vendredi 9 décembre 2016

C'est quoi le succès?

Ce matin, je me suis levée plutôt que d’habitude. Je me suis glissée dans le lit de ma fille pour la réveiller en douceur, avec des bisous et des câlins, comme au bon vieux temps, quand elle ne mesurait pas plus qu’un mètre, ou presque. Je l’ai aidé à se préparer avant que le papa ne l’emmène à l’école. Ensuite, j’ai pris mon petit déjeuner avec une petite tisane bien chaude. Me suis changée et me suis assise devant mon ordi. Il était à peine 8h30. Il faisait beau, le ciel était bleu, quelques rayons de soleil glissaient sur mon beau tapis Boucherouite, chinée dans les ruelles d’Assilah et qui a pris place, fièrement, sous mon bureau aménagé à la maison.

Et puis j’ai pensé que j’avais une chance folle de pouvoir travailler de la maison, d’être disponible pour ma fille, d’avoir pu m’emménager un joli coin qui m’inspire pour avancer dans mes projets, de ne pas avoir à prendre la voiture et braver les embouteillages devenus caractéristiques de la ville de Casablanca.  J’ai pensé que pour rien au monde je ne changerai mon projet de vie tel qu’il est aujourd’hui.  Et j’ai pensé que si ce n’était pas ça le succès, ça y ressemblait fortement.



Car finalement, c’est quoi le succès ? La réussite ? Est-ce forcément avoir un poste à responsabilité, avec une voiture, un(e) assistant(e), un gros salaire et des primes à chaque fête ? Est-ce que le succès se mesure à la puissance de sa voiture, la taille de sa maison, la marque de son sac à main, les miles sur sa carte Flying Blue ou Safar Flyer?

Cela peut-être bien entendu la définition du succès pour certains, et pourquoi pas après tout ! On nous a inculqués depuis notre enfance que le succès, ou du moins la stabilité, venait d’un travail stable avec salaire et primes, une voiture et une maison - ou un appartement, on ne va pas chipoter ! Que si on allait  à l’école, c’était pour ne pas finir éboueur mais bien pour accéder à des postes de cadres en entreprise, ou, le graal, dans la fonction publique. A ce stade, je tiens à préciser que je n’ai rien contre le travail d’éboueur et qu’il n’y pas de sot métier.

D’ailleurs, on parle d’auteurs à succès, d’acteur à succès, ou d’entrepreneur à succès quand leurs œuvres ou réalisations atteignent un niveau de reconnaissance, d’amplitude  élevé.  Il y a donc bien souvent une notion de quantité  inhérente à ce qu’on définit habituellement comme succès.

Et ce rêve (pas celui d’auteur ou d’acteur mais celui d’un poste à responsabilités), était clairement le mien quand j’avais 20 et même 30 ans. Mais depuis que je suis devenue maman, je vois les choses autrement. J’ai longtemps pensé que je n’avais plus d’ambition. Mais je pense juste que j’ai changé de lunettes. Que je vois les choses autrement. Bien sûr, j’ai toujours envie d’avoir une petite maison, rien qu’à nous, avec un jardin pour y faire des barbecues l’été et une cheminée pour se peloter devant l’hiver. J’ai toujours envie d’un beau sac à main de temps en temps et je serai bien contente de recevoir une prime à Noël ou El Aid. Mais ce n’est pas mon moteur au quotidien.

Je ne dirais pas non plus que le succès c’est le bonheur. Je pense que le succès vient d’une vision, d’un projet de vie, et se construit sur le chemin de sa réalisation. Mettre un pas après l’autre sur ce chemin, voir son  projet se réaliser jour après jour, avec souvent des sacrifices , parfois des pleurs,  tomber, se relever, douter de soi beaucoup,  douter du lendemain encore plus, poser des petits jalons, ici et là, et prendre le temps d’observer, apprécier tout le chemin parcouru : c’est déjà une belle réussite en soi.


Et pour vous, c’est quoi le succès ?  

jeudi 1 décembre 2016

Y en a marre des devoirs !

Y en  a marre des devoirs.

Voilà, c’est dit, il fallait que ça sorte.



En fait, j’ai vraiment beaucoup de mal avec la notion des devoirs en primaire. Voyez-vous, cher lecteur, j’ai grandi au siècle dernier aux Pays-Bas, à Amsterdam plus précisément. Et là bas, ben il y a pas de devoirs, ni de livres ou de cahiers à ramener de/à la maison. Ce qui se passe à Vegas, euh à l’école, reste à l’école.

Pourtant, les Pays Bas s’en sortent plutôt bien si on croit le dernier classement PISA : 10ème au
monde, deuxième après la Suisse en Europe. La France, elle, se trouve à la  25ème place. Les mauvaises langues diront ouais, mais t’habites au Maroc toi ! Oui, c’est juste, mais ma fille suit l’enseignement français, à l’AEFE, avec des professeurs des écoles envoyés par l’éducation nationale. Et toc.

Mais revenons-en au calvaire des devoirs.

Ma fille est donc en CE2. Tous les jours elle a des devoirs pour le lendemain. Sans parler des devoirs qu’on récupère le vendredi soir pour le week-end: un paquet de choses à faire, réviser, apprendre qui nous prend facilement une bonne demie journée, voire plus.

Parfois, cela se passe facilement, dans la joie et la bonne humeur, sans s’énerver  … mais il arrive très souvent ce moment où cela part en sucette : elle commence à s’impatienter, à ne pas tenir sur sa chaise. Elle a chaud, se gratte partout. Déclare qu’en fait elle n’a rien compris et finalement, est-ce que c’est si grave de ne pas réviser, d'avoir de mauvaises notes?

Et ça finit comment ? Je vous le donne  dans le mille : je m’énerve, elle s’énerve par la barbichette, la première qui pleure, se prend une tapette ….

Pourtant on n’attend pas la dernière minute pour réviser. Travaillant de la maison, je récupère ma fille tous les jours à 16h15. On prend le temps de discuter, de faire un goûter avant de s’attaquer aux devoirs. C’est un temps qui empiète sur mon temps de travail et que je dois récupérer par la suite. Et d’ailleurs c’est cela qui m’énerve en fait, au fond. Je vois que je vais passer un temps fou le soir, devant l’ordi, alors que je n’ai qu’une envie, faire tout sauf cela. C’est aussi une des raisons pour lesquelles je ne suis plus très assidue sur le blog. J’ai littéralement plus le temps de faire autre chose de ma vie.

Mais revenons-en au calvaire des devoirs.

Je n’ai pas encore trouvé de solution miracle à part la responsabiliser – ça commence à prendre forme petit à petit. Elle arrive à faire ses devoirs de maths et de français seule, je n’ai qu’à vérifier après. Mais elle a encore besoin d’aide pour digérer les leçons sur l’espace, les expériences scientifiques, ou encore l’Anglais et l’Arabe.

Autrement, on se partage avec le papa les devoirs le weekend mais en semaine, c’est plus difficile.
Et à part ça, je ne vois pas grand-chose d’autre.

Si vous avez donc des astuces, des idées, des boissons ou autres substances qui peuvent aider à remettre un peu de zénitude à tout ça, je suis preneuse.

jeudi 3 novembre 2016

Le Nin Tour : visiter les fjords en Norvège


Je reçois souvent des questions sur notre voyage en Norvège, que ça soit à travers le blog ou à chaque fois que j'évoque ce voyage. C'est vrai que j'ai commencé à en parler ici même et puis les choses de la vie ont fait que je n'ai pas élaboré davantage, malgré l'envie de vous noyer dans le détail ! Une des questions les plus récurrentes concernant ce voyage reste celle-ci: comment on s'est organisé pour visiter les fjords en Norvège?

C'est en effet une question très pertinente car il m'a fallu BEAUCOUP, mais alors beaucoup de recherches avant de trouver le meilleur moyen pour optimiser cette visite, je vous présente le Nin Tour ou Norway in a Nutshell.

Pourquoi beaucoup de recherches? Car déjà je ne comprenais pas de quoi il s'agissait. Les options présentées étaient assez difficiles à appréhender sans parler du nom impronoçable des fjords qui rendaient les choses un tantit plus compliquées qu'elles ne l'étaient déjà. Je ne savais pas s'il fallait louer une voiture, faire une croisière, partir dans le cadre d'un voyage organisé ... mais toutes ces options ne me satisfaisaient pas.

C'est là que le Nin Tour paraissait le moyen idéal pour notre visite. Le Nin est une combinaison de moyens de transports publics (train, ferry, car) allant d'Oslo à Bergen (aller simple ou aller retour). Cette combinaison permet ainsi de passer par la voie scénique et de s'en prendre plein les yeux. On peut faire la route d'une seule traite, s'arrêter au milieu et reprendre par la suite (ce que nous avions fait), le faire en une seule traite avec retour à Oslo dans la foulée (et dans ce cas il y a un notamment un train de nuit à prendre).

https://www.norwaynutshell.com/original-norway-in-a-nutshell/



N'étant pas spécialement avide du attrape-moi-si-tu-peux pendant les vacances (ou même en temps normal), nous avons décidé de faire une pause au milieu du Nin Tour pour mieux voir les fjords qui nous intéressaient. Voici donc l'itinéraire que nous avions pris - les étapes numérotées sont celles qui font partie du Nin Tour:

1. Train d'Oslo à Myrdal
4h de train, réservations recommandées en plein saison si on décide d'acheter les tickets séparèment.
Le train s'arrête notamment à Finse, à 1222m d'altitude et on a eu la belle surprise d'un sommet enneigé .. en plein mois d'Août ! Only in Norway.




2. Train de Myrdal à Flåm (Flamsbana)
Trajet de 45mn.
La route monte à 800m à travers une vue magnifique qu'on peut observer des deux côtés du train. On s'arrête deux fois pour laisser les passagers prendre des photos, et notamment à côté de la cascade Kjosfossen à 669m d'altitude qui nous a bien arrosé. On a même eu la surprise d'une danseuse-envoûteuse sortie de nulle part.
Le train est moins comfortable que le premier et pas de réservations possibles. Il y a même des passages qui sont restés debout pendant le trajet mais les 45mn passent très vite.






[ C'est ici que nous avons bifurqué du NiN pour rajouter une étape supplémentaire.
Nous avons passé 2 jours à Balestrand, un petit village loin de tout, carrèment déserté en hiver. On ne peut y accèder que par Ferry - ou alors par voiture mais le trajet est plus long.  Je vous recommande d'ailleurs Balstrand qui a un charme fou, à la place de Flåm qui, à mon avis, est bien trop prise d'assaut.







Notre but était de visiter Fjærlandsfjord - qui ne peut d'ailleurs être visité qu'avec un ferry de Balestrand. Une fois à Fjærland, on visite aussi le Glacier ainsi que son musée.










Ce sont toutes ces visites en ferry qui nous ont le plus enchantées. On a l'impression d'être seuls au monde avec la nature, intacte, à perte de vue, le bruit du silence amplifié par les collines et les fjords ... pour apercevoir de temps en temps une petite cabane au milieu de nulle part sans même une route pour y accèder ou encourager des sportifs téméraires naviguant en kayak.

Le voyage entre Flåm et Balstrand se passe à travers l'Aurlandsfjord sur 29km de longueur ; ce dernier est une branche du Sognefjord - le fjord le plus long d'Europe, le deuxième plus long du monde et le plus large de Norvège, rien que ça !]

3 - Ferry de Flåm à Gudvangen
2 heures de trajet - on reprend le ferry pour un tour majestueux  à travers le magnifique Nærøyfjord, site classé Patrimoine Mondial par l'Unesco.
Seul petit bémol: le ferry était plein à craquer.  Et les gens ne veulent pas céder leur place dès qu'ils ont trouvé un coin sympa pour prendre les photos, ce qui m'a un peu enragé je dois avouer.
Mais avant de monter dans le ferry, et si vous cherchez un coin pour manger, je vous conseille de vous aventurer un peu en laissant les restaurants sur le quai, direction les vendeurs de hots dogs un peu plus loin pour un repas sur le pouce plus rapide, moins cher et tout aussi bon.







4 -  Le car de Gudvangen à Voss.
Le car n'attend que les passagers du ferry pour partir dans la foulée. Alors on se dit après les fjords et la nature à perte de vue il n'y a plus rien qui peut nous impressioner ... et bien, j'ai eu tort ! Le trajet passe par la Stalheimskleiva, une petite route descendante toute en lacets serrés avec une pente à 18% ! Autant vous dire qu'il faut avoir les nerfs solides: chapeau bas monsieur le chauffeur de bus !
On admire notamment sur la route deux magnifiques cascades.
Si vous pouvez, asseyez-vous du côté droit du bus, et le plus proche possible du conducteur pour avoir une super vue sur la route en lacets et les cascades.



5 - Dernière étape, le train de Voss à Bergen.
Pas de réservation nécessaire si on achète les tickets séparèment. Une petite heure de route, pas grand chose à voir ... et à ce stade du voyage, je crois qu'il y a overdose de route scénique, comme quand on sent trop de parfums, le nez ne capte plus rien.



En ce qui nous concerne, j'ai étudié en long et en large les prix des étapes séparèment avec les réductions éventuelles qu'on peut avoir avec ma fille de 7 ans à l'époque (Août 2015). Mais finalement, et je crois parce que c'était la haute saison et qu'on na pas acheté les billets plusieurs mois à l'avance, c'était bien moins cher et plus pratique d'acheter le "tour", à savoir donc tous les tickets à la fois. Je les ai acheté à la station de train à Olso mais on peut aussi le faire en ligne, sur le site Norway in a Nutshell.

Je recommande donc ce tour à toutes les personnes qui veulent en prendre plein la vue, sans trop se prendre la tête.

vendredi 30 septembre 2016

Mon projet photo #FromAtoZ

Je ne sais pas pour vous, mais je suis déjà fatiguée de cette rentrée. La reprise de l'école, les courses pour les fournitures scolaires, l'organisation du quotidien, les activités, le boulot, les rdvs pris et les autres qui restent encore à prendre, le tri des vêtements, ma compta toujours pas organisée ... alors que je n'ai qu'une envie, partir bien loin, là tout de suite, avec une petite valise (le truc que je ne sais pas faire), ma fille et mon mari à mes côtés, l'appareil photo autour du cou, et un carnet pour tout noter et rien oublier.

Mais les vacances, ce n'est pas pour tout de suite  et c'est bien dommage. Soupirs.

En attendant, je me suis replongée dans mes souvenirs de voyage: les guides, les plans, les cartes de visites, les tickets de musée et de métro et surtout, surtout les photos. Et j'ai eu envie de m'amuser un peu, de redonner une nième vie à ces souvenirs de voyage ... et de vous faire voyager avec moi par la même occasion.

C'est là où j'ai eu cette idée de projet, challenge, défi, exercice, ou jeu, peu importe comment on l'appelle , peu importe comment on voit la chose. Ce projet, je l'ai appelé #FromAtoZ.

#FromAtoZ consistera pour moi à poster tous les jours, à partir de demain, 1er Octobre, sur Instagram la photo d’une ville, un village ou un endroit que j’ai déjà visitée, et ce en suivant l’alphabet.






J'ai déjà regardé et fouillé la quantité astronomique de photos dont je dispose et je sais dores et déjà qu'il y aura certains loupés comme le H, le Q ou encore le W mais c’est justement ce qui rend cet exercice intéressant ! A moi de penser "en dehors de la box" et faire preuve d'imagination ...

Je commence donc demain, sur Instagram. Je reposterai le tout sur Facebook au fur et à mesure et ici même à la fin du projet acec les endroits et les photos choisies.

Et si vouss avez envie de faire ce projet, je vous propose d'utiliser le hashtag #FromAtoZ sur Instagram pour que je puisse vous retrouver. Pas d’Instagram ? Pas de problème ! On peut aussi utiliser le hashtag #FromAtoZ sur Facebook ou encore Twitter. L'essentiel est de s'amuser et de (se) donner envie de voyager ! Et surtout, n'hésitez pas à me taguer pour que je vienne voir et prendre un bol d'inspiration et d'évasion en regardant vos photos.

D'ici là, je vous souhaite un bon week-end !


mercredi 13 juillet 2016

{City Guide} 36 heures à Milan



Partir en week-end, sans enfant, sans mari, retrouver ses amis, l'insouciance et les souvenirs qui vont avec ... J'en ai rêvé depuis un long moment et j'ai finalement sauté le pas le week-end dernier. J'ai profité d'un déplacement à Genève pour retrouver des amis pas vus depuis 8 ans. On s'est donné rdv à Milan. Vendredi soir je prends donc le train direction l'Italie, un long périple de 4 heures tout de même mais j'étais heureuse de retrouver mes chers amis.

La dernière fois qu' j'étais en Italie c'était l'année dernière, pendant les vacances d'Avril où on a fait un périple en famille : Bologne, Florence, Pise, Venice et Vérone. On a passé un super voyage, profité de chaque instant sans parler bien entendu de la dégustation des mets italiens les uns plus succulents que les autres.

Ce week-end n'était pas une exception. C'était tout simplement parfait pour décompresser, se retrouver et profiter da la jolie ville qu'est Milano. On en a profité pour se raconter le temps qui est passé trop vite, mais aussi pour faire quelques visites et quelques boutiques et profiter de la gastronomie italienne.

Si vous avez donc 36 heures à passer à Milan, voici mes petites adresses pour en profiter:

Que visiter absolument?

En un week-end, on n'a pas le temps de visiter beaucoup d'endroits mais El Duomo reste le monument incontournable ! Cette bâtisse impressionnante de style gothique est la 3ème plus grande église du monde. La construction de la cathédrale a commencé au 14ème siècle mais ne fut achevé que 5 sicèles plus tard. Ornée de 2000 statues et d'une centaine de flèches, El Duomo est impressionnant et domine la place qui porte le même nom. Le spectacle est encore plus époustouflant la nuit ... mais on y reviendra par la suite !




Le Duomo est stratégiquement bien placé avec la Galleria Vittorio Emmanuele II (El secundo, et non Due, comme me l'a gentiment fait remarquer mon ami suisse italien) sur la droite - si on a le Duomo derrière son dos. Cette galerie du 19ème siècle est une pure merveille: que ça soit le carrelage au sol ou la voûte de verre et d'acier, on ne peut qu'admirer ce beau passage qui contient un nombre impressionnant de boutiques de luxe.





Au bout de la gallerie, en traversant la route, on se trouve nez à nez avec la Scala de Milan, moins impressionnante en vrai de l'extérieur. Mais je parie que l'intérieur est somptueux: un beau prétexte pour revenir très vite à Milan.

Entre la Scala et la boutique Trussardier, se trouve le Quartier Brera, un vrai coup de coeur en ce qui me concerne avec ses rues pavées, ses petits cafés et boutiques au charme bohème. Un quartier calme, qui a gardé son authenticité, aux antipodes de la jolie mais si bruyante place Duomo.









Où loger?

NH Hotel Touring (2, Via Ugo Tarchetti)
Un hôtel 4 étoiles à 10mn à pied de la gare, à 15mn à pied d'El Duomu. Chambre spacieuse, lits comfortables, clim qui fonctionne parfaitement (très important dans une ville où les températures ont dépassé les 30° ce week-end). Très bon rapprot qualité prix avec le petit déjeuner servi jusqu'à 11h le samedi, et jusqu'à midi le dimanche.
| Note de cœur: ★★★★







Où shopper?

Pour se réfugier de la chaleur ambiante, direction La Rinascente (3, Via Sante Radegond) sur la place, c'est l'équivalent des Galeries Lafaeyette locales. J'avais surtout pour mission d'acheter un portefeuille pour une amie mais pour ceux qui veulent shopper de la marque italienne, je suis sûre qu'il y a de quoi y passer tout son week-end. Car oui, même le dimanche La Rinascente est ouvert.
| Note de cœur: ★★★

Dans le quartier de Brera, j'ai succombé au charme de la Rigadritto (6, via Brera), une petite boutique tenue par une dame charmante et très sympa, qui propose une jolie sélection très originale de cartes, de carnets, de stylos, de cahiers et plein de petits articles chouettes. C'est le genre de boutique où je me ruinerai avec plaisir.
| Note de cœur: ★★★★



Désormais, ma nouvelle boutique préférée de fringues c'est officelement COS (5, Corso Venezia)!
Une chaîne de magasins que je découvre donc à Milan mais il semblerait qu'on trouve quelques adresses en France aussi. Des lignes basiques, des coupes droites, des couleurs simples. Bref, tout ce que j'aime. J'ai d'ailleurs craqué pour une jolie chemise et ... une robe ! Ceux qui me connaissent vous diront que c'est un événement en soi.
| Note de cœur: ★★★★

Où manger?

On évite de manger sur la place et on emprunte une des petites ruelles derrière la galerie pour une bonne salade, un bon plat de pâtes ou de pizza au Charleston (8 Piazza Liberty). Les prix ne sont pas forcèment tout petits mais les produits sont bons et le service efficace et rapide.
| Note de cœur: ★★★

Le soir, nous avions réservé une table au Signorvino sur les bons conseils d'un ami Milanais (Angolo C.so Vittorio Emanuele). C'est pile sur la place, derrière El Duomo donc à priori dans un endroit très touristique mais la carte est succulente, variée, originale mélangeant les classiques italiens et les bons produits du pays. Mention spéciale pour les hors d'oeuvres à partager (ou pas). N'hésitez pas à demander une place avec vue sur El Duomo au premier étage, réservations recommandées.
| Note de cœur: ★★★★★

Pour une salade ou une focacia au Bresaola sur le pouce, le Princi Bread (21, Corso Venezia) est parfait. On peut manger sur place ou commander à emporter pour manger par exemple au parc  Indro Montanelli à 5mn de là. Seul petit bémol : le service un peu caothique à l'heure de pointe.
| Note de cœur: ★★★★★

Malgré plusieurs séjours en Italie, c'est la première fois que je découvre la Fior Di Latte - Fleur de Lait. Avec un nom si poétique pour une glace principalement à base de lait, je ne pouvais que succomber. Et c'est chez Cioccolati Italiani (4, Via S. Raffaele), une gelataria à quelques pas d'El Duomo que j'ai trouvé mon bonheur.  Le Happy Cone, une glace combinant nutella et plusieurs boules de glace a ravi les papilles de mes amis.
| Note de cœur: ★★★★★


Et pour faire le plein de petits chocolats voire succomber à la deuxième glace de la journée (ou plus, je ne critique pas), direction Cioccogelateria Venchi (21, Piazza dei Mercanti), une jolie petite boutique gelateria x chocolaterie.
| Note de cœur: ★★★

Où boire un verre?

Un seul endroit à ne pas rater : la terrasse de La Rinascente, ouverte jusqu'à minuit, pour une vue imprenable sur El Duomo. On dîne ailleurs, on ne prend pas de dessert. Et avant de se rendre sur le rooftop, on passe au Food Hall de la Rinascente (également ouvert jusqu'à minuit) pour faire le plein de macarons à déguster avec un bon cocktail et El Duomo en toile de fond.
| Note de cœur: ★★★★



Ciao tutti !

jeudi 30 juin 2016

{Tes} 8 ans

Il flotte déjà un parfum de vacances dans l’air … mais demain, c’est son dernier jour d’école. Cette année est passée tellement vite. Elle ressemble de plus en plus à une pré-ado, loin de la petite fille aux joues rondes et jolies bouclettes qui avait besoin de toujours me tenir la main, dès qu'on mettait les pieds dehors.

D’ailleurs le bébé en elle me manque. Les premiers mois à l’allaiter, à la bercer, à la trimballer partout où j’allais me manquent énormément.

Il y a 6 semaines, elle a fêté ses 8 ans … mais la lettre que j’écris à chaque fois, pour arrêter le temps, prendre du recul et (re)voir tout ce qu’elle a accompli cette année est restée sur le disque dur de mon ordinateur.

D’ailleurs, j’avoue, pour cette année, j’ai failli ne pas écrire de lettre. La cause ? Beaucoup de fatigue de mon côté et l’impression de répéter encore et toujours les mêmes phrases – fais pas ci, fais pas ça etcetera, etcetera.

Et puis non, je ne vais pas laisser ces mauvais moments me priver de ce petit exercice que je chéris tant. J’espère pouvoir réunir toutes ces lettres pour les lui offrir le jour de ses 18 ans. Ça serait donc dommage  de la priver, de me priver, de cet instant précis qu’offrent ses 8 ans.

Ma chérie d’amour,

Depuis plusieurs semaines tu trépignes d’impatience et tu comptes les jours et les dodos pour enfin avoir 8 ans. L’an dernier déjà tu avais hâte d’en avoir 9. Et moi, je n’ai qu’un envie, arrêter le temps qui passe bien trop vite.

Arrêter ce temps qui passe …. pour te voir enchaîner des pas de danse à tout moment de la journée et retrouver avec plaisir ta maîtresse et tes camarades de danse.

Pour t’écouter chanter, inventer des rimes et des mots que seule tu comprends.

Pour te voir créer des histoires avec tes poupées et tes figurines et gare à nous, tes parents, si on tend l’oreille pour en capter quelques bribes.

Pour te regarder t’intéresser à la mythologie grecque et aux super héros ; à lire parfois des heures tes albums de Tom Tom et Nana ou les aventures de Twiny, ta fée préférée.

Pour te voir prendre la vie du bon côté, danser sous la pluie, et de ne pas me faire de souci car, selon toi « t'inquiète maman, je gère » !

J’adore tes longs cheveux que je rêve de coiffer avec des tresses, des barrettes et serre-tête. Mais toi, tu ne veux qu’une queue de cheval « haute » et gare à moi si un cheveu dépasse du haut de ta tête.

J’aime te chercher du regard à la sortie de l’école, et t’apercevoir, furtivement,  rire aux éclats avec une ou un camarade de classe …avant que tes yeux croisent les miens, que ton visage s’illumine et que tu arrives en courant en te jetant dans mes bras … et en me jetant ton cartable par la même occasion.

Tu donnes ton avis avec véhéménce et a du mal à en changer. Tu te fais du souci pour les autres, que ça soit tes amis, des personnes inconnues croisées ici et là, et même les chiens et chats qui errent dans le quartier.

Tu es intrépide, et ne tiens pas en place. Tu as toujours besoin de bouger, de courir, de sauter. C’est toi qui m’a donné le courage pour aller jusqu’au bout de notre baptême de plongée à Tahiti. Sans toi, je ne me serai pas jettée à l’eau, au sens littéral du terme.

Mais parfois, tu m’offres cet aperçu de toi, adolescente, et franchement, je n’ai pas hâte. J’appréhende déjà les soupirs et les yeux levés au ciel. Il y a d’ailleurs des jours où ta capacité à râler dépasse largement mon seuil de tolérance … ou quand tu cherches encore et toujours des excuses pour sortir du lit le soir, ou encore quand il faut répéter la même consigne n fois, avant d’avoir une réaction, un résultat.

Cependant, je crois, que le plus dur pour moi est d’apprendre à te laisser devenir celle que tu es. A ne pas vouloir faire de toi quelqu’un que tu n’es pas, à ne pas faire de toi une mini-moi.

Merci pour ton amour inconditionnel. Pour tes rires et sourires. Pour tes bisous et câlins. Merci d’être là, dans ma vie.

Ta maman qui t’aime.




mercredi 8 juin 2016

Le foot c'est pour les garçons.


Hier, comme à son habitude au moment du goûter à la maison, ma fille me raconte sa journée à l’école : ce qu’elle a fait en classe, ce qu’elle a fait à la récré, la collation qu’elle s’est encore (!!) échangée avec sa copine, la carte Pokémon que son copain lui a promis … et puis, elle me dit, avec des cerises pleines la bouche : « Tu sais, untel m’a dit que j’avais pas le droit de jouer au foot. Que c’était que pour les garçons ».

Ceux qui me connaissent savent que je suis intolérante devant ce genre de réflexions ! Depuis quand le foot n’est que pour les garçons ? On ne lui a jamais parlé de la coupe du monde féminine du foot ? Faut-il un pénis pour taper dans une balle ? et puis … Mais je me reprends, j’inspire profondément et lui demande :
 « - Et tu as répondu quoi ?
- Ben rien, j’ai continué à jouer au foot avec les autres».

Je ne sais pas si c’est l’âge de ma fille et donc de ces camarades (élèves de CE1) mais elle me raconte de plus en plus des réflexions de ce type : un garçon qui fait une fête d’anniversaire Avengers et qui ne veut donc pas inviter les filles car – c’est bonne connu – les Avengers ce n’est QUE pour les garçons, un autre qui refuse de faire un atelier découpage/collage avec des feuilles roses car le rose – c’est bien connu – c’est pour les filles (j’ai pris un malin plaisir à lui faire remarquer que son t-shirt était bien rose, rose pâle peut-être, mais bien rose !!), ou encore l’autre copain de classe qui se moque ouvertement de ma fille parce qu’elle portait un t-shirt Star Wars avec des Stormtroopers et que c’est bien connu, Star Wars ce n’est que pour les garçons.

Mais d’où leur vient cette idée, si tôt dans leur vie, que Star Wars, Avengers c’est pour les garçons, et que le rose c’est pour les filles ? A quel moment se forment ce genre d’idées ? Est-ce la faute des parents, des fabriquants des jouets, de l’école ou celle de la société en général ? Véhiculons-nous-mêmes des stéréotypes au quotidien sans nous en rendre compte ?

Soupir.

Prenez l’exemple de cette conférence dont j’ai vu l’affiche passer la semaine dernière. Une conférence qui invite les « mamans » pour leur donner conseils, outils, techniques pour soutenir leurs enfants qui passent le Bac. Et les papas dans tout ça ? Ils n’ont pas de rôle à jouer ? Réponse de l’organisme – dont je tairai le nom - : « Les mamans sont les plus stressées pendant la période du bac, le transfert du stress peut se faire plus facilement de la maman à son enfant. Les papas gèrent mieux leur stress face à ces situations ». Seriously ? 



Le même semaine, une autre conférence organisée par ce même organisme sur l’industrie à l’ère du digital ou quelque chose de ce genre (c’est bien connu, mon petit cerveau de femme ne peut appréhender ce genre de problématiques) : table ronde avec 4 invités hommes et un modérateur. Où sont les femmes ? Tout comme le grand philosophe Patric Juvet, j’attends toujours la réponse.

Un autre exemple criant de vérité, tout aussi inquiétant car venant d’une école de maternelle qui devrait donner l'exemple aux enfants dès leur plus jeune âge. Cette école envoie un message, un email, aux « messieurs », aux « papas » des enfants de l’école pour solliciter leur aide afin de réaliser le montage du podium en vue de la fête de fin d’année. Réponse brillante d’une des mamans: «Désolée, chez nous les garçons sont à la cuisine et les femmes montent les meubles. On ne vous sera d’aucune utilité cette année ! »

Le pire là-dedans ? C’est quand on met le doigt sur des scènes de sexisme ordinaire et que la personne en face balaye tout cela d’un revers de sa main. Cela peut-être un homme mais aussi des femmes. Et j’avoue que cela m’affecte bien plus que si c’étaient des hommes.

Si nous, entre femmes, nous ne sommes pas capables de relever ces actes de sexisme ordinaire à notre égard, comment inculquer l’égalité à nos enfants ? Comment apprendre à nos garçons à respecter les filles, et les femmes qu’elles seront plus tard ? Comment expliquer à nos filles, qu’elles ne sont pas limitées par leur organe génital ? Que si elle a envie d’être charpentière ou footballeuse, ou astronaute ou que sais-je c’est elle qui décide, que ce sont ses compétences qui décident et non la place que les autres veulent lui donner dans la société ?

Le problème avec le sexisme ordinaire, c'est qu'il est tellement ancré dans les esprits, dans les habitudes, qu’il devient inconscient. Et c’est souvent dans nos échanges au quotidien, ceux de nos enfants avec leurs camarades, mais aussi en entreprise, dans la rue ou à la télévision qu’il se pratique, au vu et au su de tous. Et les exemples que j’ai cités ne représentent que le 1% de ce que j’ai vécu ou de ce que d’autres ont vécu.

Ce sexisme ordinaire, inconscient, est bien ancré dans chacun de nous, et je m’inclus dedans bien entendu. Je me surprends parfois à juger de l’apparence vestimentaire d’une interlocutrice dans le milieu professionnel alors que je ne le fais pas automatiquement avec un interlocuteur. Je me surprends parfois à me demander mais comment fait untelle pour s’occuper de sa famille vu les déplacements qu’elle fait, et jamais, jamais, je me pose la question quand il s’agit d’un homme.

Comment donner l’exemple moi-même ? Comment éviter à ma fille d’assimiler les préjugés ou de perpétuer des schémas qui renforcent les clichés ?  Et si pour commencer, on ne se taisait plus et qu'on montrait du doigt ces actes de sexisme ordinaires, à chaque fois qu'elles se produisent devant nos yeux, qu'on soit homme ou femme, fille ou garçon? Car, et je le crois très fort, on a tous un rôle à jouer.


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