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vendredi 30 janvier 2015

Mon Kindle Paper White, 6 mois après.

De temps en temps, je me fais un cadeau, quelque chose dont j'ai vraiment besoin et envie et qui a trotté dans ma tête depuis très longtemps. Oh, je suis aussi capable d'achats coup de cœur mais de moins en moins (l'âge toussa...). Il y a donc 6 mois, j'ai sauté le pas et je me suis offerte une liseuse numérique: le Kindle Paper White.


J'ai beaucoup hésité avant d'acheter mon Kindle car j'aime la sensation du livre en main, regarder la jolie couverture en couleur et entendre le bruit des pages qui se tournent. Mais il fallait se rendre à l'évidence: je n'avais plus de place chez moi pour de nouveaux livres (j'ai encore des cartons de livres non déballés qui datent de notre déménagement en septembre 2013 !). Je lis vraiment beaucoup et vite en temps normal ... j'ai même des tours de livres dans les recoins de la maison qui menacent de s'effondrer, tous les jours un peu plus.

J'ai choisi la version avec Wi-Fi très pratique pour télécharger de nouveaux livres où je veux/quand je veux (ou presque). La batterie tient bien le coup malgré le fait que je lis tous les soirs ou presque: je dois recharger à bloc une fois toutes les 3 semaines à peu près. L'éclairage de nuit est pratique et très discret - ne gênant donc pas mon conjoint- et puis il est vraiment tout petit et léger, plus léger que certains des livres que j'achète.

Depuis que je l'ai acheté, j'ai voyagé plusieurs fois et le Kindle était là, dans mon sac à main: nous sommes devenus inséparables ! C'est vraiment chouette de ne pas avoir à se trimbaler plusieurs livres qui finissent par alourdir mon sac à main et ma valise.

Et le bilan lecture?



Pour l'instant, je n'achète que des romans en Anglais pour mon Kindle:

- Beaucoup de policier avec notamment la saga du détective Alex Cross par James Patterson. Je ne m'en lasse pas, malgré des hauts et des bas dans la saga. Ce qui est bien avec ce genre de livres est que le prix est finalement assez accessible et toute la saga est disponible sur Amazon.

- J'ai lu quelques romans de Gillian Flynn, notamment Gone Girl qui a été porté à l'écran avec  Ben Affleck et Rosamund Pike. Le roman est beaucoup plus captivant et arrive à véhiculer un vrai malaise qui prend aux tripes. J'ai découvert du coup un autre de ses romans "Sharp Objects" avec une histoire encore plus compliquée (et malsaine, oui oui c'est possible). Mais G.Flynn a cette capacité de véhiculer un arc en ciel de sentiments, des plus beaux aux plus moches.

- Il y a aussi des histoires de sorcellerie (mon pêché mignon) et des œuvres moins contemporaines comme The Custom of the Country écrit par E.Warthon au début du 20ème siècle. Ce roman raconte l'histoire d'une fille du Midwest américain qui cherche à se faire connaître à New York. J'ai cru comprendre que Scarlett Johansen est pressentie pour jouer son rôle dans une série !

6 mois après, je peux dire que je suis très contente de mon investissement, ainsi que du joli étui rose bonbon que je lui ai offert à l'occasion ! Ceci dit, je n'ai pas arrêté le livre papier, loin de là: je continue de m'offrir les nouveautés des auteurs qui me plaisent - comme le dernier de Fouad Laroui et je me suis découverte une passion pour les beaux livres sur le Maroc, son histoire, sa culture, son artisanat ... mais ça, je vous en parlerai une autre fois !

jeudi 25 octobre 2012

Confession du jeudi: j'ai lu Fifty Shades of Grey


A moins d'habiter dans une grotte, vous avez certainement déjà entendu parler de ce phénomène appelé outre-atlantique "Mummy Porn" (la littérature érotique pour la ménagère de moins de 50 ans) et donc, peut-être aussi du livre "phénomène" Fifty Shades of Grey de E.L James.



Fifty Shades of Grey c'est l'histoire de deux personnages pris dans un tourbillon de passion dévorante et un brin sado-maso. L'ateure dit s'être inspirée de la sage Twilight plutôt chaste pour proposer une version érotique avec des scènes muy caliente.

Nous avons donc Anastasia Steele, une jeune étudiante de 21 ans et un peu naïve sur les bords, qui remplace au pied levé son amie et co-locataire pour interviewer le célibataire le plus convoité de Seattle,  Christian Grey, 27 ans, un tourmenté au regard perçant. Ô surprise, ils tombent amoureux l'un de l'autre, mais lui ne veut pas se l'avouer et lui propose un "contrat" pour qu'elle devienne sa soumise ... ce qu'elle accepte... jusqu'à ce qu'elle n'accepte plus.

Bref, pas plus palpitant qu'un livre de la collection Harlequin. Je ne comprends pas encore en quoi s'est inspiré de Twilight à part le fait que ça met en scène un couple en devenir ... et que c'est écrit en 3 tomes.

C'est une trilogie divertissante, ça je le concède, mais avec beaucoup de lourdeurs. Miss Steele m'énerve avec ses dialogues ou plutôt monologues: elle s'adresse toutes les 3 secondes et demi à sa "inner goddess" (déesse interieure). Leurs échanges par mail ponctuent  le livre toutes les 2 pages. Le style est assez simple (je l'ai lu en VO) mais j'ai cru comprendre que la version française est pire (effort de traduction minimaliste). Quant aux scènes érotiques, c'est présent, même très présent mais pas de quoi fouetter (le jeu de mot !!!) un chat ou deux.

Pourquoi l'avoir lu alors? Ben déjà je ne savais pas tout ça avant de l'avoir lu (logique, non?) mais surtout, je voulais me faire ma propre opinion devant ce succès littéraire: les ventes de Fifty Shades of Grey auraient dépassé celles d'Harry Potter sur Amazon (du moins sur amazon.co.uk).

Et si vous avez peur de passer à côté du phénomène, ne vous inquiétez surtout pas: une adaptation cinématographique est à venir ... Mais le mystère reste entier quant au choix de l'éniqmatique Christian Grey même si le nom d'Ian Somerhalder figure parmi les pressentis (mais regardez moi ces yeux, et ce regard ....)




mardi 13 mars 2012

Pour les (futures) mamans...(avec livres à gagner)

Quand j'ai su que j'étais enceinte, j'ai savouré l'idée chaque instant, chaque moment. Je me suis re-centrée sur moi, sur mon couple et .... j'ai attendu. J'ai attendu les premières échographies, attendu les premières réassurances médicales. J'ai fait des recherches à ne plus en finir pour trouver LA poussette, Le lit. Et puis c'est tout. Pas de séances de shopping intensives. De toutes les façons, je refusais de connaître le sexe du bébé. Alors à quoi bon. Mais je me suis autorisée les livres et guides de grossesse. J'en ai lu, beaucoup. Ca me rassurait, me calmait. Je suivais l'évolution de mon bébé, dans mon ventre, semaine après semaine, grâce à ces lectures.

Depuis, quand je vois des livres de ce type, je ne peux réprimer une petite nostalgie, un petit noeud au ventre qui ne demande qu'à se dénouer...




Le Journal de ma grossesse d'Olivia Toja est un de ces livres.  Plus qu'un livre, c'est un journal de grossesse, un bel objet avec sa couleur rose, sa lanière élastique qui lui confère un côté petit carnet (intime). Les illustrations sont justes magnifiques, et il y a de la place pour y consigner souvenirs et données médicales tout en apportant une mine d'informations pour le quotidien de la femme enceinte. Mais c'est aussi le support idéal pour garder, intacts, les souvenirs de cette période pleine de promesses.





Un autre livre sur un ton super décalé est Le guide pratique de la maman qui assure. Un livre que j'aurai bien aimé avoir eu moi-même à l'époque où je cherchais absolument à dédramatiser mon expérience de jeune maman. Ecrit par Kaz Cooke, une australienne connue pour son sens de la dérision et traduit par Frédérique Corre Montagu, notre maman paresseuse et drôle à nous, ce guide pratique est tout aussi rassurant qu'utile avec le plein de témoignages et de conseils d'experts.






S'il y a un livre qui m'a accompagné pendant ma grossesse et bien après, jusqu'à aujourd'hui, c'est le désormais cultissime J'élève mon enfant de Laurence Pernoud. Je me souviens encore du jour où je l'ai acheté et me suis assise à une terrasse pour le feuilleter avec la béatitude de la femme enceinte que j'étais. J'élève mon enfant est le livre complet par excellence, publié depuis plus de 30 ans déjà et ré-édité régulièrement depuis pour mieux répondre à l'actualité des parents que nous sommes.



Et vous savez quoi, chères lectrices et cher lecteurs (il y en ici ? rassurez-moi!), j'ai un exemplaire de chacun de ces ouvrages à vous faire gagner. Pour participer, il suffit de me dire en commentaire lequel de ces ouvrages souhaitez-vous gagner, et pourquoi. Vous pouvez participer pour les 3 ouvrages en laissant 3 commentaires différents. Vous avez jusqu’au dimanche 18 mars inclus. Tout relais est bien entendu le bienvenue ! Et comme il est de coutume désormais, seuls les commentaires identifiables par une adresse mail/une adresse de blog/un lien facebook ... seront comptabilisés. Il suffit de laisser l'identification dans le commentaire. Autrement, la participation ne sera pas validée.

Merci pour votre compréhension !

Edit du jeudi 29 mars:
Grâce à des commentaires innocents sur facebook pour un tirage au sort virtuel, les gagnantes sont J'élève mon enfant - Participation #15 qui correspond à laetitia N.
Le guide pratique de la maman qui assure - Participation #20 qui correspond à Nelfah
Le Journal de ma grossesse - Participation# 2 qui correspond à  eliorajolie @ gmail.com

Merci à toutes pour vos participations ! Pour les gagnantes, envoyez-moi vos coordonnées par mail !

lundi 16 janvier 2012

Maman Travaille ... Un réseau, un livre, une conférence

Quand on attend son premier enfant, on est assailli de doutes et de questions. Et ce, dès la première nausée (pour les moins chanceuses entre nous). Quand on travaille et qu'on attend son premier enfant, on se rajoute le stress supplémentaire du travail: comment dissimuler ces foutues nausées, comment annoncer sa grossesse à son boss et j'en passe des vertes et des pas mûres. J'ai des souvenirs vifs de moi, au boulot, essayant de dissimuler mon bidon avec une grosse écharpe autour du cou, ce qui m'a valu un "hé, tu ne serais pas enceinte?" d'une collègue bien intentionnée. Bref.

Pour vous accompagner avec humour et légèreté dans cette phase suffisamment stressante de la vie, il y a vos copines toutes aussi bien intentionnées, les blogs (ahem)... et le livre Maman Travaille de Marlène Schiappa, fondatrice du réseau du même nom. Bon, j'avoue il y a d'autres livres aussi mais celui-là vous déculpabilisera. Si, si.

Mais attention, si vous êtes du genre à aimer les livres écrits avec un style scientifique, chiant, sérieux, passez votre chemin. Si en revanche, vous aimez lire des sujets de fond traités avec beaucoup d'humour et un ton décalé, vous serez ravie. Le ton est d'ailleurs donné dès la préface écrite par Nadia Daam, chroniqueuse aux Maternelles.

Livre offert par l'éditeur
Le guide s'ouvre avec le début de l'aventure qu'est l'annonce de la grossesse et progresse jusqu'à la reprise de travail, voire l'après-reprise de travail. Là notamment, le sujet sur le burn out maternel déborde d'idées (p.123).

Ce livre est bourré de conseils et de petits tests décalés. Si beaucoup de ces situations ont déjà été vécues, en ce qui me concerne, primipare de mon état, ce guide m'a surtout permis de déculpabiliser. Dans le style, on se sent moins seule après la lecture du livre, c'est ce qu'il faut.

Petit bémol: l'absence du Père. En effet, bien qu'un chapitre entier soit dédié au papa (p.105), j'ai trouvé un peu dommage l'absence de celui-ci dans la plupart des autres chapitres. Mais c'est peut-être aussi, tout simplement, le reflet de notre société aujourd'hui.

Et parceque "Maman Travaille" c'est avant tout un réseau pour mamans actives, la 1ère Journée des mères actives sera organisée le Jeudi 9 Février 2012 à Paris, sous le thème évident "Maman Travaille".


Cette journée aura pour thème principal la conciliation entre carrière et maternité.  Des intervenants qualifiés échangeront aux côtés d’experts de la parentalité au travail et de la conciliation vie professionnelle et vie familiale. La journée est ouverte au grand public pour des conférences, des rencontres et un cocktail déjeunatoire.

Je ne sais pas encore si je peux me libérer mais n'hésitez pas à me dire si vous y allez, on peut essayer de se rencontrer !
Pour plus d'informations, rdv sur le site dédié à l'événement Maman Travaille

jeudi 17 mars 2011

Mes petites lectures loisirs...

J'ai toujours lu, beaucoup, vite et de tout. Livres, romans, BD mais aussi magazines. D'ailleurs, j'ai des montages de magazines un peu partout chez moi, au gros désespoir de MMM.

Mais j'avoue que depuis quelques temps, j'ai peu de temps à consacrer aux magazines. Les livres et romans restent sacrés. Je lis toujours avant de dormir quelques pages. Mais les magazines, je n'ai plus trop le temps. Je suis abonnée à Elle depuis maintenant 5 ans et j'ai une bonne dizaine (si ce n'est plus) de numéros encore dans leurs sachets.

Ceci dit, j'ai toujours un peu de temps pour les magazines qui abordent les thèmes de la maternité, de la mode enfantine, des activités avec les enfants... C'est d'ailleurs aussi une de mes sources d'inspiration.

Et en ce moment, je guette particulièrement et avec beaucoup d'impatience la sortie trimestrielle d'egg et Doolittle. Merci d'ailleurs à Fanny, fondatrice du magazine egg et à la rédaction de Doolittle de m'avoir envoyé un exemplaire de leur magazine.


Si vous ne connaissez pas egg, sachez que c'est "le magazine de la femme enceinte". Et moi, j'aime le lire, même si je ne suis pas enceinte. On y trouve des témoignages très touchants de femmes enceintes, des portraits de mères inspirantes, le plein d'idées de déco et de mode pour les tout-petites et les femmes enceintes. J'aime le graphisme, les couleurs, les pages mode et déco ... et le mood kit fushcia qui sera mien le jour J.

La Chambre de Bertie - egg n°9 - Mars Avril Mai 2011
Doolittle se positionne du côté des enfants. D'ailleurs, on retrouve l'idée des "vrais enfants" partout dans le magazine. Dans ce dernier numéro, le plein de mode enfantine mais aussi un reportage sur un parc d'attraction (très) particulier en Mexique, la saga Carambar et la réponse à cette question so existentielle "Les crottes de nez, est-ce dangereux de les manger?". J'aime la fantaisie qui se dégage de ce magazine. On voyage au fil des pages, des couleurs et des images.

Et vous, que lisez-vous en ce moment? 

dimanche 15 août 2010

Quand le sort s'acharne...

Ou Seul le Silence de R.J. Ellory lu dans le cadre du prix littéraire des blogueurs saison 2


1939, Augusta Falls en Géorgie (Etats-Unis). Joseph Vaughn, un gamin de 12 ans perd son père et dans la foulée, une série de meurtres violents s'abat sur cette petite ville jusqu'alors paisible. Il s'agit de petites filles de l'âge de Joseph - quelques unes fréquentent sa classe et il découvre même le corps mutilé d'une de ces filles pas loin de chez lui - qui sont sauvagement assassinées, mutilées et pas nécessairement dans cet ordre.

Joseph Vaughn deviendra grand, les meurtres ne cesseront pas, on se met à soupçonner les Noirs, puis l'unique Allemand et sa famille qui habitent dans la région, les Etats Unis rentrent en guerre et Augusta Falls et les villes voisines rentrent également en guerre contre ce tueur de filles. La vie sera très dure avec Joseph et le sort s'acharnera sur lui de façon tout à fait exceptionnelle. C'est dans cette douleur que Joseph puise sa force, essaye de rebondir tant bien que mal, et devient un écrivain qui essaye d'exorciser ses peurs, ses fantômes à travers l'écriture.

Ce roman d'à peu près 600 pages a été lu dans le cadre du Prix Mare au Diable qui présente 10 polars à lire sur l'année. Néanmoins, "Seul le Silence" n'est pas vraiment un polar. Il y a un bien des meurtres sordides et un meurtrier en série, il y a bien une enquête policière (qui ne va pas très loin), mais ce n'est pas vraiment un polar, ni un thriller. C'est un grand roman, riche et complexe qui s'étale sur une trentaine d'années. On suit Joseph, on grandit avec lui. On vit ses émotions, on comprend sa culpabilité, on ressent de l'empathie pour ce gosse contre lequel le sort s'acharne.

Dès le début, on sait comment ça va se finir. En effet, le roman commence par quelques pages de narration où on comprend vite que Joseph tuera le serial-killer. D'ailleurs, tout au long de cette histoire, des chapitres en interlude donnent la parole à Joseph. Un Joseph accablé mais soulagé d'avoir trouvé le meurtrier et de l'avoir assassiné... Hélas, on comprend vite qu'on ne comprendra jamais les motivations du tueur en série car il est tué par Joseph avant de pouvoir se livrer... et ça, c'est particulièrement frustrant.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce pavé de 600 pages. J'ai compati avec Joseph, ce personnage complexe, maudit. J'ai adoré suivre son parcours d'écrivain torturé même si j'ai du sauter quelques scènes trop gores à mon goût mais ça ne m'a pas empêché de lire cette histoire jusqu'au bout.

dimanche 25 avril 2010

Une américaine, un Pékinios et des triades

Ou  Visa Pour Shanghai de Qiu XIAOLONG lu dans le cadre du prix littéraire des blogueurs saison 2 et gracieusement offert par alapage.com

Visa pour Shanghai est le premier roman que je lis cette année dans le cadre du prix organisé par la miss George Sand. Ca me fait penser qu'il me reste un paquet à lire (9 quoi!) et autant d'avis à écrire (voir plus, George me comprendra!)

C'est l'histoire d'une intrigue pseudo policière dont le camarade inspecteur Chen est le personnage principal. Poète dans l'âme, il doit composer avec l'inspectrice Rohn dépêchée des Etats Unis et passionée de la Chine. Ensemble, ils doivent retrouver un témoin primordial dans une affaire de triades, un témoin qui est recherché par tous, même par son mari exilé aux Etats Unis...

Pourquoi pseudo policier? Parce qu'en vrai - enfin, c'est comme ça que je le vois - Visa pour Shanghai est plutôt un roman politique voire de société où l'auteur, exilé de son pays depuis 1966 nous dresse un portrait d'une Chine en pleine mutation: ses valeurs de sagesse, de patience et de justesse en confrontation frontale avec celles de l'argent, du profit...

Qiu XIAOLONG adopte un style méticuleux où tout est détaillé ou presque : les personnages, comment ils réfléchissent, leurs habitudes, ce qu'ils mangent ! Je n'ai jamais eu autant envie de manger chinois qu'en lisant ce roman. L'histoire est ponctuée de récits littéraires, de proverbes, d'extraits de poèmes chinois. Mais c'est tellement détaillé, tellement méticuleux... que ça devient un peu lent... avec une intrigue qui a du mal à démarrer et au moment où ça démarre vraiment, elle est déjà finie !

Je vous encourage donc à le lire si vous aimez la Chine et la littérature Chinoise... mais ne vous attendez pas à lire une intrigue qui va vous tenir en haleine.

vendredi 5 mars 2010

J'aime ma famille, le livre

Il y a presque un an jour pour jour, je vous parlais déjà du site désormais célèbre "J'aime ma famille". A l'époque, je n'avais pas fait le rapprochement entre ce site d'anecdotes familiales de type "Vie de Merde" et Marlène, la blogueuse derrière Maman Travaille (entre autres, car Marlène est une vraie Shiva du monde virtuel où elle navigue avec brio entre plusieurs projets en parallèle !).

Quand elle m'a donc proposé de recevoir le livre adaptation du site, je n'ai pas hésité une seconde. Je l'ai donc reçu il y a quelques jours, avec une jolie dédicace personnalisée (avec mon vrai prénom et mon nom de scène blogueuse). J'ai presque tout lu d'une seule traite et je l'ai laissé traîner sur la table à manger, exprès pour voir la réaction de mes beaux parents de passage chez nous. Et devinez quoi, j'ai entendu ma belle mère rire aux éclats !

"Parce que l'on ne choisit pas sa famille... Voici le livre qui vous aidera à en rire plutôt qu'à en pleurer". C'est ainsi que Marlène présente l'adaptation du site du même nom, un livre co-écrit avec son associé et illustré par le célèbre Paco.

Allez, je vous laisse avec une des dernières anecdotes sur le site, car moi, j'en ai encore quelques unes à lire!
"C'est en consultant la page MySpace de ma fille que j'ai découvert que mon mari me trompait avec Iris, une amie à elle, âgée de 21 ans, et que tout le monde le savait. J'aime ma famille !" Isabelle, 40-ans.

J'aime ma famille, Edition Robert Laffont
De Loïc Lecanu (Auteur), Marlène Schiappa (Auteur), Pacco (Illustrations)

dimanche 14 février 2010

My name is Metcalfe. Stephen Metcalfe.

Ou mon humble avis sur "La Trahison Tristan" de Robert Ludlum dans le cadre de la 1ère édition du Prix Littéraire des Blogueurs.

Bon ça en jette moins que le mythique "My name is Bond. James Bond"... Malheureusement, le roman aussi.

Ca faisait déjà un moment que je voulais lire un des romans de Robert Ludlum. Après tout, Robert Ludlum est bien le maître derrière le personnage de Jason Bourne, brillamment mené à l'écran par Matt Damon. Mais il faut avouer que ce roman m'a déçue.

Pourtant, tout y est (ou presque): un fond historique propice aux intrigues d'espionnage les plus délirants (l'Europe en 1940, la ''coalition" nazi et soviétique, les alliés), une histoire d'amour entre un espion play-boy et une une étoile russe, d'autres espions américains, anglais, russes, allemands...

Le roman nous raconte deux histoires en une: une première, courte qui début avec le coup d'état contre Gorbatchev au début des années 90 et qui sert comme une parenthèse à la vraie histoire du livre présentée sous forme de flash-back. C'est l'histoire de Stephen Metcalfe, jeune playboy/espion américain envoyé par un maître espion du nom de Corky dont la devise est certainement la fin justifie les moyens. Il doit se servir de Lana, une belle danseuse étoile russe, ex du play-boy et maîtresse officielle d'un haut fonctionnaire nazi avec, aux trousses de Metcalfe, un assassin nazi, violoniste à ses heures perdues et qui tue ses victimes avec la corde de son violon.

Ce que je reproche à ce livre c'est qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue mais une succession d'événements. Ca manque globalement de crédibilité et le suspense est très lent à se mettre en place. D'ailleurs, je ne sais pas si je peux parler de suspense. Même si ce n'est pas un roman policier, le peu de romans d'espionnage que j'ai pu lire, notamment ceux de John Le Carré, ont toujours eu une cadence rythmée et une bonne dose de suspense qui manquent totalement à la Trahison Tristan.


dimanche 8 novembre 2009

Lire, c'est Grandir...


C'est avec beaucoup de plaisir que je participe au concours de MissBrownie (catégorie 2-4 ans). Pour les plus pointilleuses d'entre vous, j'ai envoyé ma participation hier soir avant minuit, tel que stipulé dans le règlement !

Pour moi, lire c'est un vrai plaisir. Le plaisir de me perdre dans les lignes d'une histoire, vivre pour quelques moments à travers les sentiments, les pensées, les humeurs d'autres êtres. J'essaye de varier les plaisir et de ne snober aucun type de littérature pourvu que ça me transporte, loin... C'est ce plaisir, cet amour des livres que j'essaye de transmettre à ma fille... Sa pile grandit à vue d'oeil: cadeaux, achats de neuf mais aussi beaucoup d'anciens petits livres ayant appartenu à ses cousins... Les livres ont une âme que j'aime voir transmettre à travers les anciens livres.

P.S.: Aucun enfant ni livre n'a été maltraité pour les besoins de la "séance photo". La pile de livre sur laquelle elle prend la pose, ne représente qu'une petite partie de sa bibliothèque. Autrement, elle ne tenait pas en équilibre (ni ma fille, ni sa pile) !

Edit du presque Dimanche: Si vous voulez voter pour ma photo, c'est le numéro 13 de la catégorie 2-4 ans et ça se passe ici.

jeudi 5 novembre 2009

Petite détective en herbe

Ou mon humble avis sur "Les Fantômes du Palace" de Martha Grimes lu dans le cadre du Prix Littéraire des Blogueurs.

C'est le deuxième roman que je lis de Martha Grimmes. Pour être tout à fait honnête, comme je lis les romans du Prix en version originale pour ceux écris en anglais, je me suis un peu plantée et j'ai lu Hotel Paradise (en VF le meurtre du lac) ... qui n'est pas le roman que je suis censée lire... Très embêtant vous en conviendrez, surtout que celui-ci faisait 432 pages de récit interminable !

C'est donc avec beaucoup de lassitude que je me suis attaquée aux Fantômes du Palace (ou Belle Ruine en VO)... Et je dois dire que je suis restée sur ma faim. Pas que l'histoire n'est pas agréable ou que le récit n'est pas fluide. Bien au contraire. On se laisse aller à partager le quotidien de cette petite très attachante même si on ne comprend pas quelques détails (trop de temps libre, des allers et venus sans que sa mère ne se pose de questions - elle n'a que 12 ans après tout). On se lasse (presque) pas des scènes de la quotidienneté (trop) détaillées (la comédie musicale de son frère, les visités à sa tante acariâtre du 4ème, son animosité envers son ennemie jurée Ree-Jane.. )

Non. Ce qui manque finalement à ce livre, c'est l'intrigue policière de base. Emma Graham, une fille très dégourdie, est censée enquêter sur un crime jamais élucidé. Malheureusement, comme dans Hotel Paradise: peu de rebondissement, une faible dose de suspense, point de frissons. Et pour couronner le tout: pas de fin à l'énigme. Ce qui a sauvé la mise pour moi? C'est d'avoir lu Hotel Paradise avant, car, il faut le souligner, Les Fantômes du Palace est bel et bien une suite à deux autres romans (dont justement Hotel Paradise) ce qui m'a permis de comprendre et de suivre plus facilement le récit.

En conclusion, si tu es un(e) une fan de polars policiers qui donnent la chair de poule, ce roman n'est pas pour toi.

Résumé de l'histoire - 4ème de couverture:
"A douze ans, Emma Graham a déjà tout d'une détective chevronnée. Devenue, grâce à ses aventures, une véritable star dans sa petite ville de Spirit Lake, en Nouvelle-Angleterre, elle doit écrire le récit de sa dernière enquête pour le journal local, mais manque cruellement d'inspiration... Jusqu'à ce qu'elle tombe sur une extraordinaire histoire de bébé kidnappé, vingt ans plus tôt, dans un palace voisin, aujourd'hui en ruine. L'enfant n'a jamais été retrouvé. Cette fois, elle tient son sujet. Et avec lui, sa nouvelle investigation. Futée et observatrice en diable, Emma plonge alors dans les secrets les mieux gardés de Spirit Lake. Car, si elle adore la célébrité, elle aime encore plus le mystère, surtout lorsqu'il est criminel..."


Edit: D'autres billets qui peuvent vous intéresser du Prix Littéraire des Blogueurs

La mort a une Maîtresse ou critique de "La Maîtresse de la mort" de Boris Akounine
L'inspecteur Bosch ou critique d'"Echo Park" de Michael Connelly
Jungle and the City ou critique de "Graines de violence" d'Evan Hunter
Coeur Volé ou critique de "Coeur Volé" de Lauren Kelly

lundi 5 octobre 2009

La Mort a une maîtresse...

Ou mon humble avis sur "La Maîtresse de la mort" de Boris Akounine lu dans le cadre du Prix Littéraire des Blogueurs.

Serait-ce juste de dire d'emblée que j'étais déçue du roman? Oui. Pourtant, j'étais impatiente de m'y plonger après avoir lu les critiques élogieuses de Martine et d'Angelita. Pourtant; l'intrigue semblait prenante et l'histoire inhabituelle....

Mais, first things first.



Moscou. L'été 1900. Une série de suicide secoue cette ville. Chaque suicide est accompagné d'un poème laissé par la ''victime", un poème décidément sinistre, un poème d'adieu, un poème qui célèbre la Mort, comme une amante. La rumeur circule: une confrérie secrète d'adorateurs de la mort serait derrière tout ça.

Macha Mironova alias Colombine, jeune paysanne crédule, arrive à Moscou à la recherche d'une ascension sociale. Celui qu'elle souhaitait avoir comme (premier) amant l'emmène dans un club. Le célèbre club de poètes adorateurs de la mort. Le but: se faire désigner comme l'Elu(e) et ainsi rencontrer la fiancée éternelle, la Mort. Le club à 12 membres, se voit renouveler à chaque suicide. C'est ainsi que Colombine se voit admise dans le club.

Eraste Fandorine alias le prince Genji, lui, souhaite résoudre le mystère, extraire Colombine de cette machine infernale et arrêter le carnange, une fois pour toute.

La maîtresse de la mort est écrit en alternant narration, lettres d'un infiltré dans le club à la police et articles de presse. Un roman noir ou la frontière entre suicide et assassinat est bien fine...

Ce roman, je l'ai lu cet été et j'étais vraiment impatiente de le commencer. Malheureusement, je trouve que la trame est trop longue, que l'intrigue manque de rebondissements et que les personnages ne sont pas assez fins (serait-ce la traduction?)... Je me suis forcée à le lire jusqu'au bout, sait-on jamais...


Edit: D'autres billets qui peuvent vous intéresser du Prix Littéraire des Blogueurs
L'inspecteur Bosch ou critique d'"Echo Park" de Michael Connelly
Jungle and the City ou critique de "Graines de violence" d'Evan Hunter
Coeur Volé ou critique de "Coeur Volé" de Lauren Kelly

vendredi 25 septembre 2009

Oui, je lis Dan Brown... et j'adore !

Ca n'a échappé à personne (peut-être) que le nouvel opus de Dan Brown tant attendu (du moins par moi) vient de sortir après un teasing de la mort qui tue.

Pour celles qui ne connaissent pas qui est Dan Brown (Ca existe? Sérieux?), il s'agit de l'auteur américain derrière le best seller controversé, le Da Vinci Code. Le même best-seller porté à l'écran par Tom Hanks et Audrey Tautou. Dan Brown, c'est aussi celui qui a écrit Anges et Démons, Forterese Digitale et Deception Point.

J'ai décidé donc aujourd'hui de vous dire tout: non seulement j'ai lu le Da Vinci Code que j'ai engloutit, j'ai également été voir le film dès sa sortie. Et ce n'est pas tout: j'ai également lu tout Dan Brown. Et en VO. Même si Deception Point est à la traîne comparé aux autres, les romans de Dan Brown demeurent de vrais thrillers, avec une écriture fluide, efficace qui tient en haleine !

C'est donc naturellement que j'ai pré-commandé son dernier livre, The Lost Symbol sur Amazon que j'attendais avec beaucoup d'impatience. Et justement, je l'ai récupéré hier soir de chez le gardien (eh oui, notre couple de gardiens gardent tous les colis pour nous !), j'ai déchiré le pack autour du livre avant même d'arriver à la maison et me suis empressée de prendre une photo avec mon super i-phone pour partager tout ça avec vous ! Mais vu que je suis plongée dans les aventures de Sookie Stackhouse, le dernier Dan Brown va devoir attendre un peu, à mon grand désespoir !

Et vous, quelles sont vos lectures inavouées et/ou inavouables? Et Dan Brown, vous avez lu un de ses thrillers? Qu'en pensez-vous?


vendredi 28 août 2009

L'inspecteur Bosch...

Ou mon humble avis sur "Echo Park" de Michael Connelly, lu en VO dans le cadre du Prix Littéraire des Blogueurs.



Même si j'ai donné une impression de vacances farniente, je n'ai pas chômé d'un point de vue intellectuel !!! (Si si, je vous assure).

Outre les lectures estivales "vampiresques" (je suis à fond dans la saga Sookie Stackhouse de Charlaine Harris adaptée par HBO en série dont j'ai déj parlé), je me suis promise d'avancer dans ma PAL pour le prix littéraire des blogueurs. Avant de partir en vacances, j'en avais à peine lu 2 sur les 10 programmés. Autant dire, j'étais loin du compte. J'ai donc décidé d'en lire 3 et mes avis sur les 3 lectures sont assez mitigés.

Mais commençons par celui qui m'a le plus plu et littéralement tenu en haleine. Il s'agit d'Echo Park de Michael Connelly (lu en VO).

Michael Connelly a tout une saga sur un inspecteur de la LAPD, du nom de Bosch. Dans cet opus, Bosch, 60 ans, revient à la LAPD après une première retraite (Echo Park étant le 12ème de la saga, ne me demandez donc pas le pourquoi du comment de cette retraite et de ce retour.... c'est le premier Connelly que je lis).

L’histoire est insufflée par l’arrestation - par pur chance - d’un tueur en série sous le nom de Waits ce qui mène vers une confession pour un crime commis il y a plus de 10 ans et par lequel Bosch est complètement obnubilé, le cas Gesto. Tellement obnubilé qu'il ressort le dossier régulièrement des archives et ressasse sans cesse les événements et avec, ses interrogations et ses doutes. Car des doutes, il en a plein ... et même des convictions: une forte conviction quant à l'identité du meurtrier, le fils d'un très (trop) riche industriel sans jamais avoir réussi à le coincer.

L'aveu de Waits et surtout ses indications pour retrouver le corps de la victime vont complètement déstabiliser Bosch. Waits serait le meurtrier de 9 victimes innocentes depuis le cas Gesto et Bosch se sent terriblement responsable de ces meurtres : il se pourrait bien que Bosch aurait pu coincer Waits il y a fort longtemps...

Je ne vais pas en dire plus pour ne pas dévoiler l'intrigue mais sachez que ce roman m'a littéralement happé. C'est bien celui que j'ai le plus apprécié parmi les 3 romans du prix Mare au diable que je m'étais fixé à lire pendant mes vacances. J'ai beaucoup aimé l'intrigue (ça je l'ai déjà dit) mais surtout la palette de personnages présentée tout au long de l'histoire que Connelly réussit à développer et dont il nous livre les clés de leurs motivations profondes.

L'histoire coule de façon magistrale et on imaginerait presque Bosch en flic super solitaire, écoutant du jazz à tout va (ce qu'il fait) et fumant cigarette sur cigarette (même s'il persiste et signe dans le roman qu'il a arrêté de fumer) et n'ayant peur de rien: ni des politiques véreux, ni d'une hiérarchie écrasante ni même des riches industriels influents.

Edit 1: Également lu et critiqué par Angelita et Martine.

Edit 2: D'autres billets qui peuvent vous intéresser du Prix Littéraire des Blogueurs:
Jungle and the City ou critique de "Graines de violence" d'Evan Hunter.
Coeur Volé ou critique de "Coeur Volé" de Lauren Kelly.

dimanche 12 juillet 2009

Jungle and the city

Ou mon avis sur  ''Graine de Violence'' de Evan Hunt, lu en VO dans le cadre du prix littéraire des blogueurs.

Autant dire d'emblée: j'ai adoré ce roman. Je me demande même comment j'ai pu passer tant d'années sans jamais en entendre parler. Pourtant, le roman et son écrivain sont très connus. De plus, un film très avant-gardiste tiré du roman a été réalisé en 1955. Très avant-gardiste et surtout engagé, qui reste totalement d'actualité. Et vous allez voir pourquoi.

D'abord, un petit mot sur son auteur, Evan Hunter. Pour être tout à fait exact, Evan Hunter n'existe officiellement que depuis 1952 ! L'auteur derrière ce pseudonyme est né en 1926 sous le nom de Salvatore Albert Lombino. Enseignant dans un lycée professionnel pendant plusieurs années, Salvatore puise dans son expérience pour écrire ce premier roman.

Graines de violence ou Blackboard Jungle s'attaque au système éducatif New Yorkais. Plus précisément, l'histoire se déroule dans un lycée professionnel, North Manual Trades High School, un vivier des recalés du système soclaire traditionnel, où les élèves semblent résignés et les professeur dépités.

On suit l'histoire de Dadier qui occupe son premier poste de professeur d'anglais dans ce lycée. Il essaye de ne pas succomber à l'idée fataliste selon laquelle ses élèves sont des abrutis et qu'il est inutile de leur enseigner quoi que ce soit. Il essaye de les toucher, de gagner leur estime, leur respect mais sans être vraiment préparé à la triste réalité: des élèves résignés certes mais surtout insolents, bruyants voir violents... Et il va en faire les frais plus qu'une fois ....

Il y a d'ailleurs un passage qui m'a particulièrement fait mail au coeur. Edward, un autre professeur tout aussi plein de bonne volonté, ramène sa prestigieuse collection de jazz qu'il a mis une vie à collectionner et la voit partir en éclats sans pouvoir y faire quoi que ce soit ... et ce, pour la simple raison qu'il voulait initier ses élèves au jazz.

Ce qui m'a beaucoup plus, au delà de l'intrigue ou encore les personnages auxquels on s'attache facilement (Dadier mais aussi sa femme enceinte Anne ou encore Gregory Miller, l'élève désillusionné au QI élevé) c'est l'idée que ce roman est toujours d'actualités... si on fait fit de quelques stéréotypes misogynes de l'époque.. mais bon, il ne faut pas oublier que ce roman date de 1952.

Résumé Graines de Violence déniché sur chapitre.com:
"Tourner le dos aux élèves, c'est risquer sa vie. Richard Dadier, jeune professeur d'anglais dans une université professionnelle américaine, en est parfaitement conscient mais refuse d'abandonner son idéal: faire naître le désir d'apprendre. Contre les couteaux, il n'a que des mots. Mais il a la foi. Jusqu'à ce fameux jour..."

mardi 5 mai 2009

Coeur volé...

Polar, nom masculin signifiant film ou roman policier...

Dans la définition du mot polar il y a donc policier....

Voyons, voyons...The Stolen Heart de Lauren Kelly (ou Coeur volé, c'est selon ...) est supposé être un polar. Sur la couverture de couleur noire, il est écrit en rouge ''a novel of suspense''... (pas besoin de traduire, non?)...


Je m'attendais donc à un polar, bien noir, avec des rebondissements à ne plus en finir. Je commence ma lecture et je m'attends à chaque page à l'événement qui va venir bouleverser le flot plus que tranquille de l'histoire... en vain:

Merilee, 26 ans, retourne dans sa ville natale au chevet de son père mourant. Hantée par les mémoires de l'enlèvement d'une copine de classe jamais résolu, Merilee se retrouve héritière d'une grosse fortune mais aussi confrontée à deux hommes de son passé: le grand frère de sa copine disparue et le ''grand'' oncle Jedah, l'exécuteur du testament de son père.... Merilee va vite se retrouver embarquée, de façon presque passive, dans un tourbillon de mystères, des mystères de son présent et de son passé... elle ne pourra s'en sortir que grâce à un sursaut de dernière minute....

Et c'est bien là le problème de ce polar, le rebondissement tant attendu arrive à la page 228... sur 234....Et quel rebondissement ! Un rebondissement hélas déjà deviné...

Non, la particularité de ce "polar" ne réside pas dans ce qu'on trouve d'habitude dans des romans policiers...Il s'agit ici d'une mosaïque de secrets, de mystères, qui mis bout à bout révèle une vérité malsaine, vicieuse...La pédophilie....On se surprend à deviner entre les lignes cette vérité dérangeante....et ne pas comprendre comment Merilee peut se laisser embarquer et se laisser séduire par Jedah ....

P.S.. Ceci est ma première contribution au prix littéraire des blogueurs de George et Sand. Egalement lu par Angelita.

lundi 22 septembre 2008

Tag, quand tu me tiens


Youpi, mon premier tag de maman blogueuse ! Merci Pivoine de m'avoir refilé le tag :)

1. Citer la personne qui vous a tagué : Donc ça c'est fait...

2. Indiquer le règlement du jeu :
- choisir un livre et l’ouvrir à la page 123
- recopier à la cinquième ligne les cinq lignes suivantes
- indiquer le titre du livre, le nom de l’auteur, de l’éditeur et l’année d’édition.

Je m'exécute: je tends le bras, j'ouvre à la page 123 " ... TOMY, GLOUP GLOUP le Pingouin, BABY SUN, Livres de bain...'' quoi? les catalogues pour bébé ne font pas partie du tag? Ah bon, parce que lire des catalogues pour bébés n'est pas considéré comme de la lecture. Ah bon? Je croyais... Enfin

Donc, rebelote, je cherche ma lecture, ma vraie, du moment et j'ouvre à la page 123...euh non, je ne peux pas recopier. Autrement il faudra écrire interdit aux moins de 18 ans (et pourtant il ne s'agit pas d'une lecture porno ou érotique...). Pivoine !!!!!!!!!! Merci pour le cadeau !!!!!

Bon, j'espère que ça cette fois-ci sera la bonne.
''Peut-être est-ce mieux ainsi: quand on n'attend plus aucune aide, on ne craint pas la trahison. Seul. Je ferai, seul, tout ce que je pourrai, et tout ce que j'obtiendrai en mal et en bien sera mon oeuvre''.

Le derviche et la mort, de MESA SELIMOVIC/ 2004 GALLIMARD - traduit du serbo-croate

Ce roman se déroule en Bosnie au fin du 19ème siècle où sous domination ottomane, le pays est musulman. Vengeance, sagesse, intrigues politiques mais aussi l'orient et l'occident qui se confrontent, amour fraternel et dilemme kafkaïen...

3. Taguer quatre personnes et les prévenir sur leurs blogs.

Je demande à Véro, NDS, MissBrownie et MamanCélib de bien vouloir jouer le jeu :)


lundi 8 septembre 2008

Quand la bulle fait plouf....



« Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? »

C'est l'histoire d'un M.Tout le Monde, Baptiste, qui voit mourir chez lui un inconnu du nom d'Olaf. Suivant les conseils d'un autre inconnu rencontré la veille, Baptiste n'appelle pas la police. Bien au contraire, il finit par prendre l'identité d'Olaf, débarquer chez lui et copiner avec Mme Olaf. Le reste est noyé dans des bulles de champagne....

Pour commencer, il faut préciser que moi, les livres je les dévore (non, je ne suis pas papivore, juste fan de lecture). Et ce week-end, après ma séance chez le kiné (pour celles qui ont lu mon billet précédent), je suis partie m'acheter deux romans que je voulais lire. L'un deux est le dernier Amélie Nothomb "Le fait du prince''.

Je suis une fan de Nothomb mais pas du tous ces romans. J'avoue que j'ai toujours peur quand je lis un de ses romans. Peur d'être déçue. Oui, d'être déçue. Autant j'adore ses autobiographies romancées (comme Ni d'Eve ni d'Adam), autant les autres me laissent un peu perplexe.  C'est le cas de ce dernier opus de Nothomb.

L'histoire se base sur une idée assez loufoque ''et si on pouvait changer de vie?''. C'est vrai que c'est assez tentant comme idée. Ne dit-on pas que l'herbe est plus verte chez le voisin? 
Mais l'histoire avance assez lentement. Je me suis vite à espérer des bouleversements inattendus, des retournements de situations, voire une fin trépidante.  Mais je suis restée sur ma faim. Restée car oui, je l'ai lu d'une traite ce week-end. En même temps, l'édition grand format ne fait que 170 pages, écrit avec de grands caractères et plein de marge.

D'abord il y a très peu de caractères: deux personnages clés et deux périphériques, trois si on compte chat. Moi j'aime bien quand ça virevolte. En revanche, deux personnages clés auraient pu être suffisants car Nothomb a ce talent de pouvoir aller au plus profond des personnages, les déshabiller pour en révéler la substance. Mais dans ce cas précis, seule Baptiste alias Olaf semble avoir eu le privilège d'une seule dissection. Ensuite, beaucoup de frustration à la fin de la lecture, pas mal de questions restées sans réponse.

Certes on est pris dans le tourbillons de la vie de luxe que mène Baptiste/Olaf, le tout parsemé de bulles de campagne (le passage sur la piscine vaut la lecture) mais à mon humble avis, ce n'est pas suffisant pour compenser ma frustration. Car frustrée je l'ai été quand j'ai posé le livre.

Donc on se décide à le lire. Ou pas.
A vous de voir.
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