mercredi 11 février 2015

La valeur des choses ...



Je me sens de plus en plus envahie par les "choses" du quotidien: les affaires entassées ici et là, les jouets et doudous de trop, les livres encore dans les cartons, les habits de quand j'étais jeune et jolie et dans lesquels je ne rentrerais plus jamais, les habits de ma fille devenus trop petits, les produits cosmétiques entamés et pas encore finis, et bien d'autres choses encore.

Rien qu'en énumérant ces choses, je me sens comme prise par un sentiment de confinement, de panique et je n'ai qu'une envie: tout balancer/donner/recycler/revendre.. aucune mention n'est inutile.

Mais voilà, je m'attache aux choses.
Je suis attachée à cette petite jupe qui tourne et tourne et dont ma fille raffolait quand elle avait 2 ans.
Je suis attachée à cette robe dos nu au décolleté plongeant, mon premier "evening gown" et que j'ai porté à la soirée de remise de diplôme de mon MBA, il y a 11 ans déjà.
Je suis attachée à ce puzzle en bois qui faisait le bonheur de ma fille quand elle avait 3 ans.
Je suis attachée à cette veste en daim, désormais trop petite, que j'ai convoitée très longtemps et que j'ai fini par avoir en soldes à moitié prix.
Je suis attachée à ma collection de cartes postales, souvenirs de tous les voyages faits avec des amis, en couple ou en famille.
Et bien d'autres choses encore.

Chacun de ces objets, et les autres aussi, contiennent un bout de mes souvenirs, un bout d'elle, un bout de moi. Garder ces objets, c'est garder ces petits bouts et être sûre de ne jamais les oublier, de ne jamais les perdre.

Pourtant, je dois me rendre à l'évidence, j'ai besoin de respirer. Je ne peux pas m'accrocher à tous ses bouts qui finiront par m'envahir et me faire plus de mal que de bien. Et donc parfois, prise d'un élan soudain, je me mets à trier, à donner, à recycler, à vendre ... Et ça fait un bien fou. L'impression de me délaisser d'un poids, de me sentir plus légère.

Et puis parfois, j'ai beau trier et avoir la meilleure volonté du monde, je ne peux me résoudre à me séparer de ces petits choses empreintes de souvenirs et de nostalgie. Et je me dis que demain peut-être, j'y arriverai. Je range alors mes souvenirs sur des étagères, des boîtes entassées ici ou là, et je me promets de revenir les délivrer et leur donner une deuxième vie, peut-être, un jour.

vendredi 30 janvier 2015

Mon Kindle Paper White, 6 mois après.

De temps en temps, je me fais un cadeau, quelque chose dont j'ai vraiment besoin et envie et qui a trotté dans ma tête depuis très longtemps. Oh, je suis aussi capable d'achats coup de cœur mais de moins en moins (l'âge toussa...). Il y a donc 6 mois, j'ai sauté le pas et je me suis offerte une liseuse numérique: le Kindle Paper White.


J'ai beaucoup hésité avant d'acheter mon Kindle car j'aime la sensation du livre en main, regarder la jolie couverture en couleur et entendre le bruit des pages qui se tournent. Mais il fallait se rendre à l'évidence: je n'avais plus de place chez moi pour de nouveaux livres (j'ai encore des cartons de livres non déballés qui datent de notre déménagement en septembre 2013 !). Je lis vraiment beaucoup et vite en temps normal ... j'ai même des tours de livres dans les recoins de la maison qui menacent de s'effondrer, tous les jours un peu plus.

J'ai choisi la version avec Wi-Fi très pratique pour télécharger de nouveaux livres où je veux/quand je veux (ou presque). La batterie tient bien le coup malgré le fait que je lis tous les soirs ou presque: je dois recharger à bloc une fois toutes les 3 semaines à peu près. L'éclairage de nuit est pratique et très discret - ne gênant donc pas mon conjoint- et puis il est vraiment tout petit et léger, plus léger que certains des livres que j'achète.

Depuis que je l'ai acheté, j'ai voyagé plusieurs fois et le Kindle était là, dans mon sac à main: nous sommes devenus inséparables ! C'est vraiment chouette de ne pas avoir à se trimbaler plusieurs livres qui finissent par alourdir mon sac à main et ma valise.

Et le bilan lecture?



Pour l'instant, je n'achète que des romans en Anglais pour mon Kindle:

- Beaucoup de policier avec notamment la saga du détective Alex Cross par James Patterson. Je ne m'en lasse pas, malgré des hauts et des bas dans la saga. Ce qui est bien avec ce genre de livres est que le prix est finalement assez accessible et toute la saga est disponible sur Amazon.

- J'ai lu quelques romans de Gillian Flynn, notamment Gone Girl qui a été porté à l'écran avec  Ben Affleck et Rosamund Pike. Le roman est beaucoup plus captivant et arrive à véhiculer un vrai malaise qui prend aux tripes. J'ai découvert du coup un autre de ses romans "Sharp Objects" avec une histoire encore plus compliquée (et malsaine, oui oui c'est possible). Mais G.Flynn a cette capacité de véhiculer un arc en ciel de sentiments, des plus beaux aux plus moches.

- Il y a aussi des histoires de sorcellerie (mon pêché mignon) et des œuvres moins contemporaines comme The Custom of the Country écrit par E.Warthon au début du 20ème siècle. Ce roman raconte l'histoire d'une fille du Midwest américain qui cherche à se faire connaître à New York. J'ai cru comprendre que Scarlett Johansen est pressentie pour jouer son rôle dans une série !

6 mois après, je peux dire que je suis très contente de mon investissement, ainsi que du joli étui rose bonbon que je lui ai offert à l'occasion ! Ceci dit, je n'ai pas arrêté le livre papier, loin de là: je continue de m'offrir les nouveautés des auteurs qui me plaisent - comme le dernier de Fouad Laroui et je me suis découverte une passion pour les beaux livres sur le Maroc, son histoire, sa culture, son artisanat ... mais ça, je vous en parlerai une autre fois !

jeudi 15 janvier 2015

Le livre dans tous ses états.

Voici un billet qui n'a que trop tardé ! En Juillet déjà, Appelez-moi Madame m'a demandé de partager quelques idées lecture jeunesse et le coin de lecture de Mademoiselle. Je lui ai promis de le faire ... et ce n'est qu'aujourd'hui, que j'ai enfin le temps de m'y mettre.






Déjà, si je voulais être tout à fait honnête, j'aurai du photographier tous les recoins de la maison car des livres, il y en a partout: dans les chambres, la cuisine, l'entrée, le salon, dans des bibliothèques, des cartons, sur les murs, par terre, entassés, rangés, bazardés ... Bref, chez nous, le livre est dans tous ses états !











Dans sa vaste bibliothèque éparpillé ici et là, quelques livres reviennent en force en ce moment:


Les Contes de Fripons et Polissons de Béatrix Potter - Editions Gallimard (déjà un favori de sa petite bibliothèque): dans un joli coffret bleu métallisé, dix des contes les plus célèbres de Beatrix Potter sont réunis. Ce sont des histoires longues de plusieurs pages avec de jolies illustrations. Son favori du moment: Mme Tchutchut - quel drôle de nom !



Dans ses favoris de petits livres qu'elle arrive à lire elle-même, il y a la collection de Rita et Machin (Editions Gallimard Jeunesse):  c'est l'histoire d'une petite fille et un drôle de petit chien qui s'inventent un monde à (d)eux. Ceux qui me connaissent un peu comprendront pourquoi on affectionne particulièrement les livres de cette collection.

Récemment, j'ai découvert une jolie collection, tout à fait par hasard. Et je vous explique comment. J'ai une fille qui se plaint (un peu trop à mon goût) et moi, j'ai l'habitude de lui dire "ne fais pas ta Causette". Logiquement, un jour, elle me demande, mais c'est qui cette Causette?!! Je lui parle de l'histoire, on évoque Victor Hugo et Les Misérables. Elle me demande de lui lire ce roman. Je pars donc à la recherche d'une version jeune: je découvre les Editions Amaterra et leur collection "Les grands textes à hauteur d'enfant". C'est une collection qui revisite les classiques à travers les héros: Causette, Gavroche, mais aussi Lancelot, Gargantua etc. L'histoire est raccourcie en se concentrant sur un personnage, avec des mots simples mais qui n’enlèvent rien à l'authenticité de l'oeuvre originale.







Place à la musique avec des deux livres-CD:

Les Noces de Figaro d'Amadeus Mozart racontée par Laurent Stocker (Gallimard Jeunesse) : une belle façon de faire découvrir les classiques aux enfants. Je suis moi-même très fan des Noces de Figaro que j'ai eu la chance de voir en représentation dans le sublime opéra de Vienne. La narration est vive, pétillante ; les illustrations sont jolies et accompagnent bien le texte et la musique. Un sans faute !

Les Ballades Enfantines interprétées par Domitille et Amaury de Crayencour (Editions naïve jeunesse)*: le CD emmène les enfants à la découverte d’un Paris insolite à travers les rêveries d’une Parisienne espiègle et un univers musical jazzy. Le livre contient les paroles de chaque chanson accompagnées d'illustrations truffées de petits détails. Sa balade favorite :
Un petit rat, de l'Opéra
Trottinait  à tout petits pas sur l'avenue de l'Opéra ....


Pour encourager l'apprentissage de l'arabe, nous sommes toujours à la recherche de nouvelles histoires (le choix est malheureusement plus limitée qu'en Français). Nos deux dernières trouvailles: Les esprits de la ville de Fès (à gauche) et Chats en balade (à droite). Le premier fait partie d'une collection qu'on aime beaucoup qui met en avant les villes et traditions du Maroc. Ce titre, consacré à la ville de Fès, n'est pas une exception. Le deuxième est plutôt drôle et amuse bien Mademoiselle.


Pour finir, deux cahiers d'activités des éditions Bordas, indispensables depuis ce début d'année: L'année du CP et Mon Cahier du Week-end.

Comme son nom l'indique, "L'année du CP" propose un entraînement dans toutes les matières du CP. Il nous sert pour réviser pendant les vacances tout en gardant un œil sur les apprentissages faits. On aime bien sa présentation avec une partie présentant les "savoirs" et l'essentiel du cours; les "savoir faire" avec les exemples et les "faire" avec des exercices variés et un système d’auto-évaluation dont Mademoiselle raffole.
"Mon cahier du week-end" est mon cahier d'activités préféré pour réviser le week-end: 15 mn de français le samedi, 15 mn de maths le dimanche (ou inversement) et le tour est joué. Les séances sont rapides et efficaces et suffisamment structurées pour revoir l'essentiel.

Voilà. J'espère que ce petit tour chez dans sa bibliothèque vous donnera quelques idées. Et surtout, n'hésitez pas à faire de même si vous voulez aussi nous montrer le petit coin lecture et les livres préférés du moment de votre enfant.



* Les Ballades Enfantines et les Cahiers de Révision Bordas m'ont été offerts par leurs maisons d'édition respectives.

jeudi 8 janvier 2015

Trouver les mots ...


Mademoiselle (6 ans et demi) rentre de l'école à midi et me raconte sa matinée comme d'habitude. Mais cette fois, après les histoires de récré, des copines qui ne sont finalement pas si méchantes et des copains de classe qui sont tous amoureux de la petite A., elle me sort: "Maman, on a fait une minute pour les morts. C'est la guerre mondiale en France".

J'avoue, j'ai eu un moment de flottement. Qui? Comment?Pourquoi? Et puis j'ai compris: c'était la minute de silence suite à l'attentat horrible commis contre Charlie Hebdo. Je n'avais pas anticipé de lui parler de ce qui se passe en ce moment. J'avais envie de préserver {encore un peu} sa petite bulle. Mais là, je n'avais plus le choix.

Je suis Charlie. Je suis Musulmane.

Ma religion n'est pas un sujet que j'aborde ici sur le blog. Il s'agit de ma sphère privée. Mais je ne pouvais aborder le sujet avec ma fille sans que je parle de notre religion. J'avais aussi besoin de comprendre ce qui a été dit en classe: ils ont parlé de journalistes et de dessins qui ne plaisent pas à tout le monde, comme cette couverture de Charlie qui montrait le Président F.Hollande déguisé en clown.

J'ai essayé d'utiliser des mots simples, une image simple: pour Noël, elle avait dessiné une araignée-père Noël. Je lui ai demandé d'imaginer quelqu'un qui était vexé qu'on dessine un Père Noël sous forme d'araignée. Qu'on avait le droit de dessiner ce qu'on veut sans que personne n'ait le droit de venir nous interdire de le faire. On a le droit de détester le dessin du Père Noël en araignée, on a le droit de se sentir triste, en colère mais on n'a pas le droit de faire du mal à la personne qui l'a dessiné.

Pour moi, c'était aussi l'occasion de lui parler de notre religion, de notre Dieu et du prophète (sws). Je lui expliqué qu'il y avait des personnes qui n'étaient pas contentes qu'on se moque de Dieu et de son prophète dans les dessins de ce journal. Et c'est pour cela qu'ils ont commis ces choses ignobles. Mais j'ai surtout souligné que c'était inacceptable et que même Dieu n'était pas content de cette violence.

C'était essentiel pour moi de montrer à ma fille que le simple fait de ne pas être d'accord ou de se sentir offensé ou choqué, ne donnait pas le droit d'ôter la vie à qui que ce soit, une vie que Dieu nous a offert, et qui propre à chacun de nous.

C'était essentiel pour moi de souligner le respect de l'avis de l'autre: même si on peut être choqué par des dessins, des paroles, ce n'est aucunement une raison pour en venir à la violence, sans parler de tuer bien entendu. Même notre prophète s'est fait insulter, injurier de son temps et jamais il n'a répondu par la violence. Il a toujours manifesté sa miséricorde, avant d’excuser l'ignorance de ceux qui l'ont attaqué. "Ils ne savent pas" disait-il.

J'espère que ma fille comprendra mes mots mais aussi mes sentiments.
Un sentiment de tristesse profonde devant ces atrocités, pour les familles des victimes, pour ces vies gaspillées, en France et ailleurs,  pour ce qu'est devenu notre monde.
Un sentiment de dégoût, un goût amer de vomi, de voir ainsi des valeurs qui me sont chères, des figures qui me sont sacrés, utilisés, détournés, pour justifier un acte injustifiable.
Un sentiment d'incompréhension totale, absolu, cauchemardesque, qui fait peur: peur des lendemains, peur des représailles, peur que tout ceci ne s'arrête jamais.

S'attaquer à Charlie, c'est aussi s'attaquer à une liberté que tant d'autres peuples envient à la France et rêvent d'avoir un jour.
Je suis Charlie. Hier. Aujourd'hui. Demain.



PS: Le Petit Quotidien a met gratuitement en ligne un numéro spécial pour nous aider à trouver les mots pour en parler à nos enfants www.playbacpresse.fr/documents/charlie/lpq_charlie.pdf


mardi 16 décembre 2014

Mes {produits} chouchous cet hiver

En ce moment, c'est un peu ambiance fin du monde ici, à Casablanca: il faut froid, le ciel s'assombrit brusquement pour laisser place à des pluies torrentielles causant même quelques dégâts matériels ici et là .. heureusement que cela ne dure que 2 à 3 jours à chaque fois mais c'est suffisamment long pour n'avoir qu'une envie: cocooner !

Un cocooning qui se respecte ne peut être complet sans quelques produits de beauté pour chouchouter sa peau, son corps et ses cheveux. Cap sur mes produits chouchous, ceux qui me font du bien et que j'ai envie d'utiliser tous les jours ... ou presque.



Je suis très très tentée par la tendance "No Poo" ! Mais je ne me vois pas rester des semaines et plus encore sans me laver les cheveux. En revanche, j'essaye, tant bien que mal, d'espacer aux maximum les shampoings. Il fut un temps où je me lavais les cheveux tous les jours. Aujourd'hui, j'en suis à un shampoing tous les 2 à 3 jours (plutôt 2 que 3 d'ailleurs). Pour nettoyer mes cheveux en attendant de les laver, j'utiliser le shampoing sec Lush "Drought Dry Shampoo". J'aime son odeur et la facilité d'application mais avec mes cheveux fins, il faut que je m'assure d'avoir bien tout brossé pour ne pas laisser de résidu.


Toujours dans l'idée de respecter au mieux mes cheveux, j'ai également opté pour un masque au Ghassoul (du verbe arabe "Ghassala" qui signifie "Laver"). C'est une variété d'argile unique au Maroc qui prend sa source dans un gisement situé en bordure du Moyen Atlas (à 200 km au sud de la ville de Fès). Il est utilisé pour assainir la peau et le cuir chevelu. Moi, je l'utilise en remplacement d'un shampooing de temps en temps. Mais il ne faut pas se leurrer, ça prend un peu de temps tout ça. En même temps, on parle de cocooning ...



Pour mon visage, je suis partisane du minimum absolu. Il paraît d'ailleurs que j'ai une longueur d'avance sur la tendance du moment "le no make-up" vu que je me maquille que très peu. Mais j'ai toujours une crème ou un sérum que j'utilise religieusement pour mon visage et en ce moment, c'est le Perles de Sérum Q10 *qui fait mon bonheur. J'aime les petites perles qu'on voit bien à travers le flacon pompe transparent. Ce sérum est concentré en Q10 doublé d'acide hyaluronique qui est l'arme fatale pour lutter contre les rides. On appuie sur le flacon pompe et les perles se mélangent avec la solution pour créer un sérum riche mais non gras pour la peau. Parfait pour lutter contre les rides et nourrir la peau de mon visage en même temps.

Avec le froid qui s'installe (oui, oui, même au Maroc), je sens que ma peau a besoin d'un peu plus d'attention. Pour la flemmarde que je suis, le masque nourrissant au miel de Nivea * est parfait: on peut l'utiliser une à deux fois par semaine et le laisser agir 10 à 15 minutes pour avoir une peau chouchoutée (adieu les tiraillements après une douche bien chaude). Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne l'utilise qu'une fois par mois mais les effets sont immédiats et durent dans le temps, surtout depuis que j'utilise le sérum Q10.



Pour le corps, je ne pouvais pas ne pas vous parler de l'huile de douche Eucerin pH5 * qui malheureusement - pour moi - n'a pas fait long feu : Monsieur Mon Mari me l'a littéralement confisqué pour n'utiliser que cette huile douche alors que nous sommes, d'habitude, tous les deux adeptes de savon. Il est parfait (le produit hein, pas MMM) pour les douches fréquentes journalières avec sa formule neutre pour le corps et laisse ainsi la peau soyeuse. Petite confidence: je l'ai même utilisé un jour pour me laver les cheveux n'ayant pas retrouvé mon shampoing et j'étais bien tentée pour remplacer définitivement mon shampoing par cette huile de douche. A l'heure où je vous écris, impossible de mettre la main sur le flacon pour le photographier ! MMM est parti en voyage et l'a emporté avec lui.

Et pour mes produits chouchous de l'hiver dernier, c'est par ici.

* Les produits Niveau et Eucerin m'ont été offert par ces marques.

mardi 9 décembre 2014

Croire {encore} au Père Noël


J'ai grandi au Pays-Bas où on fête Santa Klaus, Saint Nicolas pour les intimes. Je ne me souviens pas si je croyais à l'existence de ce personnage et ce qu'il représente mais je me souviens très bien de la parade dans la rue avec la distribution de friandises (des réglisses, des bonbons sous forme de boutons), de pains d'épices et petits présents. Je me souviens de Santa Klaus qui visitait les écoles, qui nous prenait sur ses genoux et nous demandait si on a vraiment été sages. Je me souviens des parents qui venaient à l'école pour participer à la décoration et la préparation de petits cadeaux pour nous tous.  Je me souviens très bien de la magie de cette période.

Moi, à l'âge de ma fille, aujourd’hui 

Ma fille ne connaît pas Santa Klaus mais croit dur comme fer au Père Noël. Quand la semaine dernière j'ai presque réussi à lui ruiner cette magie, je m'en suis voulu un petit peu. Je vous raconte comment.

Faute de meilleure place, j'ai entreposé tous les cadeaux de Noël demandés par Mademoiselle dans une grande valise, non cadenassée ... posée à même le sol dans ma chambre à coucher. Elle sait qu'elle n'a pas le droit de fouiller dans mes affaires. C'était sans compter sur sa curiosité débordante... Et ce qui devait arriver arriva. Elle a ouvert la valise et a aperçu le cadeau tant convoité de la liste ! Elle a sauté de joie en venant me remercier et me faire des bisous dégoulinants .... Mais très vite, elle commençait à conclure que le Père Noël... c'était nous, son papa et moi.

Depuis un moment déjà elle se posait cette question, sans que je lui donne de réponse précise. Et puis, elle a déclaré un jour: "Peu importe, je vous aime très fort ! Et si c'est le Père Noël qui ramène les jouets, alors je l'aime très fort aussi".

Quand elle a donc découvert le cadeau convoité de la liste, je me suis demandée si c'était pas le moment de lui dire la vérité. Mais cette petite partie de moi, qui croit encore un peu à la magie de Noël ne voulait pas {encore} céder. Cette petite partie de moi qui adore la voir trépigner d'impatience la veille de Noël, luttant contre le sommeil pour essayer d’entendre les gros sabots du Père Noël. Cette petite partie de moi qui ne veut pas voir partir la part de petite fille qui est en elle.

J'ai donc crié mon désarroi sur Facebook où plusieurs âmes bienveillantes m'ont aidé à trouver une jolie histoire: Papa et Maman ont voulu offrir cette année quelques cadeaux. Et pour le reste des cadeaux, dit-elle? "On verra bien le jour de Noël".

Et voilà comment j'essaye de prolonger un peu {encore} cette magie de Noël, comment j'essaye encore de m'accrocher à la petite fille qui est en elle. Il y a eu toutes ses premières fois, sa première dent, ses premiers mots, ses premiers pas, sa première rentrée scolaire ... et j'ai du mal, je l'avoue, à affronter cette dernière fois, où elle croit, encore, au Père Noël.


mercredi 3 décembre 2014

Le congé sabbatique ...


Prendre un congé sabbatique, voilà une idée qui me hante depuis quelques temps. 3 mois, 6 mois voire un an: je n'ai pas encore d'idée précise de quand, combien de temps, comment mais je sais que j'ai besoin de repartir du bon pied.

Quand les batteries ne se rechargent plus, quand la fonction veille ne s'active plus, quand l'aiguille du réservoir reste toujours dangereusement proche de zéro, c'est qu'il est urgent de tout débrancher, de forcer un arrêt ... avant de redémarrer.

Je ne sais pas si c'est du burn out, de l'épuisement, d'un ras-le-bol capricieux, d'une dépression bien enracinée, d'un mélange de tout ça et d'autres choses {in}avouables. Quelque soit le nom de la bête, je sais que j'ai besoin d'une pause pour souffler, me poser, m'ennuyer mais aussi pour faire une mise au point sur ma vie, me projeter dans l'avenir et peut-être trouver un nouvel élan.

J'aime bien ce que je fais aujourd'hui, cela me permet de concilier une une vie professionnelle intéressante avec ma vie de famille qui reste ma priorité.  Mais il faut être lucide: mon projet bien qu'enrichissant n'est nullement viable à long terme.  Je me dois de réfléchir à ma prochaine étape, ou "journey" comme le disent si bien les ricains.

J'aimerai faire cette pause ... mais j'ai peur ...

Peur de me lancer sans projet, sans bouée de sauvetage, en détruisant mes réalisations à aujourd'hui et avoir encore plus de mal à (re)démarrer.
Peur de perdre du temps, de ne rien tirer de positif de cette exercice, de tourner en rond comme un ours en cage ...

Pourrais-je vraiment profiter de ce temps "mort" pour pouvoir aller de l'avant? Arriverais-je à me reconnecter à mes sens, mes sensations? A écouter mon corps, ses besoins?

L'idée me hante mais m'effraie en même temps. Quand j'y pense, je suis pleine d'appréhension, au lieu de me sentir inspirée, excitée. C'est qu'il y a certainement encore du chemin à faire, dans ma tête, avant de prendre ce nouveau virage. On en reparle en 2015?




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