi, quand Etsy donne carte blanche aux blogueuses pour faire une sélection très personnelle à publier sur le blog, je ne pouvais que participer. J'ai choisi de jolies créations pour mon bureau à la maison, un projet toujours en chantier (depuis 2 ans déjà !!!). Mais c'est exactement ce qu’il me fallait pour me donner plein d’idées et d’avancer, à pas de géants, dans l’aménagement dans mon espace de travail. J'ai d'ailleurs pris rdv avec un peintre. A suivre donc ....

Retrouvez ma sélection complète sur le blog d'Etsy en espérant qu’elle vous inspirera autant qu’elle m’a inspirée .

 Faux Taxidermy by mahzerandvee

Wall fixture by nellianna

Funny Office Door Hanger by ElbeeCreative

 

vendredi 14 novembre 2014

Conversations avec ma fille: le blog


Cette semaine, si le concept de blog n'existait pas, ma fille l'aurait inventé.

Sa lubie du moment est de me demander des histoires de moi, quand j'étais petite. Après une nième histoire, j'avoue franchement que je n'en pouvais plus. Je lui demande alors de demander à sa grand-mère qui vient dans quelques jours et ainsi, elle saura TOUT  de mon enfance !

Elle répond: "Maman, j'ai une idée ! Pourquoi on ne demanderait pas à Lalla (sa grand-mère) d'écrire tous les souvenirs qu'elle a de toi petite? Elle peut rajouter des photos, des dessins, des petits choses rigolotes ... et puis on met tout ça dans un livre ou sur quelque chose pour que tout le monde puisse le lire ! Et comme ça, j'oublierais jamais tes histoires de quand tu était petite ... Et puis, tu peux faire la même chose avec moi? Ca serait top génial !".

Passons sur le fait que ma fille est un moulin de paroles, je pense qu'il est temps que lui parle de ce blog ! A 6 ans et des poussières, ça le fait, non?


mardi 28 octobre 2014

Un week-end à Assilah, la suite




Que ce week-end à Assilah me paraît loin ! On est à quelques jours du mois de Novembre, ma fille commence à me demander si c'est le moment d'écrire au Père Noël (oui, elle y croit encore) et moi, j'attends un peu de pluie et d'air frais car les températures en ce moment à Casablanca sont folles.

Sans plus attendre, voici le récit de notre week-end en images et un peu plus bas, quelques petites adresses. Encore plus bas, vous trouverez aussi une jolie découverte, celle de M'Soura, un site mégalithique dont la construction remonte ... au quatrième millénaire avant Jésus Christ !





























 
Mes {petites} adresses à Assilah

Où dormir à Assilah?

Dar Mimouna à l'intérieur des remparts, parking pour les voitures à Bab El Bahr (la porte de la mer) à l'entrée de la médina.

Où manger à Assilah?

Nous avons déjeuné au Restaurant Oceano Casa Pepe | 8 Place Zellaka à quelques pas de l'entrée principale de la médina (+212 5 39 41 73 95). 

Pour dîner, c'est chez Casa Garcia que nous avons réservé | 51 Rue Moulay Hassan Ben el-Mehdi (+212 5 39 41 74 65).

A Casa Pepe, c'est un bal de va-et-vient de serveurs qui vous accueillera. Ne vous attendez pas à une ambiance intimiste mais leurs plats de poissons (fraîchement pêchés) et la paella sont succulents.
Chez Casa Garcia, on est moins dans le speed mais cela reste minimaliste. La qualité est au rendez-vous, ainsi que les prix. 

Que faire à Assilah?

Palais de Raissouli - une grande demeure construite par Moulay Ali Ibn Raïssoul, un brigand célèbre de la ville devenu Pacha (gouverneur) par la suite.

Place Zellaka - une des principales places de la ville d'Asilah et reflet de son multiculturalisme. On y trouve une église, une mosquée, des bâtiments de style portugais, des palmiers ...

Balade dans l’ancienne médina- commencer la balade par Bab El Bahr et perdez-vous dans la médina. Beaucoup plus petite que ses consœurs de Rabat, Marrakech ou Fès, on ne risque pas vraiment de se perdre, juste de s'en prendre plein les yeux et de recevoir la gentillesse des habitants de cette ville. Je n'ai pas de boutique particulière à recommander: il faut se laisser porter par cette médina.

Visiter le site mystérieux de M'Soura à 26km au sud-est d'Assilah. Il s'agit d'un site mégalithique unique en son genre en Afrique du Nord: un cercle composé de 160 blocs de grès de tailles différentes (jusqu'à 6m de hauteur) placés autour d'un menhir plus imposant. La légende voudrait que ce tombeau serait celui d'Antée, le fils de Neptune et de Poséidon. Aller à M'Soura c'est se prendre l'histoire du Maroc en pleine figure: la fondation de ce cromlech remonterait à 4000 ans avant JC ! Le site est resté dans son jus et la nature y prend doucement - mais sûrement hélas - ses marques.

Y arriver demande beaucoup de patience car rien n'est indiqué malheureusement et les gens du coin ne connaissent pas tous forcément ce site: prendre la route vers Larache et au rond-point qui mène vers l'autoroute, prendre la route qui continue vers l'est. A une dizaine de km, demandez si possible qu'on vous indique un coin sous le nom de Chouahed (au bout d'une piste qui remonte sur la gauche): c'est là où se trouve le cromlech M'Soura.
















lundi 20 octobre 2014

Débordée, sous l'eau et autres qualificatifs


En ce moment, dès qu'on me demande comment je vais, je réplique immanquablement "je suis particulièrement débordée" ou "cette rentrée m'a épuisée" ou encore "je cherche une paille pour respirer sous l'eau, tu sais où je peux en trouver?" et d'autres variantes dont je t'épargne le détail tellement cela manque d'originalité.



Pour ne pas rester sur une impression négative, je me sens obligée de rajouter une couche un peu moins négative, ou alors je me retrouve entrain de me justifier, sans grande conviction "mais je suis contente hein, je ne me plains pas du tout". Alors que si, je me plains en mon fort intérieur.

Il y a 20 ans ou presque, j'adorais dire que je suis débordée. Cela me donnait un sentiment d'importance: si je suis débordée, c'est que j'ai beaucoup de travail, c'est qu'on me fait confiance, c'est qu'on valorise mes compétences et ma valeur ajoutée, c'est que je suis importante. CQFD.

Plusieurs années après, me voilà maman. Et je n'avais plus du tout envie d'être débordée. J'ai particulièrement apprécié la sensation d'un temps suspendu pendant mon congé maternité. J'avais le temps de regarder ma fille, d'écouter ma fille, de sentir ma fille. J'aimais m'allonger à côté d'elle pendant sa sieste, la regarder respirer, si paisiblement, si sereinement. J'adorais la voir se réveiller tout en douceur et remarquer son regard s'illuminer dès qu'elle m’apercevait.

Le retour en entreprise fut rude. J'étais toujours aussi débordée mais ça ne m'apportait rien. Enfin, si. Cela m'apportait beaucoup de fatigue. Je suis quelqu'un qui ne sait pas faire semblant et il était hors de question pour moins d'être moins performante après être devenue une maman. Il fallait que je sois encore plus performante, même en 9/10ème. Il en allait de ma fierté, ma fierté de femme, la fierté de dire que mon statut de maman ne m'empêchait pas d'être performante, bien au contraire.

Après mon retour de congé maternité, j'ai été promue, pas une seule fois, mais deux, en moins de deux ans. Mais je touchais du doigt le burn out. Je n'avais jamais été aussi débordée et aussi fatiguée de ma vie... c'est en tout cas ce que je pensais.

Retour vers le futur 6 ans après, j'ai changé de pays, j'ai changé de vie. Je ne travaille plus en entreprise mais à mon compte. Tout le monde rentre manger entre midi et deux. Je récupère ma fille également à 16h, je fais le chauffeur pour ses activités. Et parce que décidément je ne sais pas m'arrêter, j'ai aussi accepté un poste de professeur vacataire dans une école de commerce.

Mes journées sont chargées, ma semaine aussi. Cette dernière commence le dimanche matin pour finir le vendredi soir. Et le samedi, mon cerveau est en ébullition totale et je stresse déjà à l'idée de ne pas avoir le temps dimanche pour finir ce qui j'ai à faire.

J'ai heureusement quelqu'un qui m'aide pour l'intendance de la maison (car sinon, toute cette organisation s'écroulerait). Mais ce n'est pas suffisant. Il va falloir que j'apprenne à m'arrêter, à souffler, à ne plus me sentir débordée, sous l'eau, sans paille pour respirer. Mais je ne sais plus le faire, j'ai perdu le mode d'emploi.

Quelqu'un qui se reconnaîtra me disait l'autre jour "As-tu une vie en dehors de ton boulot?". Je cherche encore un bout de réponse à cette question.


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