Affichage des articles dont le libellé est I remember. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est I remember. Afficher tous les articles

mardi 15 janvier 2013

Ces trucs qui m’ont énervée enceinte...


Devoir expliquer à chaque nouveau médecin que je vois, que non, je n’ai pas pris de poids pendant ma grossesse, au contraire et que du coup, désolée, je ne peux pas faire plus attention que ça.

Devoir demander l’ouverture d’une caisse prioritaire … le temps de trouver un responsable, de lui expliquer, d’essayer de ne pas le taper quand il ricane en disant, mais vous êtes pas handicapée madame ... j'aurai mieux fait d'attendre dans la file d'une caisse normale.

Devoir demander de passer en priorité en caisse prioritaire (encore, oui) car voyez-vous, on est enceinte et c’est une caisse prioritaire … et devoir expliquer à la dame qu’être enceinte de 9 mois et être enceinte de 4 semaines, et ben, c’est pas tout à fait la même chose

Devoir expliquer que non, on ne connait pas le sexe du bébé et que oui, on ne fait pas semblant de ne pas savoir. Et que c’est pas grave si mon bébé s’habille en blanc, gris, rouge les premiers jours après sa naissance du moment qu’il est en bonne santé.

Devoir écouter les histoires sordides des autres mamans (l'épisiotomie, les forceps, le cordon autour du coup, les nuits sans sommeil et j'en passe). Ben oui, je n'était pas DU TOUT angoissée à la base et toutes ces histoires m'ontfont un bien fou. Ou pas.

Devoir expliquer encore et toujours que je ne suis pas enceinte de jumeaux. C'est juste que j'accouche dans quelques jours.

Devoir faire semblant de me marrer devant cette collègue qui n'arrêtait pas d'imiter ma "démarche" de canard alors que j'avais envie de tout ... sauf me marrer.

gifs
crédit photos: Identity Thief 

lundi 17 décembre 2012

Lundi Nostalgie: Maya l'abeille, le retour *




J'aime faire découvrir à ma fille les dessins animés de mon enfance, revivre avec elle ces émotions, voir ses yeux briller et répondre aux tas de questions qu'elle pose immanquablement sur quand j'étais petite.

Quelle ne fut ma surprise de découvrir que Maya l'abeille, cette petite créature espiègle et sympathique qui a marqué mon enfance, revient sur TF1 avec de nouveaux épisodes, en 3D, tous les mercredi matin sur Tfou. Une occasion en or pour lui faire découvrir Maya et ses compagnons de route et répondre à toutes ses questions sur quand j'étais petite.


lundi 15 octobre 2012

Comme un doux parfum de souvenirs d'antan

Il y a des souvenirs qui restent bien enfouis
Et n'attendent qu'un petit déclic pour rejaillir

Comme des photos, témoins d'un temps passé
Qui nous rappellent des moments vécus ... ou racontés


Et telle une madeleine de Proust
Il y a des odeurs qui gardent en elles l'intensité des moments d'antan
Et l'âme des émotions vécues


Et devant ce joli colis qui sentait bon la fleur d'oranger
Des souvenirs de vacances d'été, de joyeuses fêtes partagées 
et d'innombrables émotions, se sont enchaînées
Les embrassades chaleureuses de ma grand mère bien aimée
Les salades d'orange à la cannelle et la fleur d'oranger
La chaleur des journées soulagés avec la fraîcheur d'eau de fleur d'oranger


Merci Durance pour ce généreux colis* ... et ce doux parfum de souvenirs d'antan ...


* Produits offerts par la marque

mercredi 2 mai 2012

Amsterdam, un voyage empreint de nostalgie

Il y a des voyages qui réveillent des émotions, des sentiments, jusque là bien enfouis 
Alors on y emmène ceux qui nous sont les plus chers
Pour partager ces moments avec eux
Et on suit les traces de nos souvenirs, jusqu'à la source

3 jours à Amsterdam, la ville qui m'a vu naître, grandir
Ma fille, ma mère et moi-même
3 générations qui partagent un bout de chemin
Pour une visite forte en images et des "tu te rappelles..."
Une visite où le temps est partiellement suspendu
Où on en prend plein les yeux
Où on a envie d'immortaliser chaque canal, chaque pavé, chaque maison

Amsterdam, mon amour...











mardi 13 mars 2012

Pour les (futures) mamans...(avec livres à gagner)

Quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai savouré l'idée chaque instant, chaque moment. Je me suis re-centrée sur moi, sur mon couple et .... j'ai attendu. J'ai attendu les premières échographies, attendu les premières réassurances médicales. J'ai fait des recherches à ne plus en finir pour trouver LA poussette, Le lit. Et puis c'est tout. Pas de séances de shopping intensives. De toutes les façons, je refusais de connaître le sexe du bébé. Alors à quoi bon. Mais je me suis autorisée les livres et guides de grossesse. J'en ai lu, beaucoup. Ca me rassurait, me calmait. Je suivais l'évolution de mon bébé, dans mon ventre, semaine après semaine, grâce à ces lectures.

Depuis, quand je vois des livres de ce type, je ne peux réprimer une petite nostalgie, un petit noeud au ventre qui ne demande qu'à se dénouer...




Le Journal de ma grossesse d'Olivia Toja est un de ces livres.  Plus qu'un livre, c'est un journal de grossesse, un bel objet avec sa couleur rose, sa lanière élastique qui lui confère un côté petit carnet (intime). Les illustrations sont justes magnifiques, et il y a de la place pour y consigner souvenirs et données médicales tout en apportant une mine d'informations pour le quotidien de la femme enceinte. Mais c'est aussi le support idéal pour garder, intacts, les souvenirs de cette période pleine de promesses.





Un autre livre sur un ton super décalé est Le guide pratique de la maman qui assure. Un livre que j'aurai bien aimé avoir eu moi-même à l'époque où je cherchais absolument à dédramatiser mon expérience de jeune maman. Ecrit par Kaz Cooke, une australienne connue pour son sens de la dérision et traduit par Frédérique Corre Montagu, notre maman paresseuse et drôle à nous, ce guide pratique est tout aussi rassurant qu'utile avec le plein de témoignages et de conseils d'experts.






S'il y a un livre qui m'a accompagné pendant ma grossesse et bien après, jusqu'à aujourd'hui, c'est le désormais cultissime J'élève mon enfant de Laurence Pernoud. Je me souviens encore du jour où je l'ai acheté et me suis assise à une terrasse pour le feuilleter avec la béatitude de la femme enceinte que j'étais. J'élève mon enfant est le livre complet par excellence, publié depuis plus de 30 ans déjà et ré-édité régulièrement depuis pour mieux répondre à l'actualité des parents que nous sommes.



Et vous savez quoi, chères lectrices et cher lecteurs (il y en ici ? rassurez-moi!), j'ai un exemplaire de chacun de ces ouvrages à vous faire gagner. Pour participer, il suffit de me dire en commentaire lequel de ces ouvrages souhaitez-vous gagner, et pourquoi. Vous pouvez participer pour les 3 ouvrages en laissant 3 commentaires différents. Vous avez jusqu’au dimanche 18 mars inclus. Tout relais est bien entendu le bienvenue ! Et comme il est de coutume désormais, seuls les commentaires identifiables par une adresse mail/une adresse de blog/un lien facebook ... seront comptabilisés. Il suffit de laisser l'identification dans le commentaire. Autrement, la participation ne sera pas validée.

Merci pour votre compréhension !

Edit du jeudi 29 mars:
Grâce à des commentaires innocents sur facebook pour un tirage au sort virtuel, les gagnantes sont J'élève mon enfant - Participation #15 qui correspond à laetitia N.
Le guide pratique de la maman qui assure - Participation #20 qui correspond à Nelfah
Le Journal de ma grossesse - Participation# 2 qui correspond à  eliorajolie @ gmail.com

Merci à toutes pour vos participations ! Pour les gagnantes, envoyez-moi vos coordonnées par mail !

mercredi 19 octobre 2011

Les bêtises sont intemporelles...

Flashback...

Il était une fois une petite fille de 5 ans, qui regardait son père, tous les matins, se raser de près . Alors un jour, elle a décidé d'en faire autant. Elle a attendu que ses parents aient le dos tourné, est montée sur l'escabot mis à sa disposition dans la salle de bain, s'est emparée du rasoir de son père et bapam ! Sa mère était tellement horrifiée qu'elle lui a prédit une moustache au dessus de ses lèvres, comme son père. Il va sans dire que la petite fille s'est inspectée "la moustache"  tous les jours et ce, pendant très très longtemps!

De nos jours...

Une petit fille de 3 ans, regarde son père tous les matins, se raser de près. Alors un soir, elle décide d'en faire autant. Elle attend que ses parents aient le dos tourné, monte sur l'escabot mis à sa disposition dans la salle de bain, s'empare du rasoir de son père et bapam ! Effrayée par le sang qui coule de son pouce et du haut de bouche, elle crie Maman !!! Papa !!! Ses parents courent la rejoindre dans la salle de bain. Au premier coup d'oeil, sa maman comprend tout de suite ce qui s'est passé. Rassurée de la blessure artificielle, elle ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire.

lundi 30 mai 2011

Ma Mère et Moi...

J'ai une confession à vous faire: Avant d'être mère moi-même j'avoue que je ne comprenais pas toutes ces mamans qui avaient besoin de s'éloigner de leur famille, de prendre du temps pour soi, de partir en voyage avec des copines ou que je sais-je encore, sans mari, sans enfants. Oui, vous pouvez me huer. Je le mérite.

Pour ma défense, j'ai toujours eu un modèle de mère complètement dévouée à sa famille de 4 enfants. Avec du recul, je pense même qu'elle s'est complètement oubliée.  Jamais elle nous a laissé seuls pour voyager, pour se balader, pour se déconnecter. On était toujours avec elle, elle était toujours avec nous. Je voyais bien que par moments, elle était fatiguée, dépassée par sa charge quotidienne. Je la voyais bien serrer les dents et s'interdire de se plaindre, de faire une pause.

C'était d'ailleurs le cas pour toutes les mères dans ma famille: tantes, cousines, mères de mes copines, amies de ma mère.... Elles étaient toutes dévouées, 24h/24, 7j/7, 365j/365.

Aujourd'hui, j'ai encore plus d'admiration pour ma mère.  Elle a réussi à faire de moi ce que je suis aujourd'hui. Elle a réussi à me transmettre ses valeurs de mère mais elle a également su me guider, quand j'en ai eu besoin, pour ne pas reproduire ce schéma. Elle a su me montrer, me suggérer, m'expliquer, qu'il était surtout important de savoir connaître ses limites, de prendre le temps pour soi... S'éloigner (un peu) pour mieux revenir.

Et pour tout ça, et bien plus encore, Maman, je t'aime.


mardi 10 mai 2011

3 bougies ...

Dans quelques jours, MMF (mademoiselle ma fille) fêtera ses 3 ans. Je suis toute émue à cette perspective. Je me dis qu'elle grandit, irrémédiablement, inéluctablement, tous les jours un peu plus...

Bizarrement, je n'ai pas l'impression qu'elle franchit un cap. Elle s'exprime déjà comme une petit fille, elle est propre depuis bien longtemps maintenant... Elle sait s'occuper toute seule, se brosse les dents comme une grande, s'affirme tous les jours un peu plus. Elle rayonne d'énergie et de bonheur tous les jours... et agit comme un remontant : il suffit de voir sa petite bouille, et mon coeur est prêt à exploser, tellement l'amour que je lui porte me paraît parfois violent, immense, (trop) grand.

Non, le cap, je pense sera pour la rentrée. En septembre. Elle s'impatiente déjà et me parle d'école de temps en temps. Mais j'ai le temps. Non?

lundi 21 février 2011

Lundi Nostalgie: Princesse Sarah

La semaine dernière, j'ai battu mon record d'insomnie: 3 nuits sur 7 où je n'ai pas pu fermer l'oeil avant 3 heures du matin, au moins... Pendant ces moments là, pas l'envie de lire, de bloguer ou de se concentrer devant un film. Juste zapper. Et c'est ainsi que je suis tombée sur ce dessin animé qui m'a tant fait pleurer quand j'étais petite, Princesse Sarah.


Ah, Princesse Sarah...

Pour celles qui ne connaissent pas, Princesse Sarah c'est l'histoire d'une petite fille, orpheline de mère, qui est placée dans un pensionnat à Londres par son papa, exploiteur de mines en Inde. Malheureusement, la mort et la faillite de son père font basculer sa vie: elle se retrouve reléguée au rang de petite servante maltraitée par quelques uns de ses anciens camarades et des employés du pensionnat mais surtout, terrorisée par la méchante (oui, oui !) Mademoiselle Mangin, la directrice du pensionnat.
Heureusement qu'au bout d'une quarantaine d'épisodes tout finit bien pour la Princesse Sarah ... mais avant d'arriver à ce dénouement, j'ai pleuré les larmes de mon corps.

C'était d'une tristesse cette série ! La petite Sarah subissait les humiliations et les injustices à répétition, de la méchanceté gratuite. Elle était maltraitée, affamée, elle a même dormi dans les étables ! Il n'y avait pas un épisode où je ne pleurais pas mais aussi où je n'étais pas révoltée par tant d'injustices... Je n'avais qu'une envie c'est de foutre des claques à toute cette méchanceté gratuite...

Et vous, vous vous en souvenez ? Il y a des dessins animés qui ont également marqué votre enfance? 

lundi 7 février 2011

L'allaitement... naturellement...

Ce billet, ça fait un (long) moment que je le mûris, en moi. Je ne savais pas trop comment en parler, comment aborder la question, comment évoquer mon expérience avec l'allaitement, sans tomber dans la mièvrerie, sans vexer qui que ce soit, sans me sentir potentiellement susceptible par un commentaire initialement bien intentionné.

Il a fallu que je lise le billet de Madame Zaza pour que je me décide, enfin, à partager ce vécu avec vous.

Petit flash-back. Cours de préparation à l'accouchement. Thème: l'allaitement.

La sage femme fait un petit tour de table en nous demandant ce qu'on comptait faire en matière d'allaitement. Il y avait de tout: les pro-allaitement maternel, les pro-mixtes, les pro-allaitement au bib... Moi je ne comprenais pas tout ce remue ménage. Je pensais (naïvement) que l'allaitement, c'est ce qu'il y avait de plus naturel. Il suffit de mettre le bébé au sein, et hop, il l'attrape et tétôte jusqu'à plus soif ... Enfin, c'est l'image que j'ai gardé en tête. J'ai toujours vu ma mère, mes tantes, mes cousines allaiter avec une facilité déconcertante. En ce qui me concernait, je ne me posais même pas la question de l'allaitement au sein, la question que je me posais (à l'époque) était combien de temps l'allaitement exclusif allait-il durer. Oui, vous pouvez rire. Moi aussi j'en ris. Mais après coup.

Je vous épargne les détails de la mise au sein, de la montée de lait qui n'arrive pas, de mon sein qui produit pas ou peu de lait, des crevasses et irritations que j'ai subies, du sein qui laisse passer du sang au lieu du lait, des larmes que je verse et des cris que j'étouffe à chaque tétée...  Je vous passe les détails de mes rdvs avec la conseillère d'allaitement à la maternité, de la conseillère à la PMI, du pédiatre... Je vous fait grâce du descriptif technique de tous les tire-laits de la planète essayés y compris le tire-lait semi manuel qui s'actionne avec le pouce (si, si, ça existe !) ou des bouts de silicone lavables pour protéger les tétons à chaque tétée...

J'ai tenu comme ça deux mois et demi. En alternant avec un biberon au lait de vache. Deux mois et demi d'acharnement, d'espoir, de (beaucoup de) larmes, d'essais, de suivi. Et puis du jour au lendemain, j'ai arrêté le sein. J'avais chopé une infection que ne s'éliminait pas sans un traitement antibiotique de fond. Je pensais que le sevrage allait se passer sans trop d'encombres, vu que ma fille était déjà habituée au biberon. A croire que j'avais encore tout faux. Heureusement que cette étape difficile n'a duré que deux jours, finalement.

Ce que je retiens de cette expérience? Même avec beaucoup de volonté, on ne réussit hélas pas tout ce qu'on veut.  L'allaitement au sein, j'en ai rêvé et je l'ai voulu, ardemment, avec toutes mes forces. Mais il faut croire que le destin en a décidé autrement. J'ai aussi compris que l'allaitement n'est pas si naturel que ça. D'ailleurs, ma mère m'a confessé ne m'avoir jamais donné le sein. Elle m'a raconté aussi, que pour mon dernier frère, elle a beaucoup souffert à cause d'engorgements à répétition et soirées passées aux urgences. Alors que moi, j'en avais gardé un souvenir idyllique.


mardi 1 février 2011

Dire "Je t'aime" différemment

Avec ma puce, on a l'habitude de se lancer des "je t'aime" dégoulinants d'amour (oui, ça existe), des "je t'aime comme ça" ou des "je t'aime toujours"... Ca me vient très naturellement, avec elle. Ca sort tout seul, je n'y réfléchis même pas. Pourtant, les "je t'aime" francs et massifs, ça n'a pas toujours été facile pour moi.

Petite, et même plus grande, je n'ai pas vraiment gardé le souvenir de ce type de déclaration venant de mes parents. J'ai plus facilement entendu des "on est fière de toi", "mais tu sais bien qu'on t'aime, c'est normal, tu es notre fille"... Que ça soit mon père ou ma mère, ils ont toujours utilisé le "on" de circonstance avec beaucoup de pudeur, de retenue, de réserve.

Mais curieusement aussi, l'amour de mes parents, je l'ai toujours senti et je n'en ai jamais douté. Je l'ai senti à travers leur soutien inconditionnel, leurs sacrifices et leur présence. Je l'ai senti dans leur regard, dans leurs encouragements et même dans leurs remontrances. Je l'ai senti quand ils se pliaient à mes caprices les plus fous, les plus délirants mais aussi quand ils savaient rester fermes, sans se concerter, sans sourciller.

Aujourd'hui, je me projette. Est-ce que ces je t'aime dégoulinants d'amour me viendront aussi facilement, aussi spontanément quand ma fille aura 5, 10, 15 ans et plus? Ou alors je deviendrai comme ma mère, comme mon père, tout dans la retenue, tout dans le regard?

lundi 10 janvier 2011

Tout ce qu’on vous a caché sur la grossesse

… ou alors une tout petite sélection, rien que pour toi, chère lectrice, (future) maman ou pas… Oui je sais, ne me remercie pas.


- A manger différemment, tu t’habitueras : Entre les nausées matinales et les envies d'association sucré/salé bizarres, c'est sûr que la femme enceinte change d'alimentation... Si en plus la future maman n'est pas immunisée contre la toxoplasmose dans une ancienne vie, adieu salade verte et fromage à base de lait cru.

- Des histoires bizarres, on te raconteras (malgré toi): Et tout y va ! Les histoires de grossesse, d'accouchement, les détails les plus gores, les plus intimes... Les histoires de copines, de voisines, de copines de voisines, de collègues, de voisines de copines de collègues... Bref. Il va falloir s'armer de patience car même de parfaits inconnus dans une salle d'attente y vont de leur petite histoire.

- Des kilos, tu en prendras : bon là c’est vrai ce n’est pas le scoop du siècle mais sache, chère lectrice, qu’il n’y a pas de règle en la matière. Ce n’est pas parce que tu prends des kilos – en temps normal - rien qu’à la vu d’un banana split à la chantilly qu’il en sera de même lors de ta grossesse.

- Un agenda de ministre, sans secrétaire, tu géreras : des rdv à la pelle chez le gynéco/la sage femme/à l’hôpital, des prises de sang, des échographies, des monito en veux-tu en voilà…

- Même si crevée la journée, à la nuit tombée , le sommeil ne viendra pas: Entre les remontées gastriques, le ventre qui pèse (très) lourd, la sciatique qui pique : aucune position n’est confortable. Bon c'est vrai que ça arrive plutôt en fin de grossesse mais tu as l'impression que ça dure une éternité !

- Des poils à la pelle, tu en auras... et pas que sur les jambes: sur le ventre, sur les seins et même le cou et le mention ! Bref, même si ta chevelure devient soyeuse et digne de Raiponce, les autres poils disgracieux faudra les chercher à la pince à épiler !

Un grand merci pour toutes celles qui ont bien voulu partager tous leurs secrets avec moi:  JujuTout Un Fil, Cranemou, Claire D, Bergie, Camilla, Alice J et LMJ !

jeudi 2 décembre 2010

Ni responsable, ni coupable... Et pourtant...

Ou la douleur secrète d'un accouchement par césarienne...

Enceinte, j'ai eu très peur d'accoucher par voie basse. Les forums débordaient d'histoires aussi abracadabrantes que réelles avec des épisios ratées, , des péri mal dosées, des déchirures et j'en passe. J'ai fait des cauchemars à ne plus en finir les dernières semaines avant mon terme. Mais, comme une bonne première de la classe, j'ai aussi suivi tous les cours de préparation à l'accouchement, j'ai fait les exercices de respiration, j'ai massé mon périnée, j'ai fait de l'acupuncture, bref, j'ai mis toutes les chances de mon côté pour être prête au maximum le jour J....

Le jour J, rien ne se passe vraiment comme prévu. Après un déclenchement, une poche des eaux percée et 16h de travail, dont une bonne partie sans péridurale, le bébé donne des signes de fatigue et mon col stagne à 5. La césarienne s'impose.

Pour être tout à fait franche, mon col stagnait depuis un bon moment déjà et le mot césarienne a été évoqué plusieurs fois également. Mais je me suis entêtée. J'ai refusé d'entendre ce mot. Je n'étais pas prête à subir une césarienne. Le sentiment de ne pas vraiment accoucher, d'être dépossédée de mon accouchement, de rater mon accouchement, tout cela à la fois. Pourtant, j'ai essayé de poser la question pendant les cours de préparation. Comment se préparer à cette éventualité. On m'a gentiment envoyé balader.

C'est ainsi que je me suis retrouvée à refuser la césarienne plusieurs fois cette nuit-là. La sage femme m'a beaucoup soutenu. Elle a surveillé le bon déroulement des choses, vérifié le col une centaine de fois (on ne vous dit pas non plus pendant les cours que vous aurez tout le temps les jambes écartées très souvent...). Mais quand il faut y aller, il faut y aller.

L'opération en elle-même n'est pas douloureuse même si j'ai senti tous les gestes du chirurgien et que j'ai même eu un aperçu de mes entrailles en reflet sur les néons du plafond (ne fuyez pas, les détails glauques s'arrêtent là). J'ai eu le bonheur de découvrir mon bébé, de la tenir dans mes bras et de l'inonder de bisous mouillés... avant d'être transférée, seule, en salle de réveil. On m'a très vite ramené ma puce pour téter le colostrum et je suis restée un long moment avec elle dans les bras. Pour moi, c'était la huitième merveille du monde.

Les jours qui ont suivi étaient moins drôles, mais ce n'est pas le propos de mon billet du jour.

Le plus difficile pour moi était de me sentir responsable, coupable de cette césarienne. Déjà, le fait qu'on a du déclencher les contractions ne rentrait pas dans le schéma, dans le fantasme que je me suis faite: Réveillée à 3 heures du matin par des contractions qui s'intensifient, je perds les eaux dans la foulée et je réveille MMM pour lui dire, ça y est, c'est le moment tant attendu ! Ca c'était mon fantasme.

La réalité était celle d'un accouchement (j'ai beaucoup de mal encore à parler d'accouchement, 2 ans et demi après) médicalisé. D'une opération chirurgicale. Beaucoup de femmes vivent l'accouchement par voie basse comme un trophée (sans parler de celles qui accouchent sans péridurale). Et c'est exactement ce que je me disais pour me motiver, pour me préparer au moment tant attendu/redouté.

Attention, je ne remets absolument pas en cause la décision du staff médical. Ils m'ont beaucoup soutenu, ils étaient à l'écoute, surtout la sage femme qui ne m'a pas quitté de la journée/soirée/nuit. Je leur/lui dois beaucoup. Mais le fait est, je me suis sentie dépossédée de cet accouchement. Et je n'ai surtout pas pu me sentir autrement que coupable et responsable. Coupable de ce corps qui n'a pas su me soutenir, su remplir sa mission jusqu'au bout. Responsable d'avoir accepté la césarienne. Ce sentiment de, et si j'avais attendu encore un peu? Et si j'avais refusé le déclenchement? Et si je m'étais mieux appliqué à assouplir le périnée ? Et si j'avais pu faire plus de séances d'acupuncture? Et si, et si...

Quand on y rajoute un allaitement raté et foiré, vous imaginez facilement les casseroles que je me traîne (encore). Mais ça, c'est une autre histoire, l'objet d'un autre billet, peut-être.

Pour d'autres récits, rendez vous chez e-zabel, Mama Funky, Cranemou et Maman what else. Vous y trouverez des histoires différentes, de quoi vous confirmer cette idée que même la césarienne peut-être vécu différemment selon les personnes.

lundi 29 novembre 2010

Croire au Père Noël...

Il y a quelques jours, ma fille me demande avec un air super sérieux: "Maman, il est où le pin oél?". 
Moi: "Hein?"...
Elle:" Ben oui maman enfin, le pin oééééél !"
Moi: re"Hein?"...
Elle: "Le pin oéééééleuh !" - comme si le fait de crier allait m'aider à mieux comprendre ce qu'elle dit... Il a fallu l'intervention de MMM pour enfin comprendre que ma puce parlait du Père Noël.

J'avoue avoir été très surprise. En effet, je n'avais pas forcement pensé à initier ma fille aux histoires de Père Noël cette année. Pour être franche, je n'y avais même pas pensé. Mais j'imagine que la nounou a pris les devant. Il le faut bien vu toutes les publicités qui envahissent la télé, la presse et nos boîtes aux lettres. On voit même des Pères Noël qui escaladent (déjà) balcons et fenêtres.

Petite, je vivais à Amsterdam et ce n'était pas au Père Noël que je croyais, mais à Sinterklaas et ses Zwarte Piete. Sinterklaas ou le père Nicolas, accompagné de son Père Fouettard, distribuait des bonbecs et des Speculoos lors de magnifiques parades... J'en garde de beaux souvenirs. Et comme le Père Noël, Sinterklaas ramenait des cadeaux pour les plus sages entre nous. Paul & Paula en parlait justement il y quelques jours avec de belles photos de la parade.

Sinterklaas & Zwarte Piete
Ah, que des souvenirs... Des souvenirs que j'aimerai aussi transmettre à ma fille... Quoi qu'on en dise, croire au Père Noël permet de faire rêver nos enfants et donc de stimuler leur imagination. D'ailleurs, ma puce imagine le Père Noël partout: dans les arbres, dans le ciel... Elle a bien compris que bientôt, il va lui ramener des cadeaux... si elle est sage ! Pourquoi se priver en plus d'un formidable moyen de pression :)
Ce qui reste le plus difficile à faire c'est de lui expliquer que les Pères Noël qu'on voit partout (déjà), ce ne sont que des poupées.... jusqu'à ce qu'on commencer à en voir avec de  fausses barbes dans les centres commerciaux. Pour ça, je n'ai pas encore trouvé la parade...

Et vous, laissez-vous vos enfants croire au Père Noël?

lundi 22 novembre 2010

Dodie, l'allaitement et moi *

Je vais devoir vous raconter un jour mon expérience avec l'allaitement - en détail ... En attendant le récit complet de cette expérience, sache, amie lectrice, qu'au moment où je me préparais à accoucher, je n'avais nullement envisager l'allaitement au biberon. Je croyais que l'allaitement au sein allait se passer finger in the nose, comme on dit. Je n'avais donc, naturellement, pas ajouté dans ma valise maternité ni biberon ni tétine. Naïve j'étais...

Sans rentrer donc dans les détails, j'ai du envoyer MMM à la pharmacie la proche de la maternité à la recherche d'un biberon en verre. Il revient avec un biberon en ... plastoc... J'étais furax ! Il faut dire que ma petite dépression post-natale ne facilitait pas les choses. Le pharmacien lui a assuré que "Monsieur, des biberons en verre*, on en fait plus depuis bien longtemps: c'est dangereux !".  Je ne savais pas à ce moment là que ce pharmacien, malgré son attitude que je ne cautionne pas du tout, avait proposé pile poil le biberon qui me fallait: le Dodie MAM Initiation.

Ce biberon est pile ce qui nous fallait pour réussir les 2 mois d'allaitement mixte qui se sont imposés à nous, ma puce et moi. La tétine à la forme aplatie reproduit la forme du téton ce qui m'a permis d'alterner biberon et sein sans souci: une petite goutte de lait maternel sur la tétine et nous voilà repartis pour une séance intense d'allaitement, les yeux dans les yeux.

Le Dodie MAM Initiation que nous avions utilisé n'était certes pas en verre mais en polypropylène, une matière qui ne contient pas de Bisphenol A ce qui m'a valu un gros Ouf de soulagement quand la polémique Bisphénol A a vu le jour. De plus, sa valve anti-colique est conçue pour éviter aux bébés des coliques (CQFD). D'ailleurs, ma fille a très peu souffert de coliques, mais là, je ne saurais dire si c'est vraiment grâce à cette valve...


Vous l'aurez compris, nous avons été séduit par cette gamme de biberon. Même le papa vu qu'il a participé de façon très équitable à donner le biberon à des heures où il faisait encore nuit, très nuit dehors.

Vous ne trouvez pas ça bizarre que j'ai gardé la tétine et les biberons de naissance de ma fille?


Et pour plus d'informations et découvrir toute la gamme dodie, notamment des biberons en verre*, c'est sur dodie.fr que ça se passe.


[*Billet sponsorisé, thème libre]

jeudi 2 septembre 2010

Il y a 2 ans...

Il y a 2 ans, je me préparais psychologiquement à laisser ma puce chez sa nounou. Mon congé maternité prenait fin et je devais commencer ma vie de Maman-qui-travaille-en-entreprise. Je venais de passer un beau mois d'Août, à m'occuper de mon bébé, à préparer des petits plats, à me la couler douce...

C'est aussi à cette époque là que je suis devenue blog-addict même si j'étais pas une toute nouvelle dans cet univers. L'idée d'un blog sur la maternité, ma maternité, a commencé à me titiller pendant ma grossesse. Etant superstitieuse de nature, j'ai préféré que ma puce soit là, dans mes bras, bien au chaud avant de me lancer.

C'est donc le 2 septembre 2008 que mon premier post à vu le jour... Un jour après, 3 commentaires ont surgi par magie sur le billet en question, confirmation qu'il y avait bien un écho dans la vaste blogosphère: MissBrownie a été la première à avoir dégainé son com, suivie par Ratounette et e-zabel.

400 billets et des brouettes plus tard, mon blog est toujours là et se nourrit de vos visites, de vos commentaires, de nos échanges tous les jours. J'ai compris que, même si la vie de maman n'est pas facile tous les jours, je ne suis pas la seule à vivre cela. J'ai appris à partager avec vous mes aventures, à extérioriser mes joies mais aussi mes peines. J'ai appris que culpabiliser était le lot de toutes les mamans et que ce n'est vraiment pas grave.

Alors, à vous toutes, qui me suivent depuis le début ou qui m'ont rencontré en cours de route, à toutes celles que me lisent et qui commentent mes bêtises, à toutes celles que je lis et qui veulent bien partager un bout de ce qu'elles vivent...Je vous dis un grand Merci.


P.S.: Et RDV demain pour le programme des festivités de la semaine prochaine !!!

mercredi 23 juin 2010

Va comprendre...

Petite (eh oui, c'est semaine Nostalgie sur le blog) j'avais cette idée qui me hantait très souvent. Je devais avoir 5 ou 6 ans. Ma soeur en avait 3. A chaque fois que j'étais grondée, que j'étais triste, je pensais systématiquement que j'ai été adoptée.

Pourtant, il n'y avait rien qui pouvait justifier une telle idée. J'étais persuadée que ma soeur était bien la fille de mes parents vu que j'avais des souvenirs de ma mère enceinte, de ma soeur bébé ... Et comme j'en avais pas sur ma propre existence en tant que bébé, je me disais que c'était forcément parce que j'étais adoptée.

Je ne sais pas ce qui passait par ma tête dans ces moments là mais je sais que je n'ai jamais osé en parler à mes parents ni à qui que ce soit d'ailleurs...

Depuis, ces souvenirs ne m'effleurent plus sans que j'esquisse un petit sourire. Avec (beaucoup) de recul, je ne comprends toujours pas ce sentiment. J'ai cherché des réponses ici et là sans rien trouver d'intéressant. En revanche, j'ai compris que je n'étais pas la seule enfant à avoir eu des idées farfelues de la sorte... je connais même des mamans dont les enfants se sont effondrés en pleurs un jour ou l'autre en criant haut et fort " De toutes façons, je sais que je suis adopté ...!".

Et vous, avez-vous déjà pensé qu'on vous a adopté? Ou peut-être un de vos enfants vous a posé la question? Allez, dites-moi tout !

mardi 22 juin 2010

Nostalgia...

Hier soir, je me suis replongée dans les affaires de naissance et des premiers mois de ma petite puce. Une cousine dont le bébé est hospitalisé et qui se retrouve avec ce temps pourri, en rade de vêtements chauds, nous a demandé de pouvoir lui prêter quelques affaires...

Voilà donc MMM déguisé en spéléologue avec son casque à lumière au fin fond de la cave entrain de sortir les boîtes de rangement remplies de bodies, pyjamas, chaussettes, bavoirs et bonnets petite taille.

En ouvrant la première boîte, je sens tous ces souvenirs se bousculer dans ma tête, dans ma poitrine, dans mon ventre... Les échographies, notre décision de ne pas connaître le sexe du bébé, les petits achats de pyjamas et bodies neutres. Ce premier pyjama rouge Natalys avec l'inscription "La nuit, tous les chats sont gris" choisi fièrement par le papa, lui qui hait faire les magasins...


Depuis cette photo, ma puce a grandi, doublé sa taille, triplé son poids de naissance. De nouveaux souvenirs se sont inscrits dans ma mémoire ... mais les souvenirs des premiers jours restent intacts.

dimanche 20 juin 2010

Parle avec Lui...

1985, une nuit du mois de Mars. Ma mère enceinte d'un futur petit frère est partie à l'hôpital. Mes souvenirs à ce propos sont très flous. Je me souviens qu'elle a dû partir en urgence, dans une ambulance. Que le terme n'était pas encore arrivé. Que mon père était très inquiet mais qu'il faisait tout pour ne rien nous montrer.

Mon père. Petite, il m'impressionnait. Ses grandes mains, sa carrure imposante, sa démarche rapide, déterminée. Il savait ce qu'il voulait et nous aimait par dessus tout. Il pouvait être très tendre, se pliait à nos caprices avec un grand sourire mais s'emportait parfois très facilement. Dans ces moments là, on se faisait toutes petites, ma soeur et moi.

Cette fameuse nuit du mois de Mars, on venait de fêter le jour même l'anniversaire de ma soeur. Ma soeur et moi étions excitées à l'idée d'avoir un petit frère. Le destin a décidé que ce n'était pas encore le moment.

Je n'ai pas beaucoup de souvenirs, la plupart sont flous. En revanche, je me souviens d'un père courageux qui a du prendre des décisions difficiles ce nuit du mois de Mars. Je me souviens d'un papa qui nous a couvé, a veillé sur nous toute la nuit. Je me souviens d'un papa qui, au petit matin, nous emmène voir ma maman à l'hôpital et surtout, je me souviens d'un père qui me demande, à moi l'aînée, d'être courageuse pour ma petite soeur, pour ma mère. Qu'il comptait sur moi. Qu'il fallait être forte pour moi, pour elles, pour lui.

Un an après, jour pour jour. Mon petit frère était né.

Bonnes fêtes à tous les papas !

lundi 19 avril 2010

Ex, cartes and Rock'n'Roll

Ca fait plusieurs semaines que je n'ai pas le temps de lire tous les blogs que j'aime bien... ou alors je les lis, comme ça, en coup de vent, entre deux trucs méga urgents à faire, sans laisser de trace de mon passage. Ce dimanche, profitant de la sieste de la petite, j'ai pu lire quelques articles et même laisser quelques coms.... Et deux articles en particulier ont fait ressurgir des souvenirs jusqu'à alors enfouis. Une éruption inattendue de souvenirs, cassant ce tourbillon où je n'ai pas le temps de me poser, de rêvasser, de me souvenir...

C'est une histoire d'ex et de cartes... Sandra et Jane comprendront pourquoi je fais référence à leurs articles.

Ca remonte à mes années d'études... Il y a 12 ans plus exactement. Je me sens vieille là, tout à coup.

Etudiante, je vivais en internat et passait donc beaucoup de temps avec mes copines à faire tout et n'importe quoi. Une copine en particulier savait tirer les cartes. On se bousculait dans sa chambre pour qu'elle nous tire les cartes, surtout quand il s'agit d'histoire de mecs: Est-ce que je lui plaît? Quand est-ce qu'il va bordel faire le premier pas? Est-ce qu'il m'aime? Bref, que des questions existentielles...

Je l'aimais beaucoup cette copine mais je n'ai jamais vraiment cherché à me faire tirer les cartes. Quand un soir je la vois débarquer dans ma chambre avec sa pile de cartes dans les mains, je n'ai pas vraiment saisi le pourquoi du comment. Un peu maladroitement, elle m'expliquait qu'elle s'ennuyait toute seule dans sa chambre et si, je le voulais, elle voudrait bien me tirer les cartes. Après tout, pourquoi pas?

La voilà qui se concentre et me demande de couper la pile de cartes... Elle les aligne devant elle, une par une. Et sans me regarder m'annonce qu'elle voit une brunette, cheveux courts avec mon copain de l'époque (appelons-le machin sans M majuscule car il ne le vaut pas !). Et que moi, je n'étais nulle part dans ses cartes... Je n'ai pas très bien compris sur le coup. Comment est-ce qu'elle peut voir des choses qui me concernent, en l'occurrence machin, sans me voir moi? C'était possible? Bref. Elle a insisté plusieurs fois sur "sa vision" sans que je prête vraiment attention à ce qu'elle disait. Puis, de but en blanc, elle me demande où était machin et pourquoi je n'étais pas avec lui (il était aussi interne, comme nous). Je n'avais pas vraiment de réponse à donner. C'était la période des examens et on se voyait très peu la semaine...

Vous avez peut-être compris ce qu'elle essayait de me dire. Mais moi je n'avais rien compris à son histoire... C'est quelques jours après cette séance de cartomancie que j'ai finalement tout compris. Machin est venu m'annoncer qu'il fallait mieux en rester là "Tu comprends, ce n'est pas toi, mais c'est moi ... Tu mérites mieux que moi. Mais tu sais, je ne veux pas te faire de la peine et j'aimerai beaucoup qu'on reste amis ! " Bref, une excuse bidon servie pas tous les trouillards qui ne s'assument pas !

En racontant à mes copines ce qui venait d'arriver, Je voyais bien qu'il y avait un truc pas net. Gênées, elles se regardaient du coin de l'oeil sans oser dire quoi que ce soit. Finalement, celle qui m'avait tirée les cartes m'a tout avoué. Elles ont aperçu en soirée machin avec une brune aux cheveux courts sur ses genoux ! Elles ont essayé de me le faire comprendre avec cette histoire de cartes mais comme je n'avais pas compris, elles ont demandé à machin de tout m'avouer ou elles le feront à sa place... Bref, il a fini par me larguer avec ces phrases qui me hirissent le poil sans oser m'avouer la vérité...

Est-ce que j'étais triste? Oui et surtout, j'étais furieuse. Furieuse contre machin qui m'a trompée avec une autre et m'a larguée pour elle (ils se sont mariés depuis...). Furieuse contre cette brunette que je n'aimais pas déjà. Et surtout furieuse contre mes copines qui n'ont pas eu le courage de me prévenir et m'éviter peut-être l'humiliation d'un "largage" en bonne et due forme !
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...
 
Design by Small Bird Studios | All Rights Reserved