mercredi 13 juillet 2016

{City Guide} 36 heures à Milan



Partir en week-end, sans enfant, sans mari, retrouver ses amis, l'insouciance et les souvenirs qui vont avec ... J'en ai rêvé depuis un long moment et j'ai finalement sauté le pas le week-end dernier. J'ai profité d'un déplacement à Genève pour retrouver des amis pas vus depuis 8 ans. On s'est donné rdv à Milan. Vendredi soir je prends donc le train direction l'Italie, un long périple de 4 heures tout de même mais j'étais heureuse de retrouver mes chers amis.

La dernière fois qu' j'étais en Italie c'était l'année dernière, pendant les vacances d'Avril où on a fait un périple en famille : Bologne, Florence, Pise, Venice et Vérone. On a passé un super voyage, profité de chaque instant sans parler bien entendu de la dégustation des mets italiens les uns plus succulents que les autres.

Ce week-end n'était pas une exception. C'était tout simplement parfait pour décompresser, se retrouver et profiter da la jolie ville qu'est Milano. On en a profité pour se raconter le temps qui est passé trop vite, mais aussi pour faire quelques visites et quelques boutiques et profiter de la gastronomie italienne.

Si vous avez donc 36 heures à passer à Milan, voici mes petites adresses pour en profiter:

Que visiter absolument?

En un week-end, on n'a pas le temps de visiter beaucoup d'endroits mais El Duomo reste le monument incontournable ! Cette bâtisse impressionnante de style gothique est la 3ème plus grande église du monde. La construction de la cathédrale a commencé au 14ème siècle mais ne fut achevé que 5 sicèles plus tard. Ornée de 2000 statues et d'une centaine de flèches, El Duomo est impressionnant et domine la place qui porte le même nom. Le spectacle est encore plus époustouflant la nuit ... mais on y reviendra par la suite !




Le Duomo est stratégiquement bien placé avec la Galleria Vittorio Emmanuele II (El secundo, et non Due, comme me l'a gentiment fait remarquer mon ami suisse italien) sur la droite - si on a le Duomo derrière son dos. Cette galerie du 19ème siècle est une pure merveille: que ça soit le carrelage au sol ou la voûte de verre et d'acier, on ne peut qu'admirer ce beau passage qui contient un nombre impressionnant de boutiques de luxe.




Au bout de la gallerie, en traversant la route, on se trouve nez à nez avec la Scala de Milan, moins impressionnante en vrai de l'extérieur. Mais je parie que l'intérieur est somptueux: un beau prétexte pour revenir très vite à Milan.

Entre la Scala et la boutique Trussardier, se trouve le Quartier Brera, un vrai coup de coeur en ce qui me concerne avec ses rues pavées, ses petits cafés et boutiques au charme bohème. Un quartier calme, qui a gardé son authenticité, aux antipodes de la jolie mais si bruyante place Duomo.




Où loger?

NH Hotel Touring (2, Via Ugo Tarchetti)
Un hôtel 4 étoiles à 10mn à pied de la gare, à 15mn à pied d'El Duomu. Chambre spacieuse, lits comfortables, clim qui fonctionne parfaitement (très important dans une ville où les températures ont dépassé les 30° ce week-end). Très bon rapprot qualité prix avec le petit déjeuner servi jusqu'à 11h le samedi, et jusqu'à midi le dimanche.
| Note de cœur: ★★★★


Où shopper?

Pour se réfugier de la chaleur ambiante, direction La Rinascente (3, Via Sante Radegond) sur la place, c'est l'équivalent des Galeries Lafaeyette locales. J'avais surtout pour mission d'acheter un portefeuille pour une amie mais pour ceux qui veulent shopper de la marque italienne, je suis sûre qu'il y a de quoi y passer tout son week-end. Car oui, même le dimanche La Rinascente est ouvert.
| Note de cœur: ★★★

Dans le quartier de Brera, j'ai succombé au charme de la Rigadritto (6, via Brera), une petite boutique tenue par une dame charmante et très sympa, qui propose une jolie sélection très originale de cartes, de carnets, de stylos, de cahiers et plein de petits articles chouettes. C'est le genre de boutique où je me ruinerai avec plaisir.
| Note de cœur: ★★★★



Désormais, ma nouvelle boutique préférée de fringues c'est officelement COS (5, Corso Venezia)!
Une chaîne de magasins que je découvre donc à Milan mais il semblerait qu'on trouve quelques adresses en France aussi. Des lignes basiques, des coupes droites, des couleurs simples. Bref, tout ce que j'aime. J'ai d'ailleurs craqué pour une jolie chemise et ... une robe ! Ceux qui me connaissent vous diront que c'est un événement en soi.
| Note de cœur: ★★★★

Où manger?

On évite de manger sur la place et on emprunte une des petites ruelles derrière la galerie pour une bonne salade, un bon plat de pâtes ou de pizza au Charleston (8 Piazza Liberty). Les prix ne sont pas forcèment tout petits mais les produits sont bons et le service efficace et rapide.
| Note de cœur: ★★★

Le soir, nous avions réservé une table au Signorvino sur les bons conseils d'un ami Milanais (Angolo C.so Vittorio Emanuele). C'est pile sur la place, derrière El Duomo donc à priori dans un endroit très touristique mais la carte est succulente, variée, originale mélangeant les classiques italiens et les bons produits du pays. Mention spéciale pour les hors d'oeuvres à partager (ou pas). N'hésitez pas à demander une place avec vue sur El Duomo au premier étage, réservations recommandées.
| Note de cœur: ★★★★★

Pour une salade ou une focacia au Bresaola sur le pouce, le Princi Bread (21, Corso Venezia) est parfait. On peut manger sur place ou commander à emporter pour manger par exemple au parc  Indro Montanelli à 5mn de là. Seul petit bémol : le service un peu caothique à l'heure de pointe.
| Note de cœur: ★★★★★

Malgré plusieurs séjours en Italie, c'est la première fois que je découvre la Fior Di Latte - Fleur de Lait. Avec un nom si poétique pour une glace principalement à base de lait, je ne pouvais que succomber. Et c'est chez Cioccolati Italiani (4, Via S. Raffaele), une gelataria à quelques pas d'El Duomo que j'ai trouvé mon bonheur.  Le Happy Cone, une glace combinant nutella et plusieurs boules de glace a ravi les papilles de mes amis.
| Note de cœur: ★★★★★


Et pour faire le plein de petits chocolats voire succomber à la deuxième glace de la journée (ou plus, je ne critique pas), direction Cioccogelateria Venchi (21, Piazza dei Mercanti), une jolie petite boutique gelateria x chocolaterie.
| Note de cœur: ★★★

Où boire un verre?

Un seul endroit à ne pas rater : la terrasse de La Rinascente, ouverte jusqu'à minuit, pour une vue imprenable sur El Duomo. On dîne ailleurs, on ne prend pas de dessert. Et avant de se rendre sur le rooftop, on passe au Food Hall de la Rinascente (également ouvert jusqu'à minuit) pour faire le plein de macarons à déguster avec un bon cocktail et El Duomo en toile de fond.
| Note de cœur: ★★★★



Ciao tutti !

jeudi 30 juin 2016

{Tes} 8 ans

Il flotte déjà un parfum de vacances dans l’air … mais demain, c’est son dernier jour d’école. Cette année est passée tellement vite. Elle ressemble de plus en plus à une pré-ado, loin de la petite fille aux joues rondes et jolies bouclettes qui avait besoin de toujours me tenir la main, dès qu'on mettait les pieds dehors.

D’ailleurs le bébé en elle me manque. Les premiers mois à l’allaiter, à la bercer, à la trimballer partout où j’allais me manquent énormément.

Il y a 6 semaines, elle a fêté ses 8 ans … mais la lettre que j’écris à chaque fois, pour arrêter le temps, prendre du recul et (re)voir tout ce qu’elle a accompli cette année est restée sur le disque dur de mon ordinateur.

D’ailleurs, j’avoue, pour cette année, j’ai failli ne pas écrire de lettre. La cause ? Beaucoup de fatigue de mon côté et l’impression de répéter encore et toujours les mêmes phrases – fais pas ci, fais pas ça etcetera, etcetera.

Et puis non, je ne vais pas laisser ces mauvais moments me priver de ce petit exercice que je chéris tant. J’espère pouvoir réunir toutes ces lettres pour les lui offrir le jour de ses 18 ans. Ça serait donc dommage  de la priver, de me priver, de cet instant précis qu’offrent ses 8 ans.

Ma chérie d’amour,

Depuis plusieurs semaines tu trépignes d’impatience et tu comptes les jours et les dodos pour enfin avoir 8 ans. L’an dernier déjà tu avais hâte d’en avoir 9. Et moi, je n’ai qu’un envie, arrêter le temps qui passe bien trop vite.

Arrêter ce temps qui passe …. pour te voir enchaîner des pas de danse à tout moment de la journée et retrouver avec plaisir ta maîtresse et tes camarades de danse.

Pour t’écouter chanter, inventer des rimes et des mots que seule tu comprends.

Pour te voir créer des histoires avec tes poupées et tes figurines et gare à nous, tes parents, si on tend l’oreille pour en capter quelques bribes.

Pour te regarder t’intéresser à la mythologie grecque et aux super héros ; à lire parfois des heures tes albums de Tom Tom et Nana ou les aventures de Twiny, ta fée préférée.

Pour te voir prendre la vie du bon côté, danser sous la pluie, et de ne pas me faire de souci car, selon toi « t'inquiète maman, je gère » !

J’adore tes longs cheveux que je rêve de coiffer avec des tresses, des barrettes et serre-tête. Mais toi, tu ne veux qu’une queue de cheval « haute » et gare à moi si un cheveu dépasse du haut de ta tête.

J’aime te chercher du regard à la sortie de l’école, et t’apercevoir, furtivement,  rire aux éclats avec une ou un camarade de classe …avant que tes yeux croisent les miens, que ton visage s’illumine et que tu arrives en courant en te jetant dans mes bras … et en me jetant ton cartable par la même occasion.

Tu donnes ton avis avec véhéménce et a du mal à en changer. Tu te fais du souci pour les autres, que ça soit tes amis, des personnes inconnues croisées ici et là, et même les chiens et chats qui errent dans le quartier.

Tu es intrépide, et ne tiens pas en place. Tu as toujours besoin de bouger, de courir, de sauter. C’est toi qui m’a donné le courage pour aller jusqu’au bout de notre baptême de plongée à Tahiti. Sans toi, je ne me serai pas jettée à l’eau, au sens littéral du terme.

Mais parfois, tu m’offres cet aperçu de toi, adolescente, et franchement, je n’ai pas hâte. J’appréhende déjà les soupirs et les yeux levés au ciel. Il y a d’ailleurs des jours où ta capacité à râler dépasse largement mon seuil de tolérance … ou quand tu cherches encore et toujours des excuses pour sortir du lit le soir, ou encore quand il faut répéter la même consigne n fois, avant d’avoir une réaction, un résultat.

Cependant, je crois, que le plus dur pour moi est d’apprendre à te laisser devenir celle que tu es. A ne pas vouloir faire de toi quelqu’un que tu n’es pas, à ne pas faire de toi une mini-moi.

Merci pour ton amour inconditionnel. Pour tes rires et sourires. Pour tes bisous et câlins. Merci d’être là, dans ma vie.

Ta maman qui t’aime.




mercredi 8 juin 2016

Le foot c'est pour les garçons.


Hier, comme à son habitude au moment du goûter à la maison, ma fille me raconte sa journée à l’école : ce qu’elle a fait en classe, ce qu’elle a fait à la récré, la collation qu’elle s’est encore (!!) échangée avec sa copine, la carte Pokémon que son copain lui a promis … et puis, elle me dit, avec des cerises pleines la bouche : « Tu sais, untel m’a dit que j’avais pas le droit de jouer au foot. Que c’était que pour les garçons ».

Ceux qui me connaissent savent que je suis intolérante devant ce genre de réflexions ! Depuis quand le foot n’est que pour les garçons ? On ne lui a jamais parlé de la coupe du monde féminine du foot ? Faut-il un pénis pour taper dans une balle ? et puis … Mais je me reprends, j’inspire profondément et lui demande :
 « - Et tu as répondu quoi ?
- Ben rien, j’ai continué à jouer au foot avec les autres».

Je ne sais pas si c’est l’âge de ma fille et donc de ces camarades (élèves de CE1) mais elle me raconte de plus en plus des réflexions de ce type : un garçon qui fait une fête d’anniversaire Avengers et qui ne veut donc pas inviter les filles car – c’est bonne connu – les Avengers ce n’est QUE pour les garçons, un autre qui refuse de faire un atelier découpage/collage avec des feuilles roses car le rose – c’est bien connu – c’est pour les filles (j’ai pris un malin plaisir à lui faire remarquer que son t-shirt était bien rose, rose pâle peut-être, mais bien rose !!), ou encore l’autre copain de classe qui se moque ouvertement de ma fille parce qu’elle portait un t-shirt Star Wars avec des Stormtroopers et que c’est bien connu, Star Wars ce n’est que pour les garçons.

Mais d’où leur vient cette idée, si tôt dans leur vie, que Star Wars, Avengers c’est pour les garçons, et que le rose c’est pour les filles ? A quel moment se forment ce genre d’idées ? Est-ce la faute des parents, des fabriquants des jouets, de l’école ou celle de la société en général ? Véhiculons-nous-mêmes des stéréotypes au quotidien sans nous en rendre compte ?

Soupir.

Prenez l’exemple de cette conférence dont j’ai vu l’affiche passer la semaine dernière. Une conférence qui invite les « mamans » pour leur donner conseils, outils, techniques pour soutenir leurs enfants qui passent le Bac. Et les papas dans tout ça ? Ils n’ont pas de rôle à jouer ? Réponse de l’organisme – dont je tairai le nom - : « Les mamans sont les plus stressées pendant la période du bac, le transfert du stress peut se faire plus facilement de la maman à son enfant. Les papas gèrent mieux leur stress face à ces situations ». Seriously ? 



Le même semaine, une autre conférence organisée par ce même organisme sur l’industrie à l’ère du digital ou quelque chose de ce genre (c’est bien connu, mon petit cerveau de femme ne peut appréhender ce genre de problématiques) : table ronde avec 4 invités hommes et un modérateur. Où sont les femmes ? Tout comme le grand philosophe Patric Juvet, j’attends toujours la réponse.

Un autre exemple criant de vérité, tout aussi inquiétant car venant d’une école de maternelle qui devrait donner l'exemple aux enfants dès leur plus jeune âge. Cette école envoie un message, un email, aux « messieurs », aux « papas » des enfants de l’école pour solliciter leur aide afin de réaliser le montage du podium en vue de la fête de fin d’année. Réponse brillante d’une des mamans: «Désolée, chez nous les garçons sont à la cuisine et les femmes montent les meubles. On ne vous sera d’aucune utilité cette année ! »

Le pire là-dedans ? C’est quand on met le doigt sur des scènes de sexisme ordinaire et que la personne en face balaye tout cela d’un revers de sa main. Cela peut-être un homme mais aussi des femmes. Et j’avoue que cela m’affecte bien plus que si c’étaient des hommes.

Si nous, entre femmes, nous ne sommes pas capables de relever ces actes de sexisme ordinaire à notre égard, comment inculquer l’égalité à nos enfants ? Comment apprendre à nos garçons à respecter les filles, et les femmes qu’elles seront plus tard ? Comment expliquer à nos filles, qu’elles ne sont pas limitées par leur organe génital ? Que si elle a envie d’être charpentière ou footballeuse, ou astronaute ou que sais-je c’est elle qui décide, que ce sont ses compétences qui décident et non la place que les autres veulent lui donner dans la société ?

Le problème avec le sexisme ordinaire, c'est qu'il est tellement ancré dans les esprits, dans les habitudes, qu’il devient inconscient. Et c’est souvent dans nos échanges au quotidien, ceux de nos enfants avec leurs camarades, mais aussi en entreprise, dans la rue ou à la télévision qu’il se pratique, au vu et au su de tous. Et les exemples que j’ai cités ne représentent que le 1% de ce que j’ai vécu ou de ce que d’autres ont vécu.

Ce sexisme ordinaire, inconscient, est bien ancré dans chacun de nous, et je m’inclus dedans bien entendu. Je me surprends parfois à juger de l’apparence vestimentaire d’une interlocutrice dans le milieu professionnel alors que je ne le fais pas automatiquement avec un interlocuteur. Je me surprends parfois à me demander mais comment fait untelle pour s’occuper de sa famille vu les déplacements qu’elle fait, et jamais, jamais, je me pose la question quand il s’agit d’un homme.

Comment donner l’exemple moi-même ? Comment éviter à ma fille d’assimiler les préjugés ou de perpétuer des schémas qui renforcent les clichés ?  Et si pour commencer, on ne se taisait plus et qu'on montrait du doigt ces actes de sexisme ordinaires, à chaque fois qu'elles se produisent devant nos yeux, qu'on soit homme ou femme, fille ou garçon? Car, et je le crois très fort, on a tous un rôle à jouer.


dimanche 24 avril 2016

Voyage en Polynésie : que faire à Tahiti?



Voici un voyage dont on se souviendra toute notre vie. Un voyage dont on a parlé longtemps, tellement longtemps que ma fille n'en pouvait plus de savoir quand on allait enfin partir en Polynésie ! Il faut dire que ce n'était pas simplement un voyage de tourisme mais aussi un retour aux sources pour MMM et la découverte, pour Mademoiselle, de tout une partie de sa famille paternelle jusqu'alors inconnue. Elle a même eu la chance de rencontrer son arrière grand mère ! Si ce n'est pas un souvenir indélébile...

Nous sommes donc partis 3 semaines en février/mars et nous avons visité 4 îles: Tahiti, Fakarava - un petit atoll de quelques kms et 800 habitants - , Bora Bora - que l'on ne présente plus - et Moorea - ou le lézard jaune en Tahitien. 3 semaines de découvertes, de soleil tous les jours ou presque, d'eau cristalline, de jus d'Ananas fraîchement ceuilli et pressé, de dîners en famille, de piqûres de moustiques, de farniente et de béatitude.

Ces différentes îles égarées au milieu du Pacifique méritent à elles seules des billets à part entière ... en attendant, voici une petite liste des choses qu'on a pu faire - et que je vous recommande à Tahiti :

- Faire le plein de paréos et de souvenirs au marché de Papeete

Dire qu'on était jet-laggué le premier jour est un euphemisme ! On a donc choisi de démarrer doucement cette journée, surtout qu'il pleuvait (!!) et que M.Hollande était en voyage officiel sur l'île. Direction le marché de Papeete, joliment décoré, avec les stands de produits locaux, de l'artisanat et de l'animation. On y trouve toutes sortes de fruits et de légumes, des connus et moins connus (pour moi), des fruits de mer et des langoustes, des épices et des racines  ... et puis à l'étage supérieur des paréos, des robes bustiers, des perles et plein de souvenirs.

- Faire un baptême de plongée dans le lagon

Je n'avais pas pu attendre longtemps avant d'évoquer cette première expérience de baptême de plongée en famille car ce fut l'un des meilleurs souvenirs de ce voyage. Donc pour en savoir plus, c'est ici que ça se passe : http://unblogunemaman.blogspot.com/2016/03/bapteme-de-plongee-famille-tahiti.html

- Assister à un spectacle de danse tahitien

Si on devait un jour revenir à Tahiti, on essayera de le faire un mois de Juillet pour assister à la Heiva, une manifestation culturelle et sportive où les Polynésiens des différentes îles participent à des concours, notamment pour élire le meilleur groupe de danse.

Et c'est à l'Intercontinental de Tahiti (Beach Comber) que nous avons assisté à un dîner-spectacle de danse animé par la troupe de danse ayant gagné l'édition 2015 de la Heiva. Inspiré du Lac des Cygnes, le spectacle fut un moment très chouette et très animé avec de très jolies danses, des coiffures et costumes impressionnants et un groupe de musciens accompagnant la troupe en direct. A faire absolument !

- Visiter les nombreuses plages de l'île

Un des avantages, et non des moindres, de vivre sur une île comme Tahiti, est d'être entourée de plages ! Même si Tahiti reste une ville de plus en plus urbanisée, et qu'on a parfois du mal à trouver une plage à proximité, il suffit de prendre la voiture et de s'aventurer un peu, surtout sur la côte Ouest de l'île. On trouve des plages de sable noir comme à la Pointe de Venus ou encore à Papara mais aussi des plages de sable blanc et surtout, l'eau du lagon reste délicieuse et propice à la baignade, au paddle, au kayak et même au surf par endroits !

Mademoiselle s'est régalée avec ces plages en abondance, et a profité, à plusieurs reprises, de baignages au coucher du soleil, avec Moorea, l'île soeur de Tahiti, en toile de fond.

- Se laisser surprendre au Trou du souffleur

Il y a un endroit creusé dans la roche, une espèce de grotte sous marine ou de lavatube dans laquelle s'engouffrent des vagues les jours de forte houle et font jaillir, en bord de la route, de l'eau qui provoque un souffle très bruyant ! J'ai eu beaucoup de mal à prendre une photo de ce moment précis mais je peux vous dire qu'on avait pas trop envie de s'en approcher ... C'est vraiment impressionnant.

La légende voudrait que là également se trouve Teruaporea, une grotte où les guerriers jetaient les corps sans vie de leurs ennemis. Pas très accueillant tout ça ...

A proxmitié, on peut apercevoir les  locaux qui pêchent et les surfeurs qui attendent la bonne vague.

- Boire un cocktail au Méridien et admirer le coucher du soileil

Encore un moment de détente très sympathique avec de bons cocktails rafraîchissants, en fin de journée, tout en admirant le coucher de soleil. On a même eu le droit au Happy Hour en se pointant à 18h.

- Découvrir les légendes Polynésiennes au Musée de Tahiti

A notre plus grand regret, le musée Paul Gauguin était en rénovation. Qu'à cela ne tienne, direction le Musée de Tahiti et des Îles à la pointe des Pêcheurs à Punaauia. Il dispose d'une belle collection variée du patrimoine Polynésien, on apprend plein de choses sur la culture, l'histoire des îles et des Polynésiens. Mention spéciale pour la section dédiée au tatouage !

- Visiter le Marae Arahurahu à Paea et la Grotte de Maraa à Papara

Deux belles visites en plein air à faire ! La première est celle de Marae Arahurahu, l'un des plus beaux de Tahiti. Le Marae est un lieu de culte sacré, de rituels de méditation et de communion, réservé aux cérémonies et aux manifestations sociales et religieuses. Il est d'ailleurs strictement interdit de monter dessus - au risque d'une forte amende et d'une vengeance de divinités ou d'esprits polynésiens.  Selon le site Tahiti Héritage : " Autrefois, sur ce marae [ ... ] se déroula un terrible combat entre les héros des rois Tu-Mata-ira et Tutu-Ai-Aro. La bataille fut rude et dura jusqu’au coucher du soleil".

Un peu plus loin - enfin, 20mn en voiture tout de même, se trouve la grotte de Maraa à Papara sur le Côté Ouest de l'Île. Aucune difficulté pour y accéder. On gare la voiture, on traverse la route et nous voilà. La grotte se trouve sous une falaise avec des toutes petites cascades qui rafraîchissent bien le coin. La végétation est assez dense laissant peu de lumière pénétrer ce qui donne à l'endroit une impression de forêt Amazonienne.

Je conseille de faire cette visite si on se rend dans le coin, notamment si on a décidé de passer la journée à la presqu'île de Tairarapu car, finalement, on a très vite fait le tour de la Grotte et les alentours.

- Visiter la presqu'île de Taiarapu et monter jusqu'au Belvédère de Taravao ... 

La presqu'île de Taiarapu est un endroit qui vaut vraiment le déplacement ! Séparée de la grande île, Tahiti Nui,  par l’isthme de Taravao, Taiarapu est plus sauvage et plus calme que son aînée. Même les Tahitiens aiment s'y rendre pour se changer les idées.

Pour vraiment s'en prendre plein les yeux, rdv au Belvédère de Taravao en traversant un coin vert comme la Normandie avec ses terres agricoles et ses belles vaches broutant tranquillement de l'herbe. Arrivés au Belvédère, on découvre un coin pique-nique aménagé et surtout, une vue splendide panoramique de Tahiti, l'isthme et la presqu'île. N'oubliez dons surtout pas de prendre avec vous une glacière bien garnie, vous me remercierez !

- ... Et en profiter pour faire un tour à Teahupoo

On redescend des plateaux de Taravao pour faire un tour à la mythique vague de Teahupoo, connu des surfeurs dignes de ce nom. On traverse des villages, on rencontre des vendeurs de Noix de Coco ou de Uru sur le bord de la route, on s'émerveille devant cette nature luxuriante omniprésente et le lagon au bleu si caractérisitque de l'île  ... et on arrive au PK 0  - ou le point kilométrique zéro de l'île.

Tous les ans, au mois d'Août, Teahupoo se transforme en compétition internationale de Surf sous les couleurs de Billabong. Ce spot offre des vagues les plus larges et les plus épaisses du monde. Avec le fond coralien qui est à quelques dizaines de cm de la surface, le coin peut devenir vite dangereux mais peut offrir en contrepartie des compétitions spectaculaires:
" [... ] comme en août 2000, lorsque Laird Hamilton chevaucha une vague titanesque (15,07 m) et passa dans un tube de la dimension d'un hangar" (référence).

- Se promener le long de la marina et manger dans une roulotte place Vaiete

Pour vraiment se sentir Tahitien, ne serait-ce que pour une soirée, direction la marina pour une belle promenade en fin de journée. On croise ceux qui font la navette et prennent le ferry pour rejoindre Moorea pour la nuit, ceux qui font leur jogging ou leur marche, des touristes et des locaux. On assiste à une place Vaiete qui prend vie et anime une Tahiti autrement calme le soir. Une vingtaine de roulottes viennent s'installer pour la soirée et offre un choix varié de plats bon marché. 

Pour digérer le tout, on pousse la promenade jusqu'au jardin de Paofai où deux belles aires de jeux pour enfant attendent les familles, de quoi envoyer les enfants très vite dans les bras de Morphée ...































 

vendredi 1 avril 2016

Un premier avril sans saveur.


Il m’est arrivé quelque chose de magique pendant nos  3 semaines de vacances en Polynésie : j’étais complétement déconnectée.  Je n’avais pas ou alors que peu de connexion internet, juste suffisamment pour pouvoir poster une à deux photos par jour, et encore …

On ne regardait pas la télé, ou alors on ne regardait que la section météo pour  avoir des nouvelles de la « dépression » qui menaçait les Îles du vent et qui pouvait altérer notre programme de visite de la Polynésie. Je ne suivais pas ou peu les médias sociaux, ne lisais pas les journaux et ne me laissais donc pas envahir, agresser, par toutes les horribles choses qui se passent partout dans le monde. J'étais dans une petite bulle.



Et puis  comme toute chose à une fin, surtout les bonnes choses, retour à la vie normale. Et retour à ma réalité de privilégiée. En bonne santé, bien entourée, avec un travail, une famille et des amis qui m’aiment. Avec un accès à l’eau potable, à l’électricité, à Internet et même Netflix depuis peu (pas mais pas encore la nouvelle saison de House of Cards !!!!). Je peux sortir, m’amuser, faire des projets d’escapades et de voyages, et même avoir des rêves à nourrir et à caresser.

Mais la réalité de ce qui se passe ailleurs me rattrape à tous les moments de la journée.

Des fous qui se prétendent musulmans et qui se font exploser sans discernement, emportant avec eux grands et petits, pour je ne sais quel projet idéologique ou récompense céleste fumeuse. Afghanistan, Nigeria, Turquie, Belgique, France, Irak, Libye, Tunisie, Indonésie, Pakistan, Syrie, Irak, Mali, Côte d’Ivoire et j’en oublie certainement d’autres.  Des pays meurtris, des familles déchirées, des populations apeurées, tristes, en colère…

Des pays en guerre, avec comme victimes des innocents, encore et toujours, qui n’ont plus  le privilège, comme moi, comme toi, d’avoir des projets et de caresser des rêves, si ce n’est celui de survivre chaque jour à la fois. Des petits et des grands, qui n’ont rien demandé à personne. Qui se sont réveillés un jour, moche, pour ne plus trouver de toit sur leurs têtes. Ces gens, ça aurait pu être moi, toi. La seule chance qu’on a, est celle d’être né ailleurs. Donc aucun mérite. De la chance, tout simplement.

Des pays qui se déchirent avec des mots, des gestes, qui montent les uns contre les autres. Des pays démocratiques, qui aiment donner l’exemple mais qui oublient de balayer devant leurs portes. Des ministres qui ne pèsent pas le poids de leurs mots et font des comparaisons foireuses, des élus qui alimentent le feu et brandissent un doigt accusateur vers des personnes, comme moi, comme toi, qui n’ont rien demandé à personne et qui veulent bien aussi continuer à caresser leurs rêves, sans avoir peur de discriminations, voire d’agressions dans une allée mal éclairée.

On se focalise sur les intentions cachées derrière un bout de tissu sur la tête, on chipote sur la longueur d’une jupe et la largeur d’une robe. On confond, on met tout le monde dans le même sac.
On oublie les vrais problèmes, le manque d’espoir chez les jeunes, les toxicités qui nourrissent nos corps, nos cœurs et nos âmes. On regarde arriver la haine et le racisme qui galopent, cheveux dans le vent,  mais dans la main et qui s’installent tranquillement, sans que ça dérange grand monde.

Aujourd’hui c’est le 1er Avril. Et je n’ai pas le cœur à la légèreté. Ma raison me dit d’arrêter de lire les journaux,  de suivre les médias sociaux mais mon cœur n’est pas dupe. La souffrance est là, la tristesse et la colère aussi. Ainsi que la haine et l’hypocrisie.  Et ce n’est pas en se coupant du monde, que sa détresse dispaîtra.

jeudi 24 mars 2016

Mon baptême de plongée.

Si vous me suivez sur les médias sociaux, vous avez alors très probablement remarqué que nous sommes partis 3 semaines en Polynésie. J’en reviens avec des images plein les yeux, le cœur et l’appareil photo et je vous en parlerai certainement dans les mois semaines qui viennent. Mais de ce voyage en Polynésie, je retiens aussi cette première fois où j’ai fait de la plongée !


Ce baptême de plongée, on l’a fait en famille : MMM, Mademoiselle et moi. Et pourtant, ce n’est pas une idée que j’avais en tête avant d’arriver sur place. C’est en regardant Mademoiselle si à l’aise dans l’eau, à nager à proximité des raies pastenagues et des requins pointes noir, à faire du snorkelling comme si elle en avait fait toute sa vie que j’ai décidé qu’il était temps de passer à l’étape suivante.

RDV pris, nous voilà un mardi matin au centre de Plongée Eleuthère dans la baie de Punaauia à Tahiti. J’arrive confiante, motivée. Mademoiselle, quant à elle, ne tenait plus en place ! C’est quand on a commencé à enfiler les tenues que j’ai senti le stress monter d’un cran et que je me suis demandée ce que je foutais dans ce centre de plongée. Je prends mon courage à demain et je monte dans le bateau qui nous emmènera plus loin dans le lagon, à quelques mètres du récif de corail. Le stress monte encore plus. J’ai carrément les larmes aux yeux et je n’ai qu’une envie : ne pas plonger. 

Un des moniteurs commence à expliquer le déroulement de la séance et à décrire un site à proximité, celui des « épaves » très connu à Tahiti. On y retrouve 3 épaves : celle d’un bateau, d’un avion et d’un autre bateau à une vigntaines de mètres sous l'eau. A peine mon cerveau à le temps d’enregistrer cette profondeur de 20 mètres que je me mets en mode panique : fou rire mélangé à une crise de larmes. Un seul mot peut qualifier ce moment : pathétique ! Oui car c’est ma fille de même pas 8 ans qui a essayé de me calmer et me rassurer et surtout, ce site était à découvrir par les autres plongeurs avec nous dans le bateau, et non par nous, petits débutants.

Je réussis à me calmer et à me dire, fichtre, je ne vais tout de même me taper la honte devant ma fille – même si MMM m’a bien dit que rien ne m’obligeait de plonger si je ne le voulais pas. Je prends mon courage à 2 mains et 2 pieds, tout en pensant aux euros déjà dépensés et que je ne reverrais plus jamais. J’enfile ma bouteille d’oxygène, je mémorise les gestes nécessaires et plonge, tête en arrière dans l’eau.

Pour le baptême de plongée, nous avions un moniteur chacun. Je pouvais donc me concentrer sur moi tout en étant rassurée que Mademoiselle était entre de bonnes mains. La première immersion sous l’eau fut vite écourtée. J’étais encore en mode panique et je n’arrivais pas à respirer avec la bouteille. J’ai même bu la tasse, et pas qu'une fois. Pendant ce temps-là, je voyais ma fille et mon mari, chacun avec son moniteur, faire leur découverte sous-marine, tranquillement, palmes in the nose. Il m’a fallu un peu de temps mais j’ai fini par me relaxer, me laisser aller … sans jamais lâcher la main de moniteur (il ne faut pas exagérer non plus).

Et puis le déclic ! J'ai commencé à apprécier cette plongée et admirer, sans paniquer, les merveilles qu’offrent un tel site : des poissons clowns, des anémones, des bénitiers, des balistes, des poissons chirurgiens, des poissons papillons et autres espèces toutes en couleurs que je ne saurais nommer. Quelques poissons nous frôlent doucement, on caresse les coraux et même le fond sablonneux de la lagune et on ne sent plus le temps passer. Par moments, je vois Mademoiselle qui est comme un petit poisson dans l’eau et mon cœur de maman se gonfle de fierté. Quant à MMM, j’ai failli le confondre avec son moniteur tellement il était à l’aise dans l’eau.

Ce baptême de plongée m’a fait aimer encore plus la mer (ou dans ce cas l’océan) et la vie, l’agitation qu’elle abrite en son sein et qu’on ne soupçonne pas en dehors. Je ne sais pas si j’oserai une plongée plus avancée mais je n'ai qu'une hâte, refaire des « baptêmes » en famille  ...

jeudi 11 février 2016

{Vis} Ma Vie de Freelance ... mes voeux pour 2016

Je vous vois venir de loin: mais on est en Février ! Présenter ses voeux n'est plus vraiment d'actualité. C'est correct et vous avez tout à fait raison. Mais, car il y a toujours un mais, il s'agit ici d'une série de cartes de voeux sur laquelle j'ai planchée avec la talentueuse Boudu, aka Edith, pour mes clients et j'attendais que tout le monde ait reçu sa carte avant de vous en parler.

L'histoire commence ainsi. Je rencontre Edith au détour d'une conversation sur Twitter cherchant un(e) graphiste pour refaire ce blog ... de fil en aiguille, le projet de refonte du blog est mis en standby mais je fais appel à Edith pour une première série de cartes de voeux en 2015 pour mes clients. Surfant sur la vague du Keep Calm et la personnalisant à la sauce Insight Story - le nom de ma petite boîte - avec des idées de résolutions à tenir, mes clients adorés recoivent chacun une carte qui remporte beaucoup de succès. En visite dans leurs locaux, il m'arrive d'en apercevoir encore accrochée dans leurs bureaux.

Fast Forward fin 2015 et une nouvelle idée en tête de séries de carte de voeux. Je reprends contact avec Boudu/Edith et au fil de nos échanges, elle me lance : "On fait de la photo ? Avec l'une des tiennes par exemple si tu as une photo chouchou, ce serait une chouette idée !".
Il ne me fallait pas plus pour reprendre mes idées à zéro, plancher sur de nouveaux textes, faire une sélection de photos prises ici et là, au fil de mes voyages au Maroc et ailleurs.

Le résultat?
5 cartes avec de la couleur et de l'évasion.
5 cartes avec des mots sincères et des projets de résolutions.
5 cartes avec un petit bout de  moi-même.

Merci Edith ❤ C'est toujours un vrai plaisir de travailler avec toi.
Et vivement 2017: j'ai déjà ma petite idée en tête !






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